Elections françaises – le Syndicat s’est immiscé

Elections françaises – le Syndicat s’est immiscé

Emmanuel Macron risque de coûter cher à l’Allemagne

par Eberhard Hamer, professeur ès sciences économiques

Tout le monde s’étonne comment un inconnu politique comme Emmanuel Macron a soudainement pu gagner une majorité des voix en France – en doublant des hommes politiques connus et des partis politiques bien établis.
Le mystère Macron se dévoile lorsqu’on apprend,

  • qu’il s’agit d’un banquier de chez Rothschild,
  • que la presse française tout comme la presse allemande est dirigée par l’économie financière et la grande industrie,
  • que les grands groupes et les associations patronales de France (idem en Allemagne) luttent fanatiquement pour une Europe globale, pour davantage d’immigration de mains-d’œuvre et la crainte de voir Mme Le Pen l’emporter.
  • que cependant le peuple français, le syndicat de l’économie financière et de la grande industrie sont tous profondément déçus des fonctionnaires politiques corrompus des anciens partis et qu’ils leur ont retiré leur soutien,
  • de manière à ce que le syndicat – pour empêcher Mme Le Pen – a sorti du chapeau, comme par un coup de baguette magique, un nouvel homme, l’a financé, lui a envoyé en aide la presse dominante et l’a ainsi imposé comme sauveur de leur propre position de pouvoir, de leurs propres intérêts européens, pour davantage d’immigration et contrer la disparition des partis traditionnels.

Cela illustre parfaitement à quel point le syndicat du pouvoir de l’économie financière et les grands groupes ont le pouvoir politique en France – et à quel point, il peut s’imposer en dépit des divers partis courants populaires. Le fossé entre le syndicat économique et la France politique a été franchi au profit du premier à l’aide d’un candidat qu’on a fait entrer en lice par tous les moyens du pouvoir.
En Allemagne, la situation de départ est similaire. Ici aussi, il existe un fossé entre l’industrie financière et les grands groupes, leur presse et les partis établis d’une part et d’autre part les intérêts de la majorité du peuple qui, par exemple, n’a aucune envie d’assumer la responsabilité pour tous les Etats et toutes les banques en Europe, et qui ne désire pas d’immigration de masse en Allemagne. Quiconque défend ces intérêts du peuple est diffamé par le cartel au pouvoir, des groupes et de la presse comme étant «populiste». C’est-à-dire qu’il représente un danger pour l’immigration et la centralisation politique de l’Europe que les grands groupes invoquent. Dans les médias dominés par ces forces, de telles personnes sont poursuivies avec des articles haineux, ce qui rend leur vie dangereuse et leur fait risquer l’exclusion sociale.
Une chose est similaire en Allemagne et en France: tous les partis établis défendent les exigences de l’industrie financière et des grands groupes régnant dans l’ombre et tirent à boulets rouges sur toutes opinons contraires.
Macron risque cependant de coûter cher à l’Allemagne. Ses soutiens veulent que l’Europe se transforme – à l’encontre des accords – d’une union de responsabilités et de dettes en une union de transfert et budgétaire avec son propre ministre des Finances. Ainsi l’Allemagne, par exemple, perdrait sa souveraineté financière; nos impôts, nos excédents d’exportation et nos avoirs Target seraient placés dans le même panier et redistribués par la Commission européenne selon la volonté des pays endettés du Sud de l’Europe. Nous ne serions pas seulement responsables de toutes les dettes comme actuellement, mais nous n’aurions plus d’excédents, mais uniquement des dettes communes croissantes – voilà le «plaisir de sombrer ensemble», comme je l’avais déjà évoqué lors de la création du MES.
Macron a déjà annoncé que le frein à l’endettement (3%) n’était plus valable pour la France, qu’on préférait – contrairement à tous les traités de l’UE – s’endetter sans scrupules au lieu de faire des économies, et que l’esprit économe de l’Allemagne ne bloquerait plus l’UE, car elle devra se soumettre à la volonté du syndicat financier. Cela revient pratiquement à la socialisation de tous les excédents d’exportation, des avoirs et des efforts d’épargne allemands.
On pourrait dire: «Ne précipitions rien!» Cependant, comme les pays endettés d’Europe du Sud disposent, suite au Brexit, d’une majorité claire sur les pays économes, l’UE deviendra une joyeuse salle à dettes sans scrupules, la BCE une machine à dettes et un fond spéculatif pour toutes les dettes étatiques européennes. L’euro perdra donc de plus en plus de sa valeur – jusqu’au moment où plus personne ne voudra d’euros ou alors un crash, suite à l’effondrement d’une des bulles financières ou sociales, surviendra avant.
Macron n’est pas le seul à avoir gagné, c’est avant tout le syndicat financier le contrôlant, qui en profite. Celui-ci veut la centralisation de l’euro et la poursuite des endettements illimités – tout ce que l’Allemagne ne voulait pas et dont elle devra alors subir les conséquences.    •
(Traduction Horizons et débats)

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