«Pourquoi les Etats-Unis ne présentent-ils pas les connaissances fournies par leurs chaînes de satellites?»

«Pourquoi les Etats-Unis ne présentent-ils pas les connaissances fournies par leurs chaînes de satellites?»

L’OTAN organise un «failing state» appelé Ukraine

par Willy Wimmer, ancien secrétaire d’Etat au ministère fédéral allemand de la Défense et vice-président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE

Il y a certaines choses qu’on ne souhaite même pas à son pire ennemi. Les visages du film «Le silence des agneaux» ne sont rien comparés aux images du président russe Vladimir Poutine publiées par le magazine américain Newsweek dans sa dernière édition. Newsweek renoue – juste à temps pour commémorer le centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale – avec une tradition qu’avait déjà entreprise l’empereur allemand Guillaume II. Que les sympathisants de Newsweek dans la Fleet Street à Londres approuvent avec enthousiasme cette diabolisation ne choque même plus! Disposant d’une certaine «expérience» par rapport aux Huns, nous ne pouvons que mettre en garde l’opinion publique. Celui qui devient la cible d’un tel dénigrement, vit dangereusement, sauf avis du contraire. Celui qui considère ainsi le président élu d’un pays avec lequel on siège dans le Conseil de sécurité des Nations Unies, n’a plus besoin d’une déclaration de guerre. Newsweek et la presse britannique incitant aux émeutes suffisent tout à fait. Tout cela rappelle la procédure mise en place lors des bombardements des Alliés. La cible a été illuminée par des soi-disant «sapins de Noël» pour être rasée après. Newsweek agit conformément au système.
Bien qu’au cours des années on se soit habitué à de telles stratégies, on est toujours surpris d’une telle impertinence. Des juges suprêmes de la Malaisie, dans la tradition juridique britannique, ont mis les cadres de nos alliés anglo-saxons au rang de «criminels de guerre». Selon ces juges, Bush et Blair sont des candidats pour le tribunal de La Haye aux Pays-Bas. Ces jours, Monitor et d’autres chaînes de télévision rapportent davantage les atrocités commises par les troupes alliées dans le cadre de leur mission en Afghanistan. L’Irak, la Syrie, la Libye et la bande de Gaza s’enfoncent actuellement dans une mer de sang, et ce sang colle aussi et surtout aux mains des Américains. Et puis brandir contre le président russe Poutine une campagne de dénigrement inouïe? Poutine qui, face à la tragédie dans l’espace aérien de l’Ukraine, n’avait pas seulement trouvé des mots adéquats, mais aussi demandé à son armée de présenter des faits vérifiables à la communauté internationale, doit jusqu’à présent attendre en vain à ce que Obama, Cameron, Hollande ou Merkel témoignent d’une franchise comparable. Où sont les résultats de la reconnaissance des systèmes de détection et de commandement aéroporté «SDCA» stationnés à Geilenkirchen, qui ont depuis longtemps tous les coins de l’Ukraine dans le collimateur. Pourquoi les Etats-Unis ne présentent-ils pas les connaissances fournies par leurs chaînes de satellites?
Au lieu de cela, l’OTAN et Washington apaisent la communauté internationale avec des prétendues informations émanent des réseaux sociaux. Il s’agit d’un comportement indigne d’Etats ayant recours à de telles tactiques, que ce soit des enregistrements douteux d’entretiens téléphoniques ou que ce soit – cf. l’agence de presse de longue tradition Reuters – des interviews qui plus tard se révèlent être différentes de ce qui avait été publié. Des Etats s’intéressant vraiment à la vérité ne se comportent pas comme cela. Il se peut que ce ne soit pas par hasard, car les indices – non démentis jusqu’à présent – se multiplient qu’avec le MH17, un autre avion avec le président russe Poutine à bord était en l’air. Il était en retard et volait donc 30 minutes derrière la malheureuse machine malaysienne abattue. Plus grave encore est l’idée acceptée par les Etats occidentaux que cette machine aurait été non seulement abattue au-dessus de la région séparatiste, mais s’y est aussi écrasée. Quiconque a déjà eu affaire avec des enquêtes sur les accidents d’avion – telle la terrible catastrophe sur la base américaine de Ramstein – ne peut se référer qu’à des calculs mathématiques de base représentés par des paraboles. C’est pourquoi ces lois mathématiques ne sont pas seulement valables pour les avions qui se voient précipités dans le malheur à 10 kilomètres d’altitude. Si l’on prend en considération ces lois de caractère universel, la distance entre le site du crash et le point à dix kilomètres d’altitude où la catastrophe a eu lieu se situe à 100 km à l’ouest du site du crash. Cette représentation – obligatoire pour un gouvernement occidental en temps normal – n’aurait jamais permis l’échafaudage d’accusations à l’égard du président russe Vladimir Poutine. Tant qu’il n’y a personne qui réfute de manière justifiée cette loi mathématique valable pour tout accident à grande altitude, le principe de la plausibilité doit être appliqué. Les gouvernements occidentaux n’en sont-ils plus capables? Ne savent-ils pas évaluer de manière raisonnable ce qui se passe réellement en Ukraine? La démission prévue du Premier ministre Iatseniouk ainsi que la dissolution du Parlement ukrainien afin d’organiser de nouvelles élections rendent impossible une solution diplomatique du conflit pour l’Ukraine. Ce conflit pèse lourd particulièrement sur la région occidentale de l’Ukraine. Les habitants s’enfuient de l’Ukraine orientale, à cause des combats, non seulement vers la Russie, mais également en direction de Kiev. Les preuves se multiplient que ceux qui s’enfuient en direction de Kiev, y sont traités comme des ennemis. Les femmes doivent creuser des tranchées, les hommes sont recrutés par force. Apparemment, deux tiers de l’armée ukrainienne ont déjà déserté en emportant leurs armes et leurs matériaux. Ceux qui restent dans l’armée, ne reçoivent ni nourriture ni argent depuis des mois. Le processus d’internationalisation du conflit progresse si les nouvelles se confirment que de plus en plus, d’Espagnols et de Danois, sans parler des Tchetniks, luttent dans la landwehr d’Ukraine orientale. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Berlin a déclaré: «Cela suffit!» Seulement, cette exclamation n’est pas dirigée contre le président Poutine, mais contre les maîtres de maison, notamment la Chancelière, le Secrétaire général de l’OTAN et en particulier le président américain Obama. L’OTAN a accompli maintes choses depuis le bombardement de Belgrade. Actuellement, c’est pour la première fois qu’elle organise un «failing state» appelé Ukraine en dissimulant ses informations concernant le vol MH17.    •
(Traduction Horizons et débats)

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