Bioterrorisme de l’information – une nouvelle forme de manipulation mondiale

Interview d’Alexander Kouzminov, Nouvelle-Zélande

hd. On dit de notre époque qu’elle est celle de l’information. Les technologies de l’information en sont le thème récurrent et l’évidence de l’actualité de notre modernité, et les fausses infos – «Fake news» – le tout dernier grand sujet dans les médias. Ces dernières ne sont bien sûr pas une invention toute récente mais bien au contraire, des éléments reconnus de la politique de force et des méthodes de guerre. La propagande et le mensonge ne sont pas nouveaux sous le soleil, cependant l’étendue et la fréquence de leur diffusion ont considérablement augmenté avec Internet et l’usage de l’ordinateur. C’est sur cette toile de fond que se projettent les explications sur le bioterrorisme de l’information de l’expert en armes biologiques Alexander Kouzminov, résidant en Nouvelle-Zélande.

Horizons et débats: Monsieur Kouzminov, vous avez déclaré ailleurs qu’un Etat peut notamment être affaibli ou attaqué s’il est mis au point un scénario impliquant la menace d’un dangereux agent infectieux, et vous avez appelé cela la menace de pandémie. Pourriez-vous nous l’expliquer brièvement?

Alexander Kouzminov: Depuis la fin des années 1990/début 2000, d’effrayantes annonces ont été publiées au sujet de dangereux virus, de maladies infectieuses mortelles et de menaces apparues par le biais de pandémies mondiales.

Menaces de pandémies – actualités «brûlantes» …

Les mots-clés ou les gros titres employés par les médias en ce qui concernait les cas de pandémies comme le syndrome respiratoire aigu sévère SRAS (2002–2003), la grippe aviaire A (H5N1) (1997 et 2006–2007), H1N1 la «grippe porcine» (2009) et quelques autres, étaient: «la grippe porcine va fapper durement le pays», «le virus pourrait faire des millions de victimes», «prolifération soudaine de maladies», «virus-tueur», «épidémie mondiale», «catastrophe mondiale», «conséquences désastreuses» et tant d’autres. Les actualités «brûlantes» avaient l’air de reportages en zone de conflits, comme si l’ennemi s’était trouvé devant la porte.
Dans les mass médias on soulignait particulièrement que ces épidémies, et celles à venir, des foyers épidémiques «inhabituels», représentaient une énorme menace d’extension pour la santé au niveau régional (et même mondial), ou «une importante menace pour l’intérêt national et la sécurité», que «le risque demeurait toujours significatif» et que «les effets de la prochaine pandémie seraient dévastateurs».
Ces informations circulaient de façon extensive dans les médias bien qu’on ait relevé aucun cas de transmission de personne à personne, confirmé par des tests de laboratoire, ni pour le SRAS, ni pour la grippe aviaire. Ces tests n’ont d’ailleurs pas même été exécutés dans les pays où de tels cas auraient pu se voir confirmés.

…et les suites

Cette «attaque biologique par l’information» a eu des conséquences négatives. Elle a causé un mouvement de panique massif, de crainte de l’opinion publique, a eu une influence considérable sur les économies nationales des pays et des régions du monde et les a déstabilisées. En outre, elle a affaibli les économies nationales en entrainant des pertes (par exemple, des déficits commerciaux, ainsi que dans le tourisme et le trafic des voyages internationaux), une destabilisation des services publics et étatiques.

Qu’est-ce que c’est le bioterrorisme de l’information?

Vous avez appelé cette forme de manipulation de masses le «bioterrorisme de l’info». Pourriez-vous définir ce que vous entendez par là. Auriez-vous un exemple actuel?

Je définirais le «bioterrorisme de l’information» comme un nouveau genre d’influence opérationnelle mondiale sur le public. Je le définis comme une influence et une manipulation. Quel est son but? Il peut y avoir les effets spécifiques, planifiés au préalable. On pourrait le désigner également d’une autre manière, comme le «chantage biologique par l’information».
Le «bioterrorisme de l’information» est basé sur l’emploi de la peur contre les personnes. La peur de la dissémination de maladies (pandémies) très dangereuses, par exemple, si la pandémie provient d’un virus transmis par des animaux. Les composants principaux et les effets ultérieurs de cette nouvelle forme de manipulation des masses par l’usage d’une «menace» sont les suivants:

  • Facteur temps: en pratique, une panique immédiate et universellement répandue par les moyens de communication électroniques.
  • Facteur de vulnérabilité: une impuissance devant la menace, résultante d’un défaut des moyens défensifs efficaces. Cela mène à la panique au sein d’une large frange de la population.
  • Facteur d’incertitude: un manque de renseignements réels sur la raison de la menace et sa diffusion; ceux qui déclenchent cette menace y trouvent une nouvelle possibilité de manipulation de masses.
  • Facteur du contrôle manquant: celui qui est «hors contrôle», parce qu’il est potentiellement suspect d’être porteur de la maladie, et donc représente une menace pour tous les autres.

Mis en œuvre par les services secrets en tant qu’«opérations actives»

Le «bioterrorisme de l’information» (ou «chantage biologique par l’information») est mis en scène à l’aide de méthodes organisées par des services secrets et exécuté comme une «opération active» dans les pays cibles. Une telle opération active peut être déterminée par les moyens suivants:

  • «Opération active»: c’est une activité d’un service secret (habituellement, un service secret étranger) orientée vers un «public cible» (un objet qu’il voudrait influencer) et exécutée à la demande d’un «parti intéressé» à l’aide de «sympathisants» et de «moyens auxiliaires» pour obtenir les «effets planifiés» souhaités. L’«opération active» est exécutée avec le soutien d’agents, de personnes de soutien et d’organisations ayant leurs propres intérêts. Normalement les services secrets exécutent les «opérations actives» en utilisant de «fausses bannières» – c’est-à-dire, qu’ils dissimulent leurs objectifs principaux sous couvert d’organisations (politiquement) neutres ou les camouflent sous quelques problèmes artificiellement créés.

Les «parties intéressées» et leurs groupes cibles

A l’époque de la guerre froide, les «parties intéressées» étaient normalement le gouvernement ou ses services (secrets) spéciaux, habituellement des services secrets étrangers. Aujourd’hui, une «partie intéressée» pourrait être un grand consortium, l’industrie pharmaceutique, des banques, des groupes privés et politiques, des lobbyistes, etc.
L’objectif ou les groupes cibles d’une «opération active» peuvent être des gouvernements, des hauts gradés, les services secrets de l’ennemi, des partis politiques, des banques, des entreprises etc., ainsi que des groupes ordinaires de population, le but consistant alors à provoquer n’importe quel type d’effet et de répercussions.

  • «Exécuteur»: C’est un service secret, habituellement étranger. Normalement, l’«exécuteur» accomplit des «opérations actives» sous «faux pavillon» ce qui signifie qu’il masque la véritable action en la dissimulant sous une fausse histoire ou menace.
  • «Sympathisant»: Ils pourraient être des agents d’influence et des tierces parties neutres (ces dernières n’appartenant pas aux services secrets); ils peuvent aider l’«exécuteur» à réaliser l’«opération active».

Les mass médias pour la mise en œuvre des «opérations actives»

  • «Moyens auxiliaires»: l’une des voies les plus importantes pour mener à bien une «opération active» est de canaliser les mass médias. L’«exécuteur» les utilise pour obtenir le plus gros effet possible sur le «public cible/la cible de l’influence». Par exemple pour construire une menace afin de répandre des bruits et de fausses informations, etc. Tout cela sert réellement à la désinformation, afin de distraire l’attention de la véritable opération, de la dissimuler.
  • «Effets planifiés»: les informations envoyées à destination d’un public déterminé doivent «être précis», c’est-à-dire, qu’il est important d’influencer l’objet cible. Les informations sont compilées de façon ciblée dans une orientation précise, le plus souvent dans le genre menace ou gros problème, exactement comme s’il s’agissait d’un problème véritable. Le public cible ne doit jamais avoir de doutes à ce sujet.

Phases primordiales des «opérations actives»

Pour la réalisation de l’«opération active» les procédés utilisés se basent sur une stratégie raisonnée: d’abord le problème et ensuite sa solution.
Les phases primordiales de l’«opération active» selon lesquelles le «bioterrorisme de l’information» peut être généré sont les suivantes:

  • Phase 1: l’«exécuteur» (par exemple un service secret) répand avec l’aide de sympathisants (par exemple des agents) et de «moyens auxiliaires» (par exemple les mass médias) de fausses informations (dans notre cas: menace de pandémie) au sein d’un «groupe cible» (par exemple le public) en créant l’illusion qu’elles sont réelles.
  • Phase 2: les «exécuteurs», les «sympathisants» et les «moyens auxiliaires» intensifient le problème si bien qu’il devient un sujet brûlant (on suscite un maximum d’intérêt). Dès que le faux problème est créé, il s’étend en faisant «boule de neige», roule et roule indépendamment, comme s’il existait réellement.
  • Phase 3: le véritable enjeu de l’opération est (secrètement) atteint – les bénéfices financiers sont déjà à disposition, la stabilité gouvernementale est compromise (par exemple, par des pertes économiques) et bien d’autres funestes effets. En ce qui concerne la cible générale (une large frange de la population), on déclare que le problème est résolu et les risques endigués. Cela passe par des informations secondaires (des articles, etc.). Mais le problème reste «pendant» si bien que l’«exécuteur» peut le réutiliser. Il est facile de le réactiver.

En pratique, le «bioterrorisme de l’information» peut être mis en œuvre par le biais des moyens suivants:

I – Création d’un problème

Il faut avant tout qu’il y ait un départ local d’une grippe saisonnière ou d’une maladie infectieuse que la partie intéressée peut utiliser pour ses propres intérêts. C’est bien entendu une fausse nouvelle. Il se peut aussi que ce soit une «fuite» supposée en provenance d’un laboratoire médical militaire ou d’un «centre biologique de défense» de l’armée. L’«exécuteur» (les services secrets) peut préméditer la création d’une telle situation, pour créer un intérêt maximum et générer la peur et la panique.1

II – Le problème doit faire boule de neige

Les médias («moyens auxiliaires», dont font également partie les «sympathisants», par exemple, les agents d’influence) commencent à «allumer» le public. Les unes des journaux, les chaînes de télé, Internet, les médias sociaux – sont déjà présents avec des titres alarmants – «virus très pathogène», «nouvelle maladie infectieuse», «nouveau début de grippe avec danger de pandémie», «Le plan anti-grippe déclare: il faut se préparer à des décès» – ils augmentent la menace et font peur à tout le monde! Les mass médias et les organisations intéressées envoient un signal d’alarme/des messages de danger, comme «la maladie franchit la barrière d’homme à homme». Ils «prédisent» que «la maladie peut contaminer des millions de personnes dans le monde entier». Par exemple, «une super grippe pourrait tuer jusqu’à 1,9 millions d’Américains» selon un extrait d’un «plan gouvernemental de lutte contre une épidémie mondiale».2

III – Le problème se transforme en actualité brûlante

Des services publics de santé, de hauts fonctionnaires, des experts et des agents d’influence formulent leur souci: le virus va muter sous une nouvelle forme pouvant se transmettre d’une personne à l’autre et cela pourrait mener à une pandémie mondiale, et ils affirment qu’une pandémie grippale (Influenza) entrainerait probablement des taux élevés de morbidité (maladie) et de mortalité (décès). Par exemple, «… le nombre de victimes d’une grippe aviaire à transmission humaine pourrait aller de 5 à 150 millions».3 Ou bien: «Il s’agit de ne pas perdre de temps. Le virus [grippe aviaire] pourrait déclencher la prochaine pandémie humaine grippale. Et je ne vous parle pas des terribles conséquences que cela pourrait entrainer pour l’ensemble des nations et des peuples».4

IV – Renforcement d’un problème et amorce de l’obtention des résultats planifiés

Là-dessus, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) peut annoncer l’apparition d’une nouvelle grippe, un cas d’urgence de santé publique d’intérêt international et bientôt, la pandémie de grippe atteint le degré d’alerte 5 sur 6 de l’échelle d’avertissement, ce qui signifie qu’une pandémie est considérée comme imminente. Les gouvernements du monde entier n’ont plus le choix, ils doivent répondre à la déclaration de pandémie par l’OMS en attribuant des milliards de dépense à l’achat de médicaments et en engageant toutes les ressources disponibles dans la lutte contre la maladie dès que l’OMS a déclaré le début de la pandémie. Cela déclenche une onde de «frénésie d’achats de vaccins et de médicaments antiviraux» par des gouvernements du monde entier, et dans la plupart des cas pour des sommes avoisinant les centaines de millions de dollars. Les organisations autorisées et intéressées recommandent aux gouvernements nationaux d’utiliser des médicaments spécifiques antiviraux et anti-grippaux et leur annoncent qu’un «vaccin efficace» est en développement et qu’il sera opérationnel sous peu.

Le comité d’urgence secret de l’OMS

Le British Medical Journal (BMJ) a mis en lumière l’existence d’un comité d’urgence secret de l’OMS. Ce dernier conseille le directeur général de l’OMS au sujet du bon moment pour déclarer la pandémie. Il a été avancé que «l’OMS était conseillée par un groupe de personnes étroitement liées à l’industrie pharmaceutique, qui tirait de grands bénéfices lorsqu’une épidémie était transformée en pandémie».5 Le BMJ rapporta que l’OMS avait modifié la définition d’une pandémie en février 2009 (environ un mois avant l’annonce des premiers cas de l’éruption de la «grippe porcine» de 2009) en écartant le critère selon lequel une pandémie doit entrainer un «taux élevé de décès et de cas de maladie». En cela, elle abaissait les critères nécessaires pour l’annonce d’une pandémie.6

V – Obtenir des résultats

Quel est le but à atteindre? Un affaiblissement des économies nationales et des pertes, des faillites et des menaces pour les entreprises compromises (par exemple, pertes pour le commerce, le tourisme récepteur, les voyages internationaux, etc.), la déstabilisation (ou même la paralysie) des gouvernements et de leurs services publics. La production des médicaments antiviraux et des vaccins génère des centaines de millions, jusqu’à des milliards de dollars. Ainsi, le rapport du Conseil de l’Europe sur le «déclenchement de la grippe porcine en 2009» critiquait les gouvernements nationaux, l’Union européenne et l’OMS en raison d’un «gaspillage de grosses sommes d’argent»7 et à cause d’un accroissement «des peurs et de craintes injustifiées»8 et cela en vue d’une «pandémie qui n’avait jamais vraiment eu lieu»,9 selon l’auteur du rapport.
Cette nouvelle forme de manipulation des masses – le «bioterrorisme de l’information» vu comme une «arme de la manipulation de masses» – peut devenir un instrument de la grande politique, si la menace de «pandémie» est à l’avenir employée avec préméditation.

Différence entre bioterrorisme de l’information et bioterrorisme

Nous pensons qu’il existe de réelles menaces. Tout n’est pas qu’hystérie. Comment pouvons-nous distinguer le bioterrorisme de l’information du véritable bioterrorisme?

La distinction entre bioterrorisme de l’information et bioterrorisme n’est pas simple, mais tout à fait possible. Lorsque survient un cas de maladie suspect, il est difficile dans la pratique de déterminer rapidement si son déclenchement a été naturel, ou s’il s’est produit par suite d’un accident, d’un sabotage, de l’emploi d’armes biologiques ou par le bioterrorisme. Logiquement la préparation et la réponse à un événement biologique est identique, qu’il soit naturel, occasionnel ou volontaire. Et cela inclut la coordination des organisations des différents secteurs (y compris celle des services secrets) possédant en commun la capacité de déterminer les raisons et de les imputer à une source spécifique mais aussi aux organisateurs d’une action volontaire.
Cependant, il y a quelques différences. Je vais présenter les plus vraisemblables.

Bioterrorisme: utilisation intentionnelle d’agents infectieux dans le but de propager des maladies mortelles

Premièrement, dans le cas du bioterrorisme, nous avons affaire à des cas volontaires. Il s’agit toujours de l’usage volontaire d’un agent infectieux causant une maladie mortelle dans le but de faire du mal ou de tuer des personnes, des animaux ou des plantes. Les armes biologiques sont en général composées en deux parties – un agent infectieux, préparé pour être utilisé en tant qu’arme, et un dispositif de support.
L’agent infectieux préparé pour être utilisé en tant qu’arme peut être perfectionné de manière précise à partir de son état originel pour le rendre apte à la production industrielle, au stockage et à la diffusion en tant qu’arme. Dans ce cas, des tests de laboratoire peuvent déterminer l’origine artificielle de l’agent infectieux. Les dispositifs de support des armes biologiques peuvent se présenter sous différentes formes, telles des missiles, des bombes ou des systèmes de pulvérisation par avions, des bateaux ou des dispositifs spéciaux destinés à des meurtres ou des opérations de sabotage – il est difficile de tous les énumérer dans cette interview.

Actions bioterroristes pour des motifs stratégiques ou militaires

Deuxièmement, l’utilisation d’actions bioterroristes s’effectue essentiellement dans un but stratégique ou militaire, pour accomplir un assassinat politique, des actes de sabotage, pour désorganiser des infrastructures locales – comme par exemple dans le cas de contamination de l’eau et des produits alimentaires, d’infection d’animaux de rente ou de produits agricoles, pour causer des dégats économiques, provoquer des catastrophes environnementales et introduire des maladies largement répandues, faisant naître ainsi la peur et la méfiance dans le public ainsi que plusieurs autres effets négatifs. Dans mon livre «Biological Espionage. Special Operations of the Soviet and Russian Foreign Intelligence Services in the West»10 et dans les articles que j’ai écrit au fil des années, je montre en détail la préparation et la conduite des actions de bioterrorisme et je donne toute une série d’exemples.
Troisièmement, malgré les difficultés rencontrées pour les contrer, les actions bioterroristes peuvent être endiguées efficacement avec une multitude de mesures techniques de contrôle biologique, de surveillance et de lutte. Il est relativement simple d’empêcher leur aboutissement par des mesures spécifiques aux services secrets.
Quatrièmement, un acte bioterroriste cible toujours une région géographique déterminée, c’est-à-dire qu’il a une diffusion et des effets localisés. Ses conséquences ne dépassent habituellement pas les frontières étatiques.

Interventionisme global sous forme de bioterrorisme de l’information

Le bioterrorisme de l’information au contraire – est une forme d’interventionnisme global. Il peut même, concernant les conséquences et les dommages qu’il peut causer, être beaucoup plus efficace.
Premièrement, le bioterrorisme de l’information, comparé à un véritable acte bioterroriste, n’est pas adapté aux applications stratégiques ou militaires, aux assassinats politiques ni aux actes de sabotage, ni pour la désorganisation d’une infrastructure locale, la dégradation de la santé de la population locale ou de celle des animaux ou pour perturber l’environnement dans un pays déterminé.
Deuxièmement, ses organisateurs et les organisations intéressées utilisent la menace potentielle d’une pandémie pour atteindre des résultats déterminés – j’en ai donné des exemples plus haut.

Diffusion par les mass médias

Troisièmement, en cas de bioterrorisme de l’information, ce genre de «menace» n’est pas dissimulé comme lorsqu’il s’agit d’une attaque bioterroriste, mais elle est au contraire très fortement colportée par les mass médias. Plus il y a de diffusion par les mass médias, et mieux cela vaut pour les organisateurs du «bioterrorisme de l’information». Par opposition, les organisateurs de bioterrorisme n’iront jamais raconter le moindre de leurs plans.

Désastre économique mondial provoqué par le bioterrorisme de l’information

Quatrièmement, les pertes économiques sont beaucoup plus élevées en cas de bioterrorisme de l’information que lors d’actions bioterroristes. En cas de bioterrorisme, les pertes s’élèvent, pour un pays déterminé, en termes monétaires, de quelques centaines de millions à quelques milliards de dollars, si on prend en considération les pertes pour l’économie, les dépenses engagées pour l’infrastructure concernée, les pertes en termes d’export, les dépenses des services de santé etc. En cas du bioterrorisme de l’information, il s’agit au contraire de coûts totalement différents – de dix à des centaines de milliards de dollars. Par exemple, les pertes économiques générées par le déclenchement du SRAS en 2002–2003 étaient estimées par la Banque mondiale à plus de 15 milliards de dollars pour la seule région de l’Asie.11,12
Les coûts du SRAS pour l’économie mondiale ont été estimés à plus de 30 milliards de dollars.13,14 Les pertes financières induites par la pandémie de la «grippe aviaire» de 2006–2007 ont été estimées à plus de 20 fois celles du SRAS, et il a été évalué qu’elle pourrait coûter à l’économie asiatique jusqu’à 283 milliards de dollars.15,16 Ce désastre économique à prévoir coûterait plus de 800 milliards de dollars, dans le cas où la pandémie humaine durerait d’une année.17 La même somme a été dépensée par les Etats-Unis en Irak.18

Gagner de l’argent sur des catastrophes mondiales

Cinquièmement, les organisateurs du bioterrorisme ne gagnent pas d’argent. Cela vient des buts qu’ils poursuivent – avant toute chose, ruiner l’infrastructure d’un gouvernement, la santé des personnes, des animaux d’élevage et de l’environnement et causer des nuisances. Les organisateurs du «bioterrorisme de l’information», eux, ont le désir de gagner de l’argent. Leur but est de gagner de l’argent en tablant sur la crainte d’une catastrophe mondiale – c’est l’une des particularités principales du «bioterrorisme de l’information». Ses organisateurs gagnent énormément d’argent, dix milliards de dollars, par exemple, en fabriquant et en vendant des médicaments antiviraux, des vaccins ou d’autres moyens de protection; cela se justifie, si l’on raconte aux gens qu’il y a (à nouveau) un virus épouvantable qu’ils ne peuvent pas stopper.

Qui gagne de l’argent?

L’annonce d’une pandémie et le commerce avancent et se développent d’une manière dynamique avec une longévité surprenante dans les mass médias ou même dans les pages Web des gouvernements – sur les sites Web gouvernementaux des Etats-Unis, comme par exemple, pandemicflu.gov ou avianflu.gov. Le gouvernement américain met, par exemple, des milliards de dollars pour soutenir l’idée qu’il pourrait y avoir une pandémie mondiale, et met des centaines de millions de dollars dans la fabrication des vaccins pour contrer l’«horreur généralisée». Novartis Vaccines & Diagnostics s’est vu attribuer, par exemple, un contrat de 487 millions de dollars par le ministère de la santé publique américain, un joint-venture pour un total de presque 1 milliard de dollars d’investissements américains, pour produire 50 millions de doses d’un vaccin trivalent contre la grippe saisonnière et jusqu’à 150 millions de doses de vaccin monovalent, en préparation à une pandémie potentielle.19
Pour donner un exemple, à titre de conséquence de la «pandémie de grippe porcine» H1N1 de 2009–2010, le gouvernement américain a lancé le programme national de vaccination le plus cher de l’histoire américaine et acquis au moins 160 millions de doses de vaccin contre la grippe porcine, ce qui a coûté 18 milliards de dollars.20 D’après Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS, dans l’option d’un scénario-catastrophe de pandémie, les fabricants de vaccins pourraient produire presque 5 milliards de vaccins ant-grippaux par an.21
Les principaux fabricants de vaccins (par exemple, GlaxoSmithKline) pourraient gagner jusqu’à 50 milliards de dollars par an suite à ces recommandations de se faire vacciner.22 Dans le cas d’une autre «pandémie» – la «grippe aviaire» H5N1 de 2006–2007 – les représentants des Nations-Unies (par exemple, Dr David Nabarro, le coordinateur des Nations-Unies pour la grippe aviaire et l’influenza humaine) ont fait valoir qu’environ 1,5 milliards de dollars étaient nécessaires «pour commencer, afin d’en finir avec la grippe aviaire et se préparer à une autre possible pandémie.»23

De nouveaux agents infectieux arrivent et s’en vont – incohérences concernant la grippe porcine …

Il arrive très souvent que soudainement un nouvel agent infectieux apparaisse dans les médias. Il disparait tout aussi soudainement dans «le néant». C’est ainsi que cela s’est passé avec le SRAS, la grippe aviaire, la grippe porcine, Ebola et Zika. Parfois on se demande: «Est-ce la main humaine qui est en jeu, ou est-ce vraiment un hasard de la nature?» Qu’en pensez-vous, sur la base de votre expérience professionnelle?

Examinons, par exemple, des événements comme le déclenchement de la «grippe porcine» H1N1 en 2009 aux Etats-Unis. Mi-avril 2009, le gouvernement américain a fait état de plus de 47 cas confirmés et de 9 cas suspects de contamination humaine par la grippe porcine. Officiellement, on affirma alors que l’origine de l’infection des porcheries se trouvait au Mexique. Quoiqu’il en soit, d’après les indications du service public de santé américain (Centres of Disease Control and Prevention, CDC) la plupart de ces cas n’avaient aucun lien avec le Mexique, ni dans le domaine de l’élevage des porcs, ni dans celui de la contamination des personnes. On a alors découvert que seules 3 des 47 personnes contaminées avaient été au Mexique et que 40 personnes n’avaient jamais eu de contact avec les contaminés. Concernant le cas de deux enfants contaminés par la «grippe porcine» en Californie, le CDC déclara: «Aucun des enfants n’a eu de contact avec des porcs, l’origine de l’infection est inconnue.»24
Auparavant (le 15 janvier 2009), le ministère américain de la santé publique (Department of Health and Human Services) avait signé un contrat avec Novartis d’une valeur de 487 millions de dollars pour la fourniture de vaccins et de diagnostic dans le but de développer un vaccin contre la grippe aviaire.
Une autre société, Novavax (établie à Rockville, Maryland) produit des vaccins expérimentaux recombinants [c’est-à-dire artificiellement produit, ndlr] semblables aux virus, dont fait partie le vaccin de la grippe porcine H1N1 qui fut utilisé en 2009 aux Etats-Unis pour un essai clinique.25

… Des questions et de probables explications

Et là se pose véritablement la question: «Se pourrait-il que la ‹grippe porcine› soit apparue parce que divers vaccins ont été échangés par erreur?» A cela, l’unique explication serait que le vaccin contaminé par de l’ADN de «grippe porcine» ait été apporté aux Etats-Unis pour être utilisé lors des essais cliniques en cours. Il est plus vraisemblable que le vaccin recombinant artificiellement produit ait été contaminé par le virus H1N1, lequel ressemblait au «virus de la grippe porcine». Ainsi il serait tout à fait plausible de supposer que le nouveau virus artificiel H1N1 ait été glissé «par erreur» dans un lot de vaccins contre la grippe saisonnière.
L’autre explication possible serait que les tests de laboratoire n’ont pas été assez approfondis. Là, il y a eu une confusion. Peut-être qu’une souche de virus H1N1, destinée à la vaccination contre la grippe saisonnière, a été échangée avec le virus de la «grippe porcine» H1N1 de 2009. Peut-être que le gouvernement américain s’est, dans ce cas, précipité pour signaler un «danger menaçant», mais c’est un fait – que ce soit intentionnellement ou par erreur – ils ont proclamé une épidémie et ont commencé à en faire commerce. Il se pourrait peut-être aussi que ce «déclenchement artificiel» ait été important afin de produire un mécanisme actif pour une «opération active» et pour tester de possibles activités futures de «bioterrorisme de l’information»?

L’exemple du SRAS de 2002–2003

Un autre exemple – le début de l’épidémie de SRAS en 2002–2003. Comme pour les autres «épidémies mondiales» précédentes, il a donné lieu à de nombreux «scénarios d’horreur» dans les mass médias, comme s’il s’agissait d’un reportage en zone de conflits.
Les mass médias, des hauts fonctionnaires et des organisations internationales se sont empressés d’informer la société qu’une pandémie mondiale arrivait, qui entrainerait des centaines de millions de morts.
Il n’y avait cependant aucun cas confirmé par le laboratoire de mutants d’un virus capable d’une transmission d’homme à homme, ou d’une mutation pouvant mener à une pandémie mondiale.

L’OMS et le CDC – contradictions sur le taux de mortalité

L’OMS annonça quand même que le nombre total de personnes concernées dans le monde entier était de 8422, dont 916 étaient décédées, ce qui fixe le taux de mortalité à 10%.26 L’information de l’OMS contredit l’information du CDC déclarant dans son rapport sur le SRAS: «Depuis 2003, il n’y a eu aucun cas reconnu de SRAS qui ait été reporté où que ce soit dans le monde.»27

Le virus du SRAS a-t-il été créé artificiellement …

Je n’exclus pas la possibilité que le virus du SRAS puisse avoir été créé dans un quelconque laboratoire militaire en tant qu’arme biologique et qu’il ait été alors libéré par erreur ou intentionnellement à partir d’un laboratoire de haute sécurité et/ou d’un laboratoire biologique de défense en Asie. Le fait que le SRAS puisse avoir été créé artificiellement, a aussi été exprimé par des scientifiques connus et des médecins.28,29 Examinons quelques faits pouvant étayer cette supposition. Le virus du SRAS n’est pas directement apparenté aux trois classes connues de Coronavirus.30 Seul un modèle informatique, indiquant «ceci pourrait être un virus» a été délivré aux scientifiques. Il n’existe pas une seule projection photographique de ce virus venant d’un laboratoire; seule a été publiée une séquence d’un Coronavirus mutant tout à fait habituel, causant la grippe saisonnière.31

… et libéré accidentellement?

La composition génétique de ce nouveau virus est une combinaison de deux virus bien connus dont une combinaison non conçue par l’homme (artificielle) n’est pas possible dans un environnement naturel. On ne peut donc la réaliser que dans un laboratoire. Il est fort possible que le SRAS ait été libéré accidentellement par un laboratoire militaire biomédical.32 Une analyse plus précise entreprise par le CDC au moyen d’une technologie moléculaire très probante, la Polymerase Chain Reaction (PCR), indiqua que le nouveau virus n’était apparenté à aucun virus connu jusque là, que ce soit un virus humain, rongeur, bovin, félin, porcin ou aviaire.33

Autres occurences étranges

Il y eut encore bien d’autres occurrences étranges et inexpliquées.
«Les scientifiques ne comprennent pas encore très bien d’où a pu provenir le SRAS et comment il a pu se développer, il y a 18 mois» a écrit le «Washington Post».34 Certains scientifiques de l’Ouest en sont venus à la conclusion qu’il fallait démasquer le SRAS comme un «générateur de panique systématique et substantiel».
En outre, j’ajouterais aussi que des expérimentations scientifiques conventionnelles, pourtant innocentes à l’évidence, avec des micro-organismes sans danger, peuvent déboucher sur la création d’agents infectieux pathogènes ou la production consciente d’agents pathogènes très dangereux, voire mortels.
Par exemple, en Australie en 2001, des scientifiques ont produit par erreur un virus mortel qui au lieu de rendre des souris stériles – ce qui était le but recherché – tuait toutes ses victimes et ceci a été la conséquence d’une manipulation génétique d’un virus auparavant sans danger.35 Le virus, un virus de variole de souris modifié qui ne peut provoquer de contamination humaine, a renforcé les craintes de voir cette technologie utilisée pour développer des bio-substances d’agents de guerre chimique.36 Le virus produisant la poliomyélite, a été mis au point dans un laboratoire américain conventionnel, avec rien moins qu’une simple information d’une banque de données accessible au public sur sa séquence génétique et des technologies déjà disponibles.37,38
Un autre exemple: un scientifique financé par le gouvernement américain a créé intentionellement, par des méthodes génétiques, un virus de variole de souris extrêmement létal, un virus apparenté au virus de la variole. 39

Déclenchements mystérieux d’agents infectieux mortels élaborés artficiellement

Depuis la signature de la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes biologiques ou à toxines et sur leur destruction de 1972, il y a encore eu d’autres évènements:

  • L’apparition d’anthrax dans la ville de Sverdlovsk (Union soviétique) en 1979, causée par la dissémination involontaire de mortelles spores d’anthrax militarisées, par le système de ventilation du laboratoire secret de production d’armes biologiques de Sverdlovsk.
  • Le virus de la variole échappé d’un laboratoire de l’université de Birmingham en Angleterre en 1978.
  • Une mystérieuse épidémie dans la localité d’Oblivskaya, dans la région de Volgograd-Rostow en Russie en juillet/août 1999 – qui toucha environ 700 personnes (dont 36 sont décédées). On a supposé qu’il s’était produit une dissémination accidentelle d’un virus produit artificiellement et développé dans un laboratoire.40,41
  • Conformément aux renseignements fournis par le Conseil de la génétique responsable situé à Cambridge, Massachusetts, USA – une ONG sans but lucratif – il y eut entre 1994 et 2004, 14 manquements aux réglementations de sécurité biologique avec des agents pathogènes dangereux.42 Parmi les agents infectieux on trouva le SIDA, le virus Ebola, le virus de la fièvre du Nil, la peste, l’anthrax et la tularémie.
  • Trois collaborateurs du laboratoire de l’Université de Boston, USA, travaillant dans un laboratoire de niveau 4 de biosécurité, donc du plus haut degré de sécurité, ont été contaminés entre mai et septembre 2004.43
  • J’ai aussi pu relever trois cas de dissémination de SRAS venant de laboratoires à Singapour (septembre 2003), Taïwan (décembre 2003) et en Chine continentale (mars 2004).

Cette liste pourrait être encore allongée. Heureusement, ces agents infectieux mortels et artificiellement produits n’ont entrainé aucun départ d’épidémie (sauf dans les cas de Sverdlovsk et Oblivskaya). Mais combien d’agents pathogènes mortels semblables pourraient être produits par erreur et/ou intentionnellement à l’avenir dans les laboratoires conventionnels ou ceux fabriquant des armes biologiques?
Cela induit également l’inquiétante possibilité que de semblables approches puissent être utilisées par un chercheur qualifié pour produire des agents infectieux dangereux ou réactiver des maladies infectieuses, même s’il n’a aucun accès direct aux souches de virus protégés.

La propagande fonctionne surtout avec les gens mal informés

De nombreuses personnes pensent être très bien informées sur tout, et tiennent ce genre d’informations complémentaires pour des théories du complot. Comment peut-on gérer cela et leur montrer qu’ils pourraient se tromper?

La propagande est l’arme la plus importante pour influencer les gens, particulièrement s’ils sont mal informés. Une personne ordinaire a, semble-t-il, des connaissances plutôt «superficielles» sur la réalité de ces dangers. Elle est habituée à faire confiance aux opinions des mass médias.

Ce qui était autrefois désigné comme une théorie du complot est à présent un fait

Ce qui était autrefois désigné comme une théorie du complot est à présent un fait.
Par exemple, la théorie de Giordano Bruno selon laquelle la terre est ronde et n’est pas plate, et celle de Galileo Galilée, que la terre tourne sur elle-même et autour du soleil et non le contraire. Bruno fut brûlé sur le bûcher pour sa «théorie diabolique» et Galilée fut contraint à rétracter sa théorie en public. Il est important d’écouter une autre opinion, aussi étrange ou paradoxale qu’elle paraisse et de parler du problème et de rechercher la vérité.
Il est important d’amener les scientifiques à la discussion – ils sont ceux qui sont moins influencés par l’opinion publique, puisque le devoir des académies est la recherche de la vérité. Il est important de réunir les philosophes, les philantropes et les gens intéressés à la formation, de débattre avec eux et de ne pas avoir recours ni à la propagande, ni aux méthodes simplistes de la télé-réalité, de celles qui vous expliquent comment préparer son repas ou comment survivre sur l’île au trésor.

Une bonne éducation et une bonne formation – la meilleure protection contre la propagande et la manipulation

Tout commence à l’école et dans la chambre d’enfants. Comme le dit l’adage oriental: «Les enfants d’aujourd’hui sont la génération de demain.» On doit éduquer les gens pour qu’ils deviennent des acteurs dans la vie, non pas des consommateurs.
Aujourd’hui, dans notre système de formation, les enfants reçoivent des tests auxquels ils doivent répondre par oui ou par non. On ne leur enseigne pas à devenir des leaders, ni à penser qu’ils peuvent résoudre des problèmes complexes; ils ne font plus aucun exercice écrit, ils ne reçoivent aucun article sur les questions philosophiques. Nous nous sommes habitués à presser la touche de Yahoo ou Google, et voilà déjà la réponse! Cela signifie une grande dépendance, comme si nous étions drogués. C’est la manière dont sont conditionnés les gens, sans qu’ils possèdent leur propre réflexion parce que les opinions sont formées selon les mesures des mass médias.

L’influence d’Internet et des médias sociaux

Se pourrait-il que cela soit en relation avec le fait que des gens plus intelligents se laisseraient moins facilement exploiter? Cela peut être mis de nouveau sur le compte de la théorie du complot. Cependant ne voyons-nous donc pas que les programmes éducatifs de divers pays se sont détériorés, ont perdu en qualité et en force? L’espace d’information moderne est un chemin confortable pour l’élargissement rapide des théories du complot. Mais c’est seulement la moitié du problème. Internet et les réseaux sociaux ont une très grande force d’influence sur leur public. Ces possibilités devraient être utilisées à bon escient. Sinon de fausses convictions se répandent dans l’opinion publique, coupant les gens de la réalité. Un autre aspect problématique est que les gens sont distraits par certaines «idées fausses» sur les raisons d’un problème et sont influencés par une histoire artificiellement inventée. Ceci peut se produire par une opération efficace – par la «fenêtre d’Overton»,44 également connue sous l’appellation de «fenêtre de discours» qui n’est rien d’autre que le spectre des idées acceptées par le public. C’est le moyen utilisé par les experts de médias.
Pendant les 20 dernières années, le monde est devenu virtuel, donc plein d’informations. Ne soyons pas si naïfs et ne fermons pas les yeux devant le fait que le monde se trouve en état d’influence permanente par l’information. Peut-être existe-t-il même quelque chose comme une guerre de l’information, puisque l’influence exercée par l’information sur les gens est une arme puissante de manipulation des masses. La première victime de cette influence est – la vérité.

Seuls les gens éduqués peuvent faire la différence entre complots et vérités

Aujourd’hui, diverses nouvelles technologies, inexistantes encore récemment, sont utilisées pour manipuler la conscience de masses. Grâce à elles, utilisées pour la désorientation totale, les gens ne remarquent même pas ce qui se passe dans le monde. Dans tous les cas, il s’agit d’opérations pratiquées sur la durée par les services secrets qui y sont associés, destinées à «formater» la génération montante. Seule une personne correctement éduquée peut être en mesure de faire la distinction entre un complot au sens propre et la vérité. Ici, les mensonges deviennent des armes. Pour cette raison, nous devons éduquer les gens pour qu’ils acquièrent une conscience, qu’ils demeurent attentifs à l’observation des événements au quotidien dans le monde, qu’ils agissent du point de vue de ce qu’ils désirent. Dans le monde d’aujourd’hui, nous ne pouvons pas simplement rester assis et ne rien faire. Il n’est pas bon de se trouver à côté de ce genre de choses et d’en rester seulement spectateur. Les théories du complot peuvent devenir un réel danger, si leur but est d’opérer un lavage de cerveau. Nous devons savoir pour quoi nous luttons – cela nous permettra de nous protéger, nous-mêmes et les peuples concernés et de préserver notre humanité.

La meilleure protection réside dans les échanges sincères et francs d’informations

Comment est-il possible à l’individu lambda d’échapper à de fausses informations, et comment peut-on expliquer aux gens qu’on les envoie sur de fausses pistes? Je pense que des conférences et des forums tels que ceux organisés par «Mut zur Ethik» [«Oui à l’Ethique»] jouent un rôle primordial.
Il est très important d’avoir des échanges d’informations sincères et francs. On peut atteindre ce dernier objectif par des méthodes honnêtes et objectives d’information des gens, à l’instar des journaux Horizons et débats et Current Concerns. Peut-être, devrions-nous aussi penser à concevoir une page Web, où les aperçus analytiques et les événements actuels pourraient être publiés et traduits en d’autres langues.
Monsieur Kouzminov, merci beaucoup pour cet entretien.    •

(Traduction Horizons et débats)

1    Swine flu pandemic «caused by accidental leak from laboratory». Daily Mail, 30.6.2009
2    USA Today, 10.8.2005
3    United Nations. Meeting Coverage and Press Releases. Press conference by UN System senior Coordinator for Avian human influenza David Nabarro, 29.9.2005
4    Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, dans une communication à l’adresse de la conférence internationale, Beijing, 2006 (avec la participation de plus de 100 pays). – Record $1.9billion pledged to fight bird flu. Beijing. Thursday’s Globe and Mail, 19.1.2006
5    Influenza: marketing vaccine by marketing disease. BMJ 2013:346:f3037; www.bmj.com/content/346/bmj.f3037  (publié le 16.5.2013)
6    WHO and the pandemic flu «conspiracies». BMJ 2010; 340:c2912; www.bmj.com/content/340/bmj.c2912  (publié le 4.6.2010)
7    Europe to investigate the UN over «Pandemic» scam. Canada Free Press, 2.1.2010
8    EU ponders swine flu vaccine ponders. EU Observer, 10.2.2010    
9    «Pharmaceutical companies banked more than $7billion as governments stockpiled drugs.» Swine flu experts’ ties to big farma. The Guardian, 4.6.2010
10    Kouzminov, A. Biological Espionage: Special Operations of the Soviet and Russian Foreign Intelligence Services in the West. Greenhill Books; First Edition, 2005, p. 192s.
11    World Bank. Issue Brief: Avian and Human Pandemic Influenzas Update, 14.12.2007
12    Saywell, T. et al. The cost of SARS: $11bln and rising. Far Eastern Economic Review, 24.4.2003
13    World Bank (2014). World Development Report. Pandemic Risk, by Olga B. Jonas
14    Daniel, Ben-Ami. The cost of SARS. What a health panic can do to the global economy, 7.5.2003
15    World Bank warns of bird flu cost. BBC News Online, 3.9.2005
16    World Bank (2008), Evaluating the Economic Consequences of Avian Influenza, by Andrew Burns.
17    World Bank. Avian flu. Available from: live.worldbank.org/avian-flu [Accessed: 4.8.2016]
18    Cost of National Security. Fighting for a U.S. federal budget that works for all Americans; https://www.nationalpriorities.org/cost-of/  [Accessed: 4.8.2016].
19    Lord, Joel. RM: The problem with vaccines Part3 – Synthetic genomics & the death of natural immunity. 12. Januar 2011; http://vaccineresistancemovement.org/?p=6880   [Accessed: 2.9.2016]
20    Swine Flu Review: The Case for Reforming U.S. Emergency Health Laws; http://www.pandemicresponseproject.com/pdf/SwineFluReview.pdf  [Accessed: 2.10.2016]
21    The Worldwide H1N1 Swine Flu Pandemic, Global Research, 4.8.2009; http://www.globalresearch.ca/the-worldwide-h1n1-swine-flu-pandemic/14629?print=1  [Accessed 2.10.2016]
22    Drugs giant GlaxoSmithKline predicts swine flu gold rush. The Guardian, 22.7.2009
23    About $1.5 billion needed to stop virus spread, prepare for pandemic. MSNBC News, 1.1.2006
24    CDC, Swine Flu (21.4.2009) Swine Influenza A (H1N1) Infection in Two Children – Southern California, March–April 2009; https://flutrackers.com/forum/forum/united-states/47612-cdc-swine-flu-mmwr-april-21-3009
25    Report to the President on Reengineering the Influenza Vaccine Production Enterprise to Meet the Challenges of Pandemic Influenza. Executive Office of the President. President’s Council of Advisors on Science and Technology. August 2010; https://www.whitehouse.gov/sites/default/files/microsites/ostp/PCAST-Influenza-Vaccinology-Report.pdf
26    WHO. Consensus document on the epidemiology of severe acute respiratory syndrome (SARS), 2003
27    CDC, SARS, www.cdc.gov/sars/index.html
28    Batalin, Alexandre. Atypical pneumonia virus has been created artificially, RIA Novosti News Agency, April 10, 2003, http://news.softpedia.com/news/2/2003/April/3043.shtml
29    Fisher, Richard D. Jr. SARS crisis: Don’t rule out linkages to China’s biowarfare, China Brief, vol. 3, no. 8, April 22, 2003, http://china.jamestown.org
30    Marra, Marco A.; Jones, Steven J.M.; Astell, Caroline et al. The Genome sequence of the SARS-associated coronovirus, Science 2003, 300:1399–1404
31    For example, CDC, SARS-associated coronavirus (SARS-CoV) sequencing; http://www.cdc.gov/sars/lab/sequence.html
32    For example, Blagov, S. Russia puts China at SARS length. Asia Times, May 12, 2003; www.cdi.org/russia/johnson/7180-10.cfm; SARS virus could be China’s bioweapon: Russian expert. Press Trust of India, April 11, 2003; www.expressindia.com/fullstory.php?newsid=20498; SARS virus genetically engineers? Science in Society, Summer 2003,
vol. 19; www.i-sis.org.uk/isisnews/sis19.php
33    Avian Influenza A (H5N1) Infection I Humans. New England Journal of Medicine, (2003), 348(20):1967–76
34    Washington Post, 29 May 2004
35    Novak, R. Killer virus: An engineered mouse virus leaves us one step away from the ultimate bioweapon. New Scientist Online News, 10 January 2001
36    New Scientist, November 2003, Vol.1, pp. 6–7
37    Science, DOI: 10.1126/science.1072266
38    Cohen, P. «Recipes for bioterror: Censoring Science». NewScientist.com, 18 January 2003; www.newscientist.com/article.ns?id-dn3266
39    MacKenzie, D. US develops lethal new virus. New Scientist, November 2003, vol.1, pp. 6–7
40    Kouzminov, A. «False Flag, Ethic Bombs and Day X» in interview for California Literary Review, USA, 25 April 2005; calitreview.com/Interviews/int_kouzminov_8013.htm
41    Kouzminov, A. Biological Agent. NBC Inter­national, Summer, July 2005: 54–58
42    No Biosecurity without Biosafety. ISIS Press Release 16/03/05. www.i-sis.org.uk/BiosecurityBiosafety.php
43    No Biosecurity without Biosafety. ISIS Press Release 16/03/05 (www.i-sis.org.uk/BiosecurityBiosafety.php)
44    La «fenêtre Overton», nommée selon Joseph P. Overton (1960–2003), l’ancien vice-président du laboratoire d’idées Mackinac Center for Public Policy, désigne le domaine des idées, acceptées du public. Selon cette théorie, la faisabilité politique d’une idée dépend en première ligne du fait de se trouver dans cette fenêtre et moins des préférences individuelles des politiciens. A tout moment, la «fenêtre» contient toute un série de points de vue politiquement acceptables dans le climat actuel de l’opinon publique et que le politicien peut défendre sans apparaître trop extrême, afin d’obtenir ou de préserver une charge publique (de plus amples informations sur WikiMANNia).

[Translate to fr:] Dr. Alexander Kouzminov

Alexander Kouzminov est un expert confirmé et dispose d’un niveau de qualification élevé en biosécurité.
Sa carrière est jalonnée de succès et il a acquis une expérience d’envergure dans son travail avec le gouvernement néozélandais et dans le secteur privé en tant que haut fonctionnaire, conseiller, analyste principal, directeur et président d’un comité de direction. Alexander Kouzminov a apporté sa contribution à de nombreuses réunions sur la sécurité environnementale et la politique de sécurité biologique, tant en Nouvelle-Zélande qu’au niveau international, par exemple lors de forums stratégiques, entre autres pour l’UNESCO. Il a reçu de nombreuses distinctions du gouvernement central néozélandais et des reconnaissances internationales pour ses travaux dans le domaine du développement de stratégie.
Alexander Kouzminov est également un ancien agent des services de renseignement extérieurs soviétiques (SVR), de 1980 à 1990, pour lesquels il était chargé d’opérations secrètes dans les domaines des activités d’armements biologiques dans des Etats-cibles.
Il est l’auteur de «Biological Espionage. Special Operations of the Soviet and Russian Foreign Intelligence Services in the West» [L’espionnage biologique. Opérations spéciales des services secrets soviétiques et russes à l’Ouest] 2005, Greenhill Books. Il a publié plus de 50 travaux sur la sécurité biologique, par exemple, sur le bioterrorisme, les armes biologiques, le contrôle et la gestion des risques.