Lire – la voie royale pour former l’esprit

Lire – la voie royale pour former l’esprit

par Peter Küpfer

Il y a peu de temps, j’ai répondu à l’invitation d’une impressionnante œuvre sociale privée en me rendant à Erlangen. Depuis une trentaine d’années, cette institution travaille avec des gens handicapés. Dans des collocations décentralisées, ils s’entraident à trouver des repères dans la vie quotidienne. On prend soin que chacun puisse contribuer, à sa façon, à la collocation, au travail et au développement personnel, même si cette contribution est dans certains cas – selon la situation de vie – plutôt modeste. Les contacts au sein du groupe sont chaleureux et caractérisés par un vrai respect réciproque. C’est un des principes de l’institution, de se rencontrer d’égal à égal, avec respect et dignité auxquels toute personne vivant sur terre a droit parce qu’il est un être humain.

La littérature aide à développer l’empathie

Dans le cadre des festivités du jubilé, j’ai animé un atelier sur les questions fondamentales concernant la littérature. Le personnel soignant ainsi que les patients ont montré un grand intérêt. Dès le début, ils ont vivement participé à la réflexion, à la discussion, à l’analyse – non pas dans le sens académique du terme mais sur l’arrière-fond de «l’école de la vie». Entre autre, il s’agissait de déterminer ce que la lecture peut nous apporter, surtout la lecture de textes littéraires, donc de romans, de récits, de poèmes, de pièces de théâtre etc. J’y ai présenté mes réflexions, en partie autobiographiques, et mon engagement en faveur de la langue et de la littérature au cours de toute ma vie – en tant qu’enseignant, journaliste, présentateur et traducteur: ce sont surtout les œuvres de la littérature classique, qui aident à développer l’empathie individuelle, dans une mesure que les autres «médias» ne sont pas capables d’atteindre.

Pourquoi la littérature?

Il y a de nombreuses réponses pour expliquer pourquoi la lecture de littérature (classique) représente la voie royale au développement de l’empathie. A l’aide de la belle expression «art poétique» en allemand «Dichtung», il est facile de reconnaître le rôle primordial de la littérature. Pourquoi appelons-nous les œuvres d’art littéraires «Dichtung»? Au centre du terme allemand, il y a la racine «dicht» [dense]. Dans quelle mesure, la littérature est-elle «dense»? Une participante de l’atelier nous présenta une réponse si précise qu’elle pourrait directement faire son entrée dans une encyclopédie: «L’art poétique est ‹dense› parce qu’il condense la vie, il synthétise l’essentiel.» Je n’ai jamais trouvé de définition plus courte et plus précise. Pourquoi nous intéressons-nous, plusieurs siècles plus tard, encore au sort de deux êtres humains désespérément amoureux faisant partie de deux familles influentes mais ennemies dans la ville de Vérone de la Renaissance? Pourquoi le débat rétif d’un chevalier pieux se sentant injustement traité par Dieu nous touche-t-il aujourd’hui encore? Quel intérêt trouvons-nous à connaître la solitude d’une jeune femme allemande du XIXe siècle, mariée à un homme plus âgé et peu sensible. Parce que, dans le sort de Roméo et Juliette, chaque jeune personne se retrouve, au moins partiellement, quand son amour rencontre des résistances familiales. Parce que cela fait partie du murissement de tout être humain, non seulement du chevalier Perceval, de devoir accepter les coup durs du destin et d’y trouver un sens. Parce que nous ressentons de la compassion pour la jeune Effie Briest et que nous sommes choqués comme elle, quand la jeune fillette, jouant au jardin sur sa balançoire, est appelée à venir au salon où elle rencontre pour la première fois le Baron Innstetten qui, par son âge, pourrait être son père, et qu’il lui est présenté par sa mère comme son futur époux.

L’identification avec l’autre Moi

Dans la littérature, nous rencontrons un nombre défini de personnages dont nous faisons connaissance à travers les évènements. C’est surtout vrai pour les personnages principaux. Dans les romans classiques par exemple, nous ne suivons pas seulement des périodes importantes de leur vie – nous faisons aussi connaissance de leurs pensées, de leurs désirs intimes, de leurs espoirs et désespoirs. Dans les années 50 déjà, Käte Hamburger, germaniste et philosophe, a montré dans son ouvrage majeur «Die Logik der Dichtung» que le récit en particulier, crée une identification durable car nous y faisons connaissance, au moins dans sa forme classique, du for intérieur du personnage principal. Dans le récit, ce sont surtout les verbes décrivant les événements intérieurs, donc «penser, rêver, s’imaginer, se fâcher, s’indigner, ressentir, comprendre» etc. Le conteur ne nous présente pas seulement ce que ressent le personnage principal mais il nous décrit ces sentiments dans leur déroulement temporel, souvent à longueur de pages, pour nous permettre de vivre directement ce que le personnage principal ressent – ce qui n’est jamais possible dans la vie réelle. Dans la vraie vie, nous pouvons supposer certaines choses, surtout quand nous avons en face de nous quelqu’un qui est prêt à nous décrire ses sentiments et ses émotions, ce qui est le plus souvent le cas avec des membres de la famille, de bons amis ou de bonnes connaissances. Mais de pouvoir apprendre d’une personne inconnue les détails de ce qui se passe dans son for intérieur, de pouvoir suivre ses émotions et ses pensées en continu, tel un «enregistrement original» – ce n’est que le récit ou le roman qui peuvent nous transmettre cela dans la logique des formes de communication. Dans la pièce de théâtre, il y a déjà davantage de distance face à l’autre. C’est pourquoi le théâtre classique aime recourir au monologue. Autrement, nous n’apprendrions pas de manière «authentique» comment se sent Egmont, en attendant l’exécution de la peine capitale, sans monologue, nous ne saurions pas comment Hamlet se sent auprès de la tombe de son père. En partageant, à travers la littérature, la vie d’une autre personne, nous commençons à voir le monde de ses yeux, même sans le vouloir. La littérature «fonctionne» de cette manière.

La question existentielle …

Comme on l’a dit en introduction, la poésie «densifie» la vie. La poésie agit comme filtre du quotidien, elle le questionne et l’analyse jusqu’à ce qu’on arrive à la substance, à l’essentiel. Souvent, cet essentiel ne surgit qu’à la fin, dans les dernières pages d’un roman. Souvent, il faut se rappeler le début, à la lumière de l’entité du texte, pour pouvoir le comprendre «entièrement». Il arrive également qu’un récit, qu’un poème nous reste étranger. Malgré toute la peine qu’on se donne, il ne nous dit rien, il ne nous parle pas. Mais si nous ne pouvons que difficilement arrêter de lire, si le livre ne nous lâche pas, alors on peut être certain qu’il cache quelque chose qui nous concerne. Etant donné que la littérature est d’une grande complexité, les divers lecteurs et lectrices peuvent saisir le sens profond du texte différemment. En tant qu’enseignant, il m’est souvent arrivé, en relisant un texte en classe pour la énième fois, d’y voir surgir quelque chose que je n’avais pas encore vu auparavant. Aussi ai-je souvent constaté que mes élèves faisaient des observations très précises concernant un texte que je n’avais pas remarquées auparavant. Cette richesse de la littérature fait certainement partie de la valeur d’un texte littéraire. Cela ne veut pas dire qu’on peut faire dire à un texte n’importe quoi. Le fil conducteur, dans mes cours au lycée, a toujours été le retour au texte lui-même: si le texte permet (dans le contexte entier) telle ou telle explication, alors elle est «correcte». Si elle contredit l’énoncé du texte même, elle ne convient pas.
Au regard de cette situation, il se pose, lors de la lecture d’un texte littéraire, la question fondamentale du sens. Comment faut-il comprendre par exemple dans la pièce de théâtre Woyzeck de Büchner, que Woyzeck regarde d’un œil hagard le paysage et fait remarquer à son ami, que «quelque chose» se passe ici, que la terre sous leurs pieds est creuse et qu’ils pourraient soudainement s’enfoncer. Et un peu plus tard, il chuchote que c’étaient les francs-maçons. Ce n’est qu’après avoir lu toutes les scènes de Büchner, que nous arriverons à une compréhension globale, où cette scène sera incluse. Büchner anticipe de manière visionnaire (la pièce fut écrite au cours des années 1830) comment un homme, suite à l’isolement et au mépris, développe un état d’esprit que les psychiatres actuels qualifieraient de paranoïa. Au cours des scènes, nous comprenons pourquoi. Dès sa première jeunesse, Woyzeck est ridiculisé en tant qu’«idiot», et doit réaliser que son amante fait les beaux yeux à un beau soldat. En même temps, il réalise que ses revenus modestes ne suffiront jamais à nourrir Marie et l’enfant qu’elle porte en son sein.

… est aussi une question de valeurs

La poésie ne peut être lue correctement que si nous lui donnons un sens, à savoir celui qui est inhérent au texte littéraire. En littérature, nous ne trouvons pas la vie elle-même, mais la représentation de la vie créée par les mots. Différente de celle du quotidien, la vie nous apparaît dans sa substance, dans son essence – c’est la vie, vue par l’auteur, transmise par les personnages peuplant ses ouvrages. Nous, en tant que lecteur, nous pouvons grâce à notre empathie participer à la vie des personnages. C’est exactement ce que Alfred Adler – le père de la psychologie individuelle – dit de l’être humain dont l’«esprit communautaire» peut se développer dans tout être humain, s’il n’y pas de développements émotionnels erronés qui s’y opposent. Grâce à son empathie, l’être humain est capable «de voir avec les yeux de l’autre, d’écouter avec les oreilles de l’autre, de sentir avec le cœur de l’autre.» C’est fondamental dans la vie réelle tout comme en littérature. Lors d’une conversation au quotidien, nous ne pourrions pas comprendre la personne qui nous parle sans nous identifier, au moins ponctuellement, avec elle afin de comprendre le sens de ses paroles. La linguistique anglaise et la «philosophie du quotidien», nous ont fait prendre conscience que des énoncés de tous les jours, telle l’expression «il y a du courant d’air!», peuvent avoir des sens divers. Cela peut être un simple constat, une invitation à fermer la porte ou la fenêtre ou bien l’expression d’un mécontentement ou d’une indisposition. En assistant à la situation dans laquelle ces paroles sont émises, nous comprenons ce qu’elles expriment. La littérature, cependant, doit créer la situation à l’aide d’un récit ou de descriptions antécédentes, pour que nous puissions comprendre ce que disent ou font les personnages. Plus nous sommes habitués à comprendre de telles situations, plus nous aurons de facilité à comprendre ce qui se passe soit dans la vie réelle, soit dans un texte littéraire.
L’importance de l’empathie ne fut pas reconnue uniquement par Alfred Adler. La néo-psychanalyse américaine et les recherches de John Bowlby et de l’éthologue suisse Adolf Portmann ont confirmé ses résultats. L’empathie s’est avérée être la compétence-clé pour la compréhension des êtres humains entre eux. En principe, les personnes sensibles disposent d’une bonne empathie mais les personnes qui le sont moins sont dotées également de cette faculté humaine particulière, transmise par le langage. Sans elle, le monde serait un gigantesque labyrinthe, rempli de débris linguistiques dont personne ne connaîtrait le sens.
Quant au sens de la littérature, il dépend surtout des valeurs que l’auteur place dans le tableau de vie qu’il nous propose. Ces valeurs peuvent se manifester de manière évidente. Elles peuvent également être plus subtiles quand il désire donner au lecteur une certaine marge de manœuvre pour qu’il puisse repérer lui-même les valeurs contenues dans l’histoire racontée. Théodore Fontane en est un bon exemple. Même si Effi Briest, souffre de la personnalité de son mari, on ne peut pourtant pas s’empêcher de lui attribuer une certaine grandeur humaine engendrant du respect. Souvent les auteurs, en imaginant un personnage, ne pensent pas à s’immortaliser eux-mêmes. Tout au contraire, c’est l’art de l’écrivain de savoir exprimer l’empathie qui permet de donner vie à des personnages ne lui ressemblant que peu ou même pas du tout. Dans ce jeu plein de nuances, l’image de la vie créée par la littérature ne devient que plus authentique, l’œuvre devient plus complexe et plus «difficile».

L’art exige le sens de la responsabilité

Nous voilà donc arrivés devant la question de la responsabilité propre à tout artiste. Elle s’impose avant tout aux artistes qui «produisent», pour employer ce néologisme, de l’identification et de la compassion par le moyen des images ou de la langue, donc avant tout les écrivains et metteurs en scène ainsi que les peintres et photographes. Il a fallu la philosophie nihiliste, niant toutes les valeurs humaines, de Jean-Paul Sartre pour que la littérature et le cinéma se permettent de créer, là aussi en obéissants aux successeurs de Nietzsche, des personnages tels de simples criminels et assassins avec lesquels le public pourrait s’identifier. Le sociologue français Michel Foucault a suivi, plein d’enthousiasme, cette voie autodestructive tout comme l’«Ecole philosophique de Francfort» et son représentant Adorno. L’«industrie de la culture» moderne, à la quête continuelle de succès rapides et de sensations, s’est identifiée depuis longtemps avec cette «destruction des valeurs» puisqu’elle semble être payante. Dans beaucoup de films – à commencer par des exemples du «Far Ouest sadique» italien des années 60 du type de «Pour une poignée de dollars» (Sergio Leone), puis des textes de la musique rap et hard-rock souvent brutalisant pour arriver aux «jeux d’assassins» (jeux vidéo appelés «ego-shooters») qui inondent nos jeunes souvent inconscients des dangers qu’ils encourent – on se trouve aujourd’hui devant le triomphe d’une soi-disant «culture» occidentale se distinguant par son sadisme, son cynisme et son mépris des valeurs traditionnelles présumées être ringardes.
Parfois, on a l’impression de se trouver devant le renouveau de la devise de l’Empire romain juste avant sa chute. Là aussi, on calmait les populations, devenues inquiètes, selon le principe «panem et circenses» [«Du pain et des jeux»]. Aujourd’hui, de nombreuses populations dans divers parties du monde ne peuvent guère se procurer assez de pain, car l’Occident leur impose des lois économiques qui les affament. Néanmoins, dans ces mêmes régions, les portables (avec Internet et les jeux) sont très répandus.

Se rappeler les idéaux classiques

Friedrich Schiller a été un révolutionnaire tout au long de sa vie, mais un révolutionnaire authentique aspirant à un monde dont les institutions correspondent à la dignité innée à chaque être humain. Adolescent, il prit conscience de l’inhumanité propre à l’absolutisme européen dans les années précédant la Révolution française. Ses premières pièces de théâtre se résument dans une unique plainte contre le despotisme des petites principautés allemandes de la fin du XVIIIe siècle. Suite à ses mérites pour la lutte en faveur de la dignité humaine, de la liberté et de la fraternité, il fut nommé par l’Assemblée constituante révolutionnaire française, citoyen d’honneur de la République française. Dans sa dernière pièce de théâtre intitulée «Guillaume Tell» – pièce que l’écrivain créa bien que gravement malade et proche de la mort – il ne fait pas seulement l’éloge du combat pour la liberté des anciens Suisses contre le règne de l’arbitraire, de la domination et de la tyrannie, mais il érigea également un monument littéraire à la quête de la liberté de tous les peuples. Schiller n’était pas uniquement un historien sérieux écrivant ses drames après l’étude intensive de sources historiques, il était également un théoricien littéraire génial. Il a en particulier contribué à des analyses profondes quant à la fonction du théâtre de son temps. Choqué par le fait que la devise «Liberté, Egalité, Fraternité» aboutisse dans la terreur de Robespierre avec l’assassinat du roi et l’exécution d’une grande partie de la noblesse française, il vit dans la littérature la seule issue pour réorienter le genre humain sur la voie de sa véritable destination.

Ce n’est pas uniquement l’individu qui a besoin d’éducation, c’est le genre humain tout entier

Il faut donc davantage de temps, écrivit-il dans une de ses analyses pionnières de la théorie du drame intitulée «Über die ästhetische Erziehung des Menschen» (De l’éducation esthétique des hommes) de 1795. Il est impossible à l’être humain d’atteindre directement l’idéal conçu et reconnu (comme par exemple les mots d’ordre de la Révolution française), dans la réalisation correspondante de sa vie et celle des institutions (l’Etat), car l’écart est trop grand. Y aurait-il quelque chose susceptible d’aider l’homme à réaliser un monde plus juste et plus digne? Le grand dramaturge acquiesce: c’est le théâtre. Là, le spectateur, le citoyen et le contemporain, s’intéressent aux préoccupations des grandes personnalités dans les grandes époques. A l’instar du drame antique, il assiste aux défis qui bouleversent l’être humain. Il participe aux destins d’hommes et de femmes importants, les percevant, au théâtre, comme des êtres vivants et non pas comme des représentations d’idéaux. Aussi fait-t-il l’expérience du bien et du mal, non pas sur un niveau philosophique et abstrait, mais illustré par des coups du sort, des images de la vie se déroulant sous forme d’action dramatique devant ses yeux. Par ces leçons humaines évocatrices découlant de la vie émotive, l’être humain se purifie plus facilement, avec moins de résistances. C’est alors qu’il peut tirer profit, également pour sa propre vie, de la parole de Goethe: «Edel sei der Mensch, hilfreich und gut» («Que l’homme soit noble, serviable et bon»). Malgré les différences d’époques quant au style et au langage, le dicton de Goethe correspond quasiment au premier article de la Déclaration universelle des Droits de l’homme des Nations Unies du 10 décembre 1948, rédigée dans la volonté de bannir, après la catastrophe de la Seconde guerre mondiale, la guerre une fois pour toute dans le monde entier:
«Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.»

Ne pas ranger la littérature classique au musée!

Il est grand temps d’analyser les racines de ces pensées. La littérature classique, notamment celle de langue allemande, y a énormément contribué. Au lieu d’afficher un air moqueur face aux idéaux de l’ère classique, les écoles, notamment celles de langue allemande, devraient s’engager sérieusement en faveur du transfert des idéaux classiques dans notre monde moderne. Cela doit commencer dans les écoles du secondaire, comme par exemple les lycées, en fournissant l’effort pour les comprendre. Il est vrai que le langage des textes classiques n’est pas facile à appréhender pour les jeunes. Mais il en est de même avec l’anglais, les maths et l’informatique. Toutes ces matières nécessitent de l’effort et des connaissances pour les comprendre réellement. La vraie question est celle de savoir pour quelles matières on utilise les leçons et les enseignants: quels sont les buts de l’enseignement? L’enseignement de la littérature – à mon avis une matière indispensable – doit répondre au défi d’apprendre aux jeunes lecteurs à comprendre. S’ils sont suffisamment instruits et s’ils aiment lire eux-mêmes, ils en seront certes capables. Dans une deuxième étape (il s’agit en effet de la deuxième – sans négliger la première puisque l’identification avec une image de l’homme digne ne se fait que par la lecture des textes originaux!), il s’agit donc de raviver, précisément dans nos temps modernes semblant perdre de vue la dignité humaine, l’image de l’homme, et – espérons-le – celle immortalisée dans les textes de la littérature classique. C’est tout autre chose que de se défaire de la littérature classique en la rangeant au musée. Tout au contraire, il s’agit de tirer profit et de concrétiser le magnifique héritage de notre culture pour nos temps modernes. Dans cette rencontre toute personne courageuse tirera des connaissances inestimables. Nous sommes tous appelés à y contribuer!     •

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