L’agriculture nationale fait partie de l’approvisionnement de base

Initiative pour la souveraineté alimentaire L’agriculture nationale fait partie de l’approvisionnement de base

par Reinhard Koradi, Dietlikon

La production alimentaire nationale doit rester un composant fixe de l’approvisionnement de base. Cela pour des raisons politiques et sécuritaires. C’est pourquoi une correction fondamentale s’impose pour la politique agricole suisse.
Les conséquences de la négligence de l’approvisionnement de base se laissent très bien montrer au sujet de la «souveraineté alimentaire». Si les pouvoirs publics se retirent, l’idée initiale de la sécurité de l’existence se perd. Charges et produits déterminent jusqu’à quel point la tâche de l’approvisionnement est perçue, et aussi qui aura encore accès aux prestations d’approvisionnement. Des entreprises non-rentables sont abandonnées (assainissement des structures) et les bénéficiaires perdent leur droit à l’approvisionnement si l’avantage attendu est trop petit face aux charges (rationnement). Avec la politique agricole actuelle, le Conseil fédéral poursuit un assainissement des structures, dont sont victimes, selon les dernières statistiques, trois entreprises agricoles par jour. Les producteurs de denrées alimentaires du pays perdent leur existence et la population sa sécurité d’approvisionnement. Notamment lors de difficultés d’approvisionnement, la Suisse peut tomber dans une dépendance politique problématique face à l’étranger et lors de pénuries, des problèmes de répartition pourraient mener à des troubles sociaux.
La politique agricole, liée à la sécurité d’approvisionnement, peut servir d’enseignement pratique en tant que modèle pour l’«économisation de la vie». Quiconque réfléchit à ce processus concernant les politiques de l’enseignement, de la santé, de l’énergie, des transports, etc., réalisera rapidement qu’il est nécessaire d’agir. Au cours des prochaines années, notre pays pourrait être mis à rude épreuve. Avec un peu de clairvoyance et un approvisionnement de base fondé sur la responsabilité et les prestations individuelles, ces épreuves pourraient au moins être un peu désamorcées.
Alors que les membres des exécutifs et des parlements des trois niveaux approuvent majoritairement la privatisation des services de base et qu’en politique agricole la volonté d’augmenter le taux d’auto-approvisionnement grâce à la production nationale manque (toujours), les citoyens suisses sont appelés à agir.
Une occasion d’y parvenir est offerte par l’initiative populaire fédérale «Pour la souveraineté alimentaire». Cette initiative a été lancée par Uniterre (une organisation paysanne, active avant tout en Suisse romande). Horizons et débats a déjà présenté cette initiative dans ses colonnes. Les auteurs veulent récupérer la souveraineté alimentaire pour la Suisse. La politique agricole fédérale doit dorénavant protéger les exploitations paysannes (stopper les abandons des exploitations et créer des emplois supplémentaires dans l’agriculture) et renforcer la production au sein du pays. Les producteurs indigènes doivent obtenir pour leurs produits des prix équitables garantissant leur existence. La protection contre les prix cassés (prix au-dessous des coûts de production) fait également partie des exigences des auteurs de l’initiative. Pour garantir l’existence des producteurs agricoles, il faut également que les normes de production et de qualité pour les produits importés correspondent aux exigences suisses. Cette initiative populaire veut mettre le holà à la dépendance menaçante de l’étranger concernant l’approvisionnement en denrées alimentaires et renforcer en contrepartie l’approvisionnement avec des produits régionaux de bonne qualité.     •

Feuilles de signatures sur:
www.souverainete-alimentaire.ch

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