La crise humanitaire en Ukraine

La crise humanitaire en Ukraine

Réunion ayant eu lieu pendant la session du Conseil des droits de l’homme à Genève

ef. Le 16 septembre, une réunion parallèle, lors de la 27e session du Conseil des droits de l’homme, a eu lieu à Genève au Palais des Nations. Elle était intitulée «La crise humanitaire en Ukraine». Les organisateurs étaient les ONG «International Educational Development» (IED) et «Association of Humanitarian Lawyers» (AHL), l’«American Institute in Ukraine» (AIU) et le journal «Horizons et débats». Les intervenants étaient le directeur adjoint de l’AIU James George Jatras et le professeur autrichien Peter Bachmaier, spécialiste en science politique et historien des pays d’Europe de l’Est, membre de la Société autrichienne-biélorusse, de Vienne.
Sous la direction de la spécialiste du droit international Karen Parker de San Francisco, les deux intervenants ont présenté leurs observations et leur analyse de la situation politique actuelle du pays. Ils ont expliqué l’influence des puissances occidentales, notamment du gouvernement états-unien et de l’UE. Ils ont également présenté des faits concernant l‘actuelle situation humanitaire désastreuse en Ukraine.
James Jatras a souligné que les Etats-Unis n’avaient pas de réel intérêt à trouver une solution pour la crise en Ukraine. Ce qui prédomine, ce sont les objectifs de la politique de force visant à augmenter l’influence dans le pays. Le but poursuivi par le gouvernement de Washington, c’est la défaite de la Russie, l’Ukraine ne servant que de catalyseur pour un «changement de régime» à Moscou. Selon M. Jatras, la plupart des Américains pensent différemment et ne sont pas du tout d’accord avec la politique agressive de leur gouvernement.
La quarantaine de participants – dont les représentants du CICR, des ambassades de la Russie, du Danemark, du Brésil, de la Grande-Bretagne, de la Lituanie, de l’UE, de la Pologne, de l’Estonie, de l’Irlande, du Luxembourg et de la Suède – ont écouté attentivement. Au cours de la discussion succédant aux présentations, le représentant de l’ambassade russe s’est adressé à la communauté internationale en s’interrogeant sur les possibilités d’aide humanitaire concrète pour soulager la situation humanitaire catastrophique, notamment en Ukraine orientale. De nombreuses personnes meurent dans la rue, avant tout des enfants. Toutes les infrastructures sont détruites, il n’y plus d’eau propre, de courant, de denrées alimentaires, d’aide médicale, presque tout est détruit. Dans les autres parties du pays, la situation est également désastreuse: suppression des médias, censure, mise à mort de journalistes, persécution des médias et des partis politiques d’opposition.
Lors de la discussion, on a exigé l’élucidation complète de ce qui c’est réellement passé. Il n’y a toujours pas de progrès concernant les recherches sur la tragédie humaine d’Odessa, sur les crimes commis sur le Maïdan et sur le crash de l’avion de ligne MH17. Les gens ont le droit de connaître la vérité. On a critiqué le fait que la plupart des médias occidentaux ne rapportent pas les évènements de manière fidèle.
Le professeur viennois Peter Bachmaier a expliqué que l’Autriche offre de l’aide humanitaire à l’Ukraine orientale, par exemple à l’aide d’institutions chrétiennes – mais cela ne suffit pas. Les médias autrichiens répandent une vue très partiale des faits. Cependant, les populations autrichiennes voient les choses différemment. Cela est très clair quand on suit les commentaires sur Internet: la plupart sont opposés aux sanctions envers la Russie et à l’intervention des puissances occidentales dans la région.
En Hongrie, République tchèque, Allemagne et Slovaquie il y aurait également de fortes forces d’opposition contre la politique agressive des pays occidentaux. Elles exigent des solutions politiques négociées en vue d’un développement pacifique: le dialogue au lieu des armes.
Karen Parker s’est exprimée à la fin de la discussion en précisant que cette réunion avait pour but d’ouvrir des portes. Les gouvernements et la société civile doivent se sentir concernés par la crise en Ukraine. Une solution pacifique ne peut prendre forme que par des efforts communs. C’est aussi le devoir des sociétés civiles de s’opposer à la «russophobie» qui s’étend de plus en plus.
Selon elle, l’aide du CICR, venant d’un pays neutre, est également indispensable. Une session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme pourrait mandater une Commission d’enquête internationale indépendante sur la situation en Ukraine. Il serait temps de demander un examen indépendant («independant review») de la situation dans ce pays.
Au nom de tous, elle a exprimé sa sympathie pour toutes les victimes de cette crise. En outre, elle a vivement insisté sur le fait que le besoin primordial de notre soutien aux habitants de l’Ukraine ainsi que l’entière garantie des droits humains et du droit international étaient indispensables.

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