Un regard helvétique sur l’année commémorative 2015

Un regard helvétique sur l’année commémorative 2015

par René Roca, directeur de l’Institut de recherche sur la démocratie directe (www.fidd.ch)

2015 a été pour la Suisse une année commémorative de premier ordre. La population suisse était appelée à se remémorer des données historiques importantes, à des événements d’ordre décisif pour le développement de l’ordre étatique et de la souveraineté de notre pays. Les événements historiques de son pays d’origine, que ce soient des succès ou des défaites, devraient toujours servir à la réflexion et au recueillement. Nous voyons les événements du passé à travers l’optique de notre présent, nous les évaluons et nous en tirons nos conclusions. L’historien suisse de provenance catholique Oscar Vasella, un historien pratiquement oublié aujourd’hui, s’est exprimé au sujet de la «compréhension historique»: «Ce n’est qu’en questionnant certains contextes, dont la nature est déterminée par la valeur qu’on leur attribue, que naît l’image de l’histoire.»1

Notre conception historique est ainsi complétée et enrichie et notre condition humaine est ainsi liée émotivement à nos aïeux. Ce processus de compréhension, une appropriation soigneuse et critique de notre histoire nationale, est central pour la vision que nous avons de nous en tant que Suissesse et Suisse. Nous créons ainsi l’identité nécessaire en tant que citoyen et nous pouvons affronter sûrs de nous-mêmes, et humainement, les problèmes en suspens que le monde d’aujourd’hui nous pose.
La plupart des historiens qui enseignent et font des recherches aujourd’hui dans les universités suisses voient cela tout différemment. En ce qui concerne l’histoire suisse, l’approche du déconstructivisme les hante toujours. La guilde des historiens se forme pour un nouveau combat visant toujours à détruire «les visions historiques régnantes» et à en construire des nouvelles. Ces derniers temps, on aime à cacher le déconstructivisme par la nouvelle étiquette soulignant continuellement l’aspect «transnational». Là-derrière ne se cache cependant pas de nouvelle méthode ou théorie, mais les anciens faits bien connus sont tout simplement traités à neuf. L’identification positive à la nation doit cependant être effacée, notre pays doit être conçu «au-delà» de la dimension nationale, à l’échelle «supranationale» justement, comme l’Union européenne le prêche continuellement. Il est temps d’abolir enfin les frontières nationales, l’Etat national doit être supprimé. Une pensée «post-nationale», voire «post-démocratique», doit mener à l’«Europe des régions».
L’un de ces historiens, Jakob Tanner, à la retraite depuis peu, a pris cette voie en tant que modèle: peu avant de quitter l’Université de Zurich, il a aboli la filière de l’«Histoire suisse», déjà dégradée à une matière secondaire en 2005. C’est intéressant de lire comment le gauchiste Tanner a commenté cette abolition: «La réforme de Bologne et la compétition entre les universités nous forcent […] à la simplification des programmes d’études et à la formation professionnelle des profils.»2 Une explication habile pour justifier une réforme de l’UE, à terme néolibérale, que Tanner utilise afin d’éliminer la recherche et l’enseignement de l’histoire suisse. Mais il ne s’agit pas uniquement de destruction, il faut aussi construire une «contre-image». Pratiquement en même temps, Tanner a annoncé sa dernière publication intitulée «Histoire de la Suisse au XXe siècle». Les futurs étudiants ne pourront donc plus étudier l’histoire suisse, et n’auront aucune possibilité de faire des recherches dans ce domaine, mais ils auront à leur disposition l’ouvrage historique de M. Tanner, qui n’est selon le professeur émérite en aucun cas une «histoire nationale ‹en conteneur› vue d’une étroite perspective de l’intérieur» [«nationale ‹Containergeschichte› aus der Binnenperspektive»].3
Au-delà des approches post-modernes, l’année commémorative 2015 doit nous servir à mieux comprendre le «modèle suisse» actuellement très reconnu, en essayant de relier les divers événements historiques et d’en illustrer les liens. Les quatre événements historiques de 1315, 1415, 1515 et 1815 sont des «étapes» importantes pour le développement de la Suisse actuelle et ils ont profondément marqué la vision historique des Confédérés.

1315: Bataille de Morgarten – «qu’aucun de nos pays ne doive se soumettre au joug d’un seigneur»

Nous n’allons pas reparler ici de la bataille en soi, mais des conséquences. Que trois semaines et demie après la bataille de Morgarten, le 9 décembre 1315, les trois pays d’Uri, de Schwyz et d’Unterwald renouvelèrent à Brunnen le Pacte fédéral de 1291. Ils décidèrent de resserrer leur alliance suite à la nouvelle situation après la bataille de Morgarten. C’est donc une preuve de plus que la bataille a véritablement eu lieu. Pour la première fois, la nouvelle lettre d’alliance, appelé aussi «Morgartenbrief» ou «Pacte de Brunnen», fut rédigée en langue allemande (Moyen haut-allemand), un acte souverain remarquable. La langue, en tant qu’élément d’union, resta importante pour la suite de notre Etat, mais sans bloquer la voie vers une Suisse moderne et constitutionnellement quadrilingue.
Le Pacte fédéral de 1291 formule déjà une éthique intemporel, sans laquelle la politique ne peut exister: «Au vu des temps difficiles, les gens et les communautés s’engagent à se prêter mutuellement un soutien sans borne contre tous ceux qui, dans leurs vallées et au dehors, les attaqueraient ou leur causeraient du tort.»4
Le Pacte de Brunnen confirma en 1315 sur cette base le principe de coopération qui s’oppose au principe de domination: «Nous avons décidé avec le même serment [et l’alliance] qu’aucun de nos pays ne se mettra sous le joug d’un seigneur, ou acceptera un seigneur sans la volonté et le conseil des autres.»5 On ne renonça pas définitivement à tous les devoirs d’obéissance, mais ce qui était important, c’est que les trois cantons Uri, Schwytz et Unterwald, possédaient déjà des lettres d’affranchissement du roi allemand et qu’ils voulaient garder ce statut particulier face à l’Empire aussi après la bataille. La Confédération ne fut pas «fondée» en 1315, mais un autre acte souverain et autonome d’en bas fut accompli et l’alliance fut resserrée sur la base de la foi chrétienne. Pour Roger Sablonier, le Pacte de Brunnen n’est pas non plus «douteux» et «est certainement né en relation étroite avec les circonstances politiques de l’époque [c’est-à-dire entre autres suite à la bataille de Morgarten]».6 Selon Sablonier, l’union renouvelée est avant tout une «garantie formulée à la suite de Morgarten».7 Pour la première fois, les alliés de la Suisse centrale s’appellent «eitgenozen»,8 les Confédérés. Ainsi, les habitants de la Suisse centrale se manifestèrent avec leur propre identité en tant que confédérés agissant solidairement. C’est pourquoi, la thèse ultérieure de Sablonier parlant de la «création du pays sans Confédérés»9 semble abondamment (de-)construit. Au contraire, les Confédérés soulignent dans le Pacte de Brunnen en tant qu’acteurs leur volonté de renforcer le principe de coopération. Cela devint par la suite un fondement central de la Suisse et n’a pas perdu sa validité jusqu’à aujourd’hui.

1415: Conquête de l’Argovie – la diète en tant qu’expression du principe coopératif

Sans aucun doute non seulement la fondation de la «Confédération», mais aussi l’intégration étatique et la stabilisation des divers cantons étaient un long processus. Néanmoins, il est avéré que ce processus débuta autour de 1300 et s’étendit jusque loin dans le XVe siècle. A la fin du XIVe siècle, les divers «pays» formèrent un regroupement politique utilisant collectivement des territoires (Allmende), «comme une commune d’alpages avec ses propres institutions»,10 entre autres la Landsgemeinde.
Pour l’esprit coopératif et l’idée de compensation, la création de la diète fédérale dans le contexte de la conquête de l’Argovie habsbourgeoise en 1415 fut caractéristique. C’est ainsi que les Confédérés accomplirent un autre pas important sur leur voie vers l’intégration étatique des diverses parties. Avec cette nouvelle conquête naquirent les «Gemeine Herrschaften» [dominations collectives], des régions que la Confédération des huit cantons devait alors administrer. Cette activité administrative donna la «cohésion» nécessaire pour continuer à grandir en commun. Le symbole de cette coopération intensifiée était la «diète» [«Tagsatzung»] qui fut l’unique comité central important de la Confédération jusqu’en 1848 (excepté la courte période de la République Helvétique). Grâce à ses assemblées, lors desquelles des messagers autorisés des cantons helvétiques délibéraient en commun les affaires, la diète obtint une grande importance. Andreas Würgler le résume ainsi: «En tant qu’assemblée politique, la diète était atypique comparée à d’autres assemblées représentatives européennes de la Renaissance et du début de l’Epoque moderne […] parce qu’elles n’étaient pas basées sur des relations entre des fiefs et un centre monarchique, mais sur des unions volontairement formées entre communes.»11
Avec l’expulsion des baillis habsbourgeois, les confédérés visaient le despotisme pour obtenir davantage d’autonomie. La création de bailliages communs n’était, selon Vasella, «pas un péché contre l’esprit des unions»:12 «La formation de bailliages ne peut être comprise que par la structure confédérative de l’union confédérale. Elle permit notamment la synthèse entre les exigences du principe de domination des villes et l’esprit des démocraties villageoises. Les cantons ruraux furent en réalité rattachés peu à peu aux villes uniquement par les bailliages communs. Ce fut avant tout la coseigneurie des cantons ruraux qui permit le développement plus libre des régions soumises. […] Dans ce contexte, la notion souvent utilisée de la liberté du village et de la commune se révèle être très féconde.»13
La confirmation de privilèges sommaire du roi Sigismond après la conquête helvétique de l’Argovie en 1415 nivela la position juridique des huit anciens cantons dont l’immédiateté impériale était avérée. Avec libération effective du Saint Empire après la guerre de Souabe en 1499, la Confédération exécuta résolument le prochain pas vers un processus d’unification à l’intérieur comme à l’extérieur, malgré que la fracture confessionnelle eut encore un effet freinant pendant les décennies suivantes. Les négociations de la diète furent pendant ce processus le reflet de la lutte constante pour la compensation d’exigences multiples. Elle encouragea la solidarité des confédérés comme aucune autre institution: «La diète fut et resta le symbole de la Confédération.»14

1515: Bataille de Marignan – la structure fédérative et la neutralité

Vasella souligna dans son essai «Sur la compréhension historique et la vision historique de la Suisse» que face aux conflits toujours belliqueux «il importerait de mettre davantage l’accent sur l’importance de l’excellente idée de la procédure d’arbitrage».15 Vasella s’opposa avec son approche de manière véhémente contre l’idée libérale d’unité et de progrès caractérisant non seulement l’historiographie suisse à partir de 1848 jusqu’aux années 1950, mais surgissant çà et là encore aujourd’hui. Selon Vasella, la nature de la Confédération médiévale, ne se trouve pas dans la construction de politique helvétique centralisée, mais dans la politique locale. Cela signifie que l’idée de la diversité de l’Etat suisse ou en d’autres termes «l’importance culturelle et étatique du fédéralisme»16 doit être placée au premier plan. A la place de l’idée de pouvoir et de l’idéal de l’élargissement de pouvoir étatique, l’ancienne Confédération soulignait la liberté coopérative et avant tout l’auto-restriction territoriale: «C’est ainsi que la structure fédérative fut bien fixée, aussi pour les époques suivantes. Cette structure ne permettait pas l’avènement d’une politique de grande puissance, malgré les ressources militaires importantes, c’est-à-dire du matériel humain considérable, représenté par des masses de mercenaires.»17 Selon Vasella, la conception d’une politique expansionniste de la Confédération manquait: «C’est pourquoi, la bataille de Marignan ne signifia pas la fin de la politique de grande puissance suisse; car elle n’avait jamais existé auparavant.»18 Le plus important pour le développement du système étatique suisse était sa structure fédérative, ce sont aussi les racines de la neutralité en tant que refus réfléchi d’une politique expansionniste du pays.
Ces conditions historiques agirent aussi au cours de l’époque des tensions religieuses et aboutirent finalement en 1648 à ce que la Suisse se détacha aussi de jure de l’Empire allemand et obtint la pleine souveraineté en tant que confédération d’Etats.

1815: Le Congrès de Vienne – confirmation de la neutralité perpétuelle

Dans le cadre de la Deuxième paix de Paris du 20 mars 1815 qui fut conclue après la dernière défaite de Napoléon, les pouvoirs européens reconnurent la neutralité perpétuelle de la Suisse et garantirent l’inviolabilité de son territoire. Comme le juriste renommé Hans-Ulrich Walder le soulignait sans cesse, ce traité de droit international n’a jamais été abrogé et il est toujours valable. Certaines personnalités réfléchies, tel le Genevois Pictet de Rochemont, obtinrent aux cours de négociations dures et obstinées une bonne solution pour la Suisse. Le soutien de la Russie fut aussi particulièrement utile. Le document de reconnaissance et de garantie du 20 novembre 1815 dit: «Les pouvoirs, ayant signé la déclaration du 20 mars, reconnaissent par le document exécutoire présent que la neutralité et l’invulnérabilité de la Suisse ainsi que son indépendance de toute influence étrangère, correspondent au vrai intérêt de tous les Etats européens.»19 Comme les temps peuvent changer …
Mais retournons à l’histoire: Dans une longue diète qui dura d’avril 1814 à août 1815, la Confédération fut finalement transformée en une confédération d’Etats de 22 cantons égaux en droits et souverains. Avec le Pacte fédéral, servant également de loi fondamentale, et s’appuyant sur le Pacte fédéral de 1291, les responsables définirent ce qui suit: «Les XXII cantons souverains de la Suisse [suit l’énumération des cantons] s’unissent par l’union actuelle pour affirmer leur liberté, leur indépendance et leur sécurité contre toutes attaques de pouvoirs étrangers, et pour le maintien du calme et de l’ordre à l’intérieur.»20
Avec le Pacte fédéral, la Suisse sauva les conquêtes démocratiques importantes (entre autre la suppression des rapports de sujétion) et fut capable d’aménager successivement par la suite les droits politiques de la population au niveau cantonal. Les cantons souverains agissaient jusqu’à la création de l’Etat fédéral de 1848 comme des «laboratoires de la liberté» et créèrent un processus certes riche en conflit, mais néanmoins constructif pour la concrétisation de la souveraineté populaire et de la démocratie directe. Une armée fédérale, composée de contingents des cantons, garantissait la sécurité extérieure.
Ces quatre événements historiques et leurs connexions montrent clairement qu’il vaut la peine de s’approfondir dans l’histoire suisse, de nombreux champs de recherche sont encore à explorer. Pour terminer sur les mots de George Thürer, il faut souligner qu’on a besoin de citoyens convaincus «qu’il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de rester Suisse au sens le plus profond du terme et d’aider à explorer, à représenter et à incarner notre forme d’Etat coopérative et libre.»21    •

(Traduction Horizons et débats)

1     Oskar Vasella. Über geschichtliches Verstehen
und das Geschichtsbild der Schweiz, in: Arbeiten zur Psychologie, Pädagogik und Heilpädagogik, Band 16, Freiburg 1959, p. 87–97, cf p. 88
2     Jakob Tanner. «Die Schweizer Geschichte floriert», Interview, in: Neue Zürcher Zeitung, 9/1/15
3    Ibd.
4    Bundesbrief der drei Orte Uri, Schwyz und
Nidwalden, in: Quellenwerk zur Entstehung der Schweizerischen Eidgenossenschaft. Urkunden, Chroniken, Hofrechte, Rödel und Jahrzeitbücher bis zum Beginn des XV. Jahrhunderts, éd. par l’Allgemeinen Geschichtsforschenden Gesellschaft der Schweiz, Abteilung I: Urkunden, Band I: Von den Anfängen bis Ende 1291, bearbeitet von Traugott Schiess, Aarau 1933, p. 776
5     Die drei Länder erneuern den Bund des Jahres 1291, in: Ibd., Band 2: Von Anfang 1292 bis Ende 1332, rédigé par Traugott Schiess, coédité par Bruno Meyer, Aarau 1937, p. 412 (traduction à
partir du moyen haut-allemand)
6    Roger Sablonier, 1315: ein weiteres Gründungsjahr der Eidgenossenschaft? Der Bundesbrief von 1315, in: Der Geschichtsfreund: Mitteilungen des Historischen Vereins Zentralschweiz, Band 160,
Zug 2007, p. 9–24, cf. pp. 15, 17
7    Ibd., p. 17
8    Länder, p. 411–415
9    Roger Sablonier. Gründungszeit ohne Eidgenossen. Politik und Gesellschaft in der Innerschweiz
um 1300, Baden 2008
10    Sablonier, Gründungsjahr, p. 20
11    Andreas Würgler, Art. Tagsatzung, in:
Historisches Lexikon der Schweiz, Band 12,
Basel 2013, p. 181–185, cf. p. 182
12    Vasella, Verstehen, p. 95
13    Ibd.
14    Ibd., p. 96
15    Ibd.
16    Ibd., p. 90
17    Ibd., p. 97
18    Ibd.
19    Anerkennungs- und Gewährleistungs-Urkunde der immerwährenden Neutralität der Schweiz vom 20. November 1815, in: Alfred Kölz (Hg.), Quellenbuch zur neueren schweizerischen
Verfassungsgeschichte, Bern 1992, p. 204
20    Bundesvertrag zwischen den XXII Kantonen
der Schweiz vom 7. August 1815, in: Kölz,
Quellenbuch, p. 193
21    Georg Thürer. Kultur des alten Landes Glarus. Studie des Lebens einer eidgenössischen Demo­kratie im 16. Jahrhundert, Glarus 1936, p. III

La reconnaissance réciproque de l’égalité, condition de la paix et du développement

«La doctrine dite des lumières était celle du droit naturel. Elle était axée sur la nature de l’homme, être humain et non catholique ou protestant, chrétien ou païen, Européen ou Asiatique, homme libre ou esclave. Elle posait la question des conditions dans lesquelles les hommes pouvaient coopérer pacifiquement et amicalement. Sa réponse était: en se mettant dans l’état de droit, soit, selon une formule de Kant, que les hommes et les Etats reconnaissent réciproquement leur égalité et limitent leur liberté selon des lois générales permettant à la liberté de chacun de coexister avec la liberté de tous les autres. Ce faisant, ils soumettent leur nature animale-biologique à leur nature axée sur la raison et dépassent ainsi le principe du droit du plus fort, du plus rapide, du plus malin, du plus brutal, du moins scrupuleux. Simultanément, ils créent la liberté par laquelle chaque homme et chaque peuple peuvent prendre des décisions permettant de réaliser leurs meilleures possibilités, de collaborer fraternellement et de vivre ensemble en paix. Question et réponse ont un pur caractère rationnel, les liant l’une à l’autre, et ne dépendent d’aucune condition théologique. Elles expriment le minimum de droit naturel qui comprend toutes les religions, cultures, traditions, et qui est indispensable pour fonder un ordre pacifique universel.»

Martin Kriele: Die demokratische Weltrevolution?und andere Beiträge.
Berlin 1997, p. 15s.

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