«Une rose pour Tamara»: un «contact humain avec l’ennemi»

«Une rose pour Tamara»: un «contact humain avec l’ennemi»

par Moritz Nestor

Le 2 janvier 2001 a paru la première édition du livre unique en son genre intitulé «Une rose pour Tamara» de Fritz Wittmann, parrainé par l’ancien maire d’Erlangen Dietmar Hahlweg, l’initiateur du partenariat Erlangen-Vladimir. Fritz Wittmann a écrit ce livre en collaboration avec Peter Steger, le responsable du jumelage d’Erlangen. Voici un émouvant sous-titre de l’auteur habitant Baiersdorf: «Lors d’une accolade russe, on ressent la chaleur cordiale même en hiver à travers la plus épaisse vestes rembourrée.» Il faut l’avoir vécu personnellement pour pouvoir le décrire ainsi.
Le livre contient les mémoires de Fritz Wittmann et dix autres anciens prisonniers de guerre allemands ayant vécu plusieurs années après la guerre, dans des camps de la ville russe de Vladimir et dans d’autres camps de l’URSS. Vladimir, situé à l’est de Moscou derrière le front a été transformée, en été 1941, après l’invasion de la Wehrmacht en une ville de camps et d’hôpitaux militaires. En hiver, lors du blocage de l’avancée allemande devant Moscou, les premiers prisonniers de guerre d’Erlangen se sont retrouvés à Vladimir.

Dans la préface de la deuxième édition du livre en 2008 – le 25e anniversaire du jumelage Erlangen–Vladimir – le premier maire d’Erlangen Andreas Galster écrit: «Oui, il y eut de nombreux moments terribles. Mais, n’étaient-ce pas les soldats allemands qui apportèrent en premier l’horreur dans un pays ne souhaitant pas la guerre? Ne devaient-ils pas s’attendre à de la vengeance et de la haine? Cela est d’autant plus étonnant de constater la compassion et la sympathie émanant de la population, et même de certains gardes et commandants, mais surtout du personnel hospitalier,à l’égard des prisonniers de guerre. Les auteurs parlent de tout cela dans leur recueil, marqué par l’esprit humaniste de Fritz Wittmann et de la volonté intacte de réconciliation. A Vladimir, on a été si impressionné par ce travail de paix, publié déjà en 2002, complété par des souvenir des témoins russes de l’époque.»

L’auteur a obtenu le premier prix du Forum germano-russe pour son engagement civique. Selon Fritz Wittmann, le but était d’illustrer un «contact humain avec l’ennemi». Voilà un projet réussi.
Ce livre enthousiasme avant tout l’historien, grâce à son historiographie «éloignée de tous clichés et diabolisations, mais également sans embellissement et sans adapter l’histoire». Un cas rare d’objectivité factuelle combinée avec humanité et amitié entre les peuples, loin d’une historiographie contractuelle.
La lecture vous apaise. C’est un livre à étudier dans tous les cours de politique et d’histoire. Et, on souhaiterait vivement que ces vétérans de la Wehrmacht, les derniers témoins de la Seconde Guerre mondiale, soient davantage respectés. Ils savent ce qu’est la guerre en Russie, ils étaient à Stalingrad et ils connaissent le peuple russe par leurs propres expériences de soldats et de prisonniers. Ils les connaissent mieux que toutes les élites gouvernementales ayant perdu le respect de la paix et voulant nous entraîner dans de nouvelles activités bellicistes.     •

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