Une politique indépendante face à l’UE et l’OTAN

Une politique indépendante face à l’UE et l’OTAN

Rl. Les médias suisses ont donné l’information rapidement: les dirigeants de l’UE ont fait comprendre que les résultats des négociations entre Bruxelles et Londres ne signifieraient en aucun cas une concession face
à Berne. On voudrait y ajouter que la Suisse, pays non-membre de l’UE, devrait obéir et faire ce que Bruxelles lui commande. Cependant, comment va-t-elle cette UE?
L’UE est un colosse aux pieds d’argile: la crise des réfugiés n’est pas du tout résolue. Il est certain que le printemps reviendra et avec lui des centaines de milliers de nouveaux migrants. Dans divers Etats, des zones hors-la-loi se créent suite aux flux migratoires massifs. Il faut s’attendre à des frais sociaux d’une ampleur inattendue. Les populations sont mécontentes.

L’UE, colosse aux pieds d’argile

Les économies de la plupart des Etats membres de l’UE connaissent de sérieux problèmes en dépit des apports financiers illimités de la part de la Banque centrale européenne (BCE).
En même temps, les Etats-Unis alimentent la discorde en Ukraine et en Turquie, Etats voisins de la Russie. En cas de guerre, le territoire des Etats-Unis ne serait guère concerné. De plus, le boycott qu’ils ont imposé à la Russie nuit fortement aux économies des grands Etats membres de l’UE – qui sont leurs concurrents.
Simultanément, la centrale bruxelloise de l’UE se lie toujours plus étroitement à Washington: Bruxelles fait avancer les négociations sur TAFTA malgré l’opposition des citoyens. La braderie de l’économie est à craindre et cet accord transatlantique mènera à une plus grande entrave aux droits des citoyens. Bruxelles renforce activement les flux migratoires vers les Etats européens. Jean-Claude Junker et Jan Asselblom tentent ainsi d’imposer une certaine politique intérieure européenne malgré l’opposition déclarée de nombreux Etats européens. Tout pays qui n’obtempère pas est mis au pilori et menacé.

L’OTAN se réarme aux frontières russes

En même temps les Etats-Unis intensifient le «pacte de défense» de l’OTAN pour de nouvelles guerres: l’OTAN en Syrie, en Afrique du Nord, en mer d’Egée, en Géorgie et en Ukraine. L’OTAN renforce massivement son armement aux frontières russes. Le secrétaire général norvégien de l’OTAN Jens Stoltenberg ne perd aucune occasion attiser la haine contre la Russie. La situation se détériore continuellement.

La politique suisse doit rester indépendante

Au niveau international, l’action politique de la Suisse est particulièrement sollicitée. La Suisse doit jouer pleinement de son expérience en tant que lieu de négociations, d’Etat dépositaire du CICR, d’intermédiaire proposant ses bons offices, sans pourtant se perdre de vue. Actuellement, il s’agit de rester neutre de façon crédible, de garder ses distances face aux parties en conflits, de faire preuve de son indépendance. Et tout cela, dans un contexte international étroitement lié avec beaucoup d’interdépendances changeantes. Est-il sensé de continuer à participer au «Partenariat pour la paix», une institution dépendante de l’OTAN? Est-il sensé de satisfaire sans broncher toutes les exigences venant de la centrale bruxelloise de l’UE? Est-il sensé d’appliquer à la lettre l’Accord de Schengen et de se laisser prescrire sa propre politique intérieure? Ou bien ne vaut-il pas mieux de mener une politique étrangère indépendante dans les domaines de l’immigration, de la politique de défense du pays et de la politique économique et financière? La Suisse doit maintenir sa position d’Etat souverain. Vouloir accepter l’application autonome des intérêts de forces étrangères aurait des conséquences négatives imprévisibles non seulement pour la Suisse en tant que médiatrice neutre mais aussi très directement pour notre pays et ses habitants.    •

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