Violence contre la police à Stuttgart, Francfort et ailleurs

D’où vient-elle? Quel en est le contexte? – réflexions sur un phénomène inquiétant

par Ewald Wetekamp, Stockach sur le lac de Constance

La nouvelle des émeutes et des excès de violence à Stuttgart s’est très vite répandue. Des vidéos de la nuit ont été diffusées sur le net, ci-inclus les commentaires de témoins. Tous ont déclaré n’avoir jamais vécu de scènes comparables auparavant. Ils n’en croyaient pas leurs yeux. Leur consternation fut palpablement réelle. Les vidéos diffusées avaient beau être commentées du côté de l’Etat de droit, elles n’ont pourtant pas dominé l’opinion publiée. On avait plutôt affaire, dans les médias, à des commentaires attribuant le fondement de ces crimes – dommages matériels et violence corporelle qui, dans ce cas, constituaient également la rupture de la paix – à la frustration accumulée et causée par les mesures du coronavirus. D’autres ont parlé d’une scène de fête juvénile qui, pour des raisons encore inconnues, s’était activement transformée en une violence exécrable.

A quoi bon diffuser de telle banalisations, apparemment systématiques? Où est-il, le front uni contre la violence? Un professeur de criminologie tente de faire appel à notre sympathie, en invoquant des justifications sociales pour protéger et défendre les auteurs de cette violence. En agissant ainsi il dépénalise la responsabilité de ceux qui ont commis de tels actes.

Stuttgart n’est pas un cas isolé

Ceux qui pensent que Stuttgart est un phénomène singulier devront se souvenir du fait que nous, Allemands, connaissons ce genre de choses depuis des années, à Berlin, Hambourg, Cologne et dans d’autres villes d’Allemagne. Lors des violentes émeutes qui se sont déroulées à Hambourg pendant le sommet du G-20, l’un des principaux organisateurs de la «Rote Flora» (Flore rouge) a eu l’arrogance d’annoncer que la prochaine fois, ils ne dévasteraient pas leurs propres quartiers seulement, provoqueraient aussi le chaos jusqu’à Blankenese (banlieue chic de Hambourg). Cet appel sans ambiguïté à commettre un crime est resté sans suivi juridique. Or une telle incitation à la violence, dans ce contexte, relève d’une infraction pénale, l’appel ayant été diffusé dans tous les médias. Cela n’a fait bouger aucune institution administrative de la justice. Le même jeu se répète sous nos yeux. L’autorité juridique n’est pas sortie de sa passiveté tout en sachant que des casseurs connus, arrivés de toute part en Europe se concentraient dans la ville de Hambourg. On était donc au courant.

Alimentées par les déclarations lénifiantes des grands médias et face à l’absence d’avertissements clairs, les émeutes ont éclaté à nouveau à Stuttgart, le troisième week-end après les émeutes initiales. Seule la forte présence des agents de la police municipale a pu empêcher le pillage cette fois-ci. Le fait qu’un porte-parole de la police ait parlé d’un «samedi soir parfaitement normal à Stuttgart» nous fait poser la question si c’est vraiment l’état normal des choses lorsqu’on nous fait état d’une personne gravement blessée et de onze arrestations effectuées par les forces de l’ordre. La presse nationale a peu mentionné ces nouvelles émeutes. D'autre part, le travail de la police au lendemain des émeutes et face aux nouveaux excès de violence n’est point passé inaperçu. Comme plusieurs auteurs réfutaient de donner les détails sur leur identité et leur contexte social, la police a enquêté sur l’environnement familial des auteurs. Et rapidement, leur travail a été qualifié de «recherche sur l’arbre généalogique». L’objectif de ridiculiser le travail de la police allemande est évident.

Les Verts, le Parti socialiste (SPD) et même le FDP (les libéraux) ont déclaré que ce type de travail policier n’était en aucun cas acceptable, qu’il était irritant et dangereux et qu’il constituait une déviation intolérable. 

Ce qui est en effet irritant et inquiétant, tout au contraire, ce sont plutôt de telles affirmations elles-mêmes car elles sont susceptibles de préparer le terrain à de nouvelles émeutes, sapant le travail de la police. Par exemple, dans la nuit du 18 au 19 juillet 2020, des émeutes nocturnes ont eu lieu sur l’Opernplatz (place de l’Opéra) à Francfort-sur-le-Main, au cours desquelles cinq officiers de police ont été blessés et 39 casseurs arrêtés. Les émeutes ont pris de l’ampleur parce que la police voulait venir en aide à une victime brutalisée lors d’une bagarre, terrassée au sol et hors d’état de se défendre contre ses agresseurs. Immédiatement, l’agression du groupe de casseurs se dirigea contre les agents de police. Elle fut accompagnée d’une grêle de jets de bouteilles provenant du rang des manifestants. Chaque fois qu’une bouteille atteignait un officier, le lanceur était acclamé par la meute. 

Zones interdites

Ces zones dans les villes allemandes et, ces derniers temps, également dans les petites villes sont connues de tous. Dès la parution des livres tel «Deutschland im Blaulicht» (L’Allemagne dans la lumière bleue) et «Das Ende der Geduld» (La fin de la patience), nous autres, allemands, avons reçu un aperçu de ces phénomènes. Pourquoi est-ce que personne ne met ces problèmes sur l’ordre du jour, pourquoi n’existe-t-il pas de prévention efficace? L’exemple le plus récent est une question parlementaire adressée au gouvernement de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (RNW). Les auteurs de la question voulaient savoir où, en RNW, il y avait des bastions de grande criminalité, des zones appelées interdites où les agents des forces de l’ordre ne s’aventuraient plus jamais ou, dans des cas inévitables, en équipe seulement. Pour répondre à cette question, le gouvernement du Land RNW avait besoin de trois ans, et cela sous le poids d’une pression juridique uniquement. Car la réponse, très tardive, ne se faisait que lorsque les interrogateurs avaient fait appel à la Cour constitutionnelle du Land et que celle-ci a sommé le ministère de l’Intérieur de RNW de fournir les informations demandées.

En conséquence, Cologne, dont le maire a souligné à plusieurs reprises l’insécurité sans cesse grandissante de la ville, a été classée comme une ville pionnière dans le domaine de la criminalité violente. Dans plusieurs rues, les forces de l’ordre n’osent s’y aventurer qu’en équipe. Même les pompiers y sont attaqués. Et pendant des années, cet état de choses n’a pas seulement été accepté, mais étouffé aussi ou embellie par des euphémismes, donc toléré. 

Un autre exemple actuel de l’érosion de la responsabilité de l’Etat est le retrait de la plainte pénale déposée par le ministre allemand de l’Intérieur contre un commentateur du quotidien d’observation de gauche, le «taz». Il avait traité les agents de la police municipale d’«ordure humaine». Ciel! Comment le ministre de l’intérieur arrive-t-il à retirer sa plainte contre de telles attaques, verbales mais criminelles? 

Depuis la campagne mondiale «Black lives matter», il est devenu de plus en plus difficile de procéder à des arrestations, voilà ce qui ressort des rapports de police des grandes villes allemandes, car de nombreux groupuscules de manifestants prétendent immédiatement que l’action de la police est raciste. Si cela n’a pas d’effet, les manifestants recourent aussitôt à l’accusation de sexisme.

Que sont les «zones de non-droit»?

C’est ainsi que se créent les «zones de non-droit». Ce terme est devenu tellement habituel que l’on pourrait admettre leur réelle existence. Si l’on y regarde de plus près, on constate que dans ces espaces dits «sans loi» se répand un autre principe se prétendant engagé dans d’autres «valeurs», dans un «principe plus juste» ou plus apte à s’imposer. Regardons, par comparaison, ce qui se produit sur Internet. Pendant longtemps, la communication à travers le domaine logiciel était considérée comme non réglementée. Il était carrément exclu de mettre un terme aux activités criminelles sur le net. Comment expliquer alors le fait divers que récemment, un homme ayant commandé, par voie numérique, un alambic pour distiller des extraits d’herbes et de feuilles pour sa femme constata, à sa grande surprise, l’empressement de la douane à le sanctionner pour l’éventualité d’avoir commis une telle infraction. La distillation de l’alcool, en Allemagne, n’est permise qu’avec une autorisation officielle. Soudain, l’Internet est tout de même surveillé et les autorités compétentes réagissent promptement. Qu’en est-il de tous les réseaux de pornographie enfantine, de la pornographie hardcore, avec laquelle même les plus petits enfants sont perturbés?

Les espaces dits «sans loi» 
sont en effet des «no go»!

Avec la loi allemande sur le contrôle des plateformes sociales numériques (Netzwerkdurchsetzungsgesetz en allemand) les réseaux numériques sont soudainement passés au crible pour y détecter les «discours de haine» et les «fausses nouvelles» susceptibles d’être immédiatement effacées. Entre-temps, YouTubea supprimé des dizaines de milliers de chaînes avec des millions de vidéos. Twitter s’y est joint entre-temps. Les «maîtres du web» avaient toujours été capables de le faire, c’est maintenant qu’ils le font. Cette procédure est plus que douteuse en termes juridiques, car il n’existe aucun organe juridique permettant de clarifier les contenus et de décider de ceux qui constitue une enfreinte de ceux relevant du droit démocratique de la libre expression, soutenu par l’Etat et assurée de la constitution allemande. Les discours de haine et les fausses nouvelles sont donc devenus soudainement l’ennemi public numéro un. Tout le reste semble s’éclipser face à cela. Le «Network Enforcement Act» et son simulacre dans la nouvelle loi allemande sur le contrôle des réseaux numériques ainsi que la position de monopole des grandes sociétés Internet sont en train de se transformer en machine de censure, comme on ne l’a jamais connu dans le passé. 

Ajoutée aux points de vue publiés dans les médias du mainstream, une sorte d’hégémonie culturelle nouvellement définie s’impose se déclarant être la mesure de toutes choses, et cela avec l’aide de la loi mentionnée ci-dessus sur le contrôle idéologique de l’Internet. Dans le passé, nous avions un théoricien italien de la stratégie communiste, Antonio Gramsci, qui a transformé la théorie de l’hégémonie culturelle en concept politique, bien accueilli et mis en œuvre par ses partisans. Il partait de l’idée que la conquête de la culture précède à la révolution. Aujourd’hui, nous devons admettre que des sujets tels que le genre, la famille, la tradition, la nation, l’Etat, la société, l’économie, les valeurs, les vertus et même l’historiographie sont dominés par de nouveaux «hégémons culturels». A quelle révolution se préparent-ils?

Le monopole de l’Etat sur l’usage de la force

Par son monopole sur l’usage de la force, l’Etat assume l’obligation et la tâche souveraine d’assurer la meilleure sécurité possible à ses citoyens, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Tâche souveraine lui réservée seul, car seuls les organes de l’Etat sont autorisés à punir les crimes recourant, si besoin, à la force, incluant l’emploi des armes. Le cadre juridique strict de cette démarche garantit l’exécution légale de cette ultime compétence étatique. La justice vigilante est interdite. L’exclusion de «faire sa justice» est également ancrée dans l’intérêt général que doit garantir l’Etat. C’est pourquoi l’Etat souverain de droit garantit à la communauté civile, composée de la totalité de ses concitoyens, de la protéger et faire tout ce qu’elle peut pour qu’elle s’épanouisse en sûreté et en paix.

Pour quelle raison 
financer l’Antifa par l’Etat?

Ce concept de base est d’une grande importance, surtout dans la démocratie bien équipée sous-tendant la République fédérale d’Allemagne. Dans une démocratie, la police protège les citoyens sur la base de conditions constitutionnelles légitimées démocratiquement. Les cercles qui ont pour but de présenter la police dans son ensemble  comme des mercenaires sans cervelle et brutaux «au service de la classe dominante», agissent selon des motivations politico-idéologiques et selon des modèles ne s’inscrivant pas dans la conception européenne de la démocratie. A cet égard, les organisations militantes modernes tels que l’Antifane se trouvent guère au-dessus de tout soupçon.

Néanmoins, il est question au Bundestag d’accorder à l’Antifa un montant fixe par an, afin qu’il ne doive plus procéder, chaque année, à de nouvelles séries de demandes. De tels paiements, à échelle considérable, sont déjà pratiqués par certains Länder fédéraux, selon le motif que l’Antifa soutiendrait la démocratie. Sur ce point, la question se pose de savoir comment les responsables de l’Etat ainsi que les députés du Bundestag allemand comprennent le monopole étatique du recours à la force. De même, on peut se poser la question de savoir qui recevra en effet ces contributions de l’Etat.

Si un tel soutien à l’Antifa par les organes de l'État nuit définitivement au travail de la police, la loi anti-discrimination du Land fédéral de Berlin (Landes-Antidiskriminierungsgesetz LADG), adoptée par le Sénat de Berlin, le 11 juin 2020, va encore plus loin. Le législateur rose-rouge-vert du Sénat de Berlin ne vise pas seulement le travail de la police, mais l'ensemble du service public. Ce dernier est mis sur sa défensive avec un concept d’anti-discrimination plus que douteux, de sorte que l'on peut s'attendre à ce que la simple accusation d'avoir été discriminé pour des raisons ethniques, religieuses ou de sexe suffise à traduire n'importe quel fonctionnaire en justice. Ce faisant, le plaignant n'a qu'à faire en sorte que l'accusation, désormais considérée comme pénalement pertinente, paraisse probable selon la loi, et une procédure peut être engagée dans laquelle le policier se voit coincer de prouver son innocence (voir l'extrait du LADG dans l'encadré). Ce renversement de la charge de la preuve s'appliquera désormais à tous les fonctionnaires de l'État. Les enseignants doivent s’en méfier car le fait de lui attribuer une mauvaise note à un élève ou de ne pas le faire passer à la classe supérieure peut dorénavant être qualifié de procédure probablement raciste. 

Ce processus est encore aggravé par le fait que la nouvelle loi prévoit une "plainte anti-discrimination par association", qui vise à réclamer des dommages et intérêts au plaignant. Si un dommage matériel ne peut être quantifié, un dommage moral est calculé. Les fonctionnaires sont ainsi pris entre deux feux. S'ils deviennent actifs, ils sont menacés d'une plainte collective, s'ils ne deviennent pas actifs, cela peut aussi leur arriver. Voir "§ 4 (1) qui dit que l'omission de mesures et d'actions mettant fin à la discrimination équivaut à une action ...".

Jadis l'Ecole de Francfort – 
et aujourd'hui ?

Il y a quelques décennies, l'Ecole de Francfort et ses représentants ont acquis une grande importance grâce au soutien national et étranger. Ses représentants, notamment ceux de tendance néo-marxiste, considéraient l'éducation à caractère autoritaire comme le mal par excellence de la pédagogie allemande qui, selon leurs analyses, aurait rendu possible le national-socialisme en premier lieu. À leurs yeux, l'État et, dans la sphère familiale, le père, considéré comme la personne faisant autorité dans la famille, étaient les représentants les plus importants de cette pédagogie. Il s'agissait maintenant de changer radicalement cette situation dans le cadre d'un processus de rééducation. L'idée stratégique en était que la génération montante devait rendre ce processus opérationnel dans les familles, les institutions de l'État et dans la rue. Qui a oublié comment des adolescents politisés de différentes générations descendaient dans la rue pour protester, dans les années 68, contre leurs pères et contre les représentants de l'État ou même contre l'État en général ? Le niveau de destruction atteint est mis en évidence par les slogans autodestructeurs tels que "Détruisez ce qui vous détruit" ou "Mettez les flics à plat comme des sandwichs".

Il est certain que beaucoup de ceux qui étaient actifs à cette époque avaient une préoccupation humaine tout à fait honnête. Il y avait suffisamment de raisons pour cela. Mais sur la question cruciale de la violence, parmi tant d’autres, nombreux ont clairement échoué en pensant que la violence leur était permise, ce qui déboucha sur des meurtres pour raison idéologique. La violence a d'abord été dirigée contre les choses, ensuite contre les personnes. L’enfreinte « spontanée » de ce qui était légal avait une valeur systématique, stratégique.

Il est certain que la vie en communauté dans un État souverain exige toujours l’évolution vers ce qui est considéré être un progrès, dans le sens de réformes permanentes soutenues par la majorité des citoyens. 

Même s'il se peut que dans certains endroits la pédagogie de l'Après-guerre ait ressemblé, en Allemagne, à une « pédagogie noire », la question se pose de savoir pourquoi une société cultivée comme l'Allemagne de l'Ouest n'aura pas été capable de mettre en discussion un idéal éducatif par le biais d'un sérieux éclaircissement qui, à long terme, aurait pu donner la base d’une nouvelle pédagogie, plus respectueuse envers la nature et la nature de l'homme et surtout envers les personnes à éduquer. Cela aurait peut-être abouti à une nouvelle citoyenneté vécue cherchant à mettre le bien commun au centre. Au lieu de cela, nous avons dû constater que dans de nombreux endroits, le bébé était jeté avec l'eau du bain, dans une multitude de domaines sociaux et culturels. Le programme de cette action semble être la dénationalisation des formes humaines dans la vie sociale. En tout cas, il semble qu’on a affaire à la tentative de transformer l'action de l'État. Quelle en sera la prochaine étape ?

La violence ne se limite pas 
aux grandes villes allemandes

Stuttgart n'est pas un événement unique. Une telle chose ne tombe pas du ciel. Des casseurs violents cagoulés s'étaient arrangés pour se rencontrer par téléphone portable, voilà ce qui ressort des rapports policiers. Des masques d’assaut, des matraques et des pavés avaient déjà été préparés et déposés dans des chariots. S’agissait-il là d’un évènement spontané ? Que ceux qui pensent ainsi  se détrompent ! 

La question demeure : à qui profite tout cela ? Et elle amène aussitôt une autre question: qui a les moyens et la possibilité de mettre en œuvre une telle action d’envergure, et pas uniquement dans un pays isolé ? Un regard au-delà des frontières et de l'Atlantique montre que nous risquons d’évoluer vers des conditions proches de la guerre civile. L'autorité de l'État liée par l'ordre public est activement empêchée de remplir ses missions fondamentales. La "loi du plus fort" doit- elle en effet prendre le haut du pavé ?

Ce qu'il nous faut

Une chose est claire : les événements et les circonstances d'accompagnement décrits ne sont en aucun cas capables d'obtenir le soutien de la majorité. La police allemande continue à jouir d'une grande réputation auprès de la population. Le moment est venu pour nous, en tant que citoyens, d'exprimer notre soutien aux forces de l’ordre démocratique, car leur travail, ainsi que celui des pompiers et des ambulanciers, sont dans l’intérêt de nous tous. Cela peut prendre de diverses formes. Écrivons des lettres à la rédaction de nos médias, au sujet de Stuttgart, de Francfort et surtout de la nouvelle loi antidiscriminatoire du Land de Berlin et de la loi sur l'application des contrôles sur les réseaux internet. Commençons la discussion sur les droits fondamentaux et les tâches de l'État. Ayons l’esprit civil de témoigner notre respect envers notre police et de remercier les policiers. Chacun le fera à sa manière. Il est important que chaque agent de police accomplissant son devoir se rende compte que la grande majorité des citoyens perçoit correctement son travail. Des paroles engagées, des informations honnêtes sur les incidents ainsi qu'une discussion approfondie sur les bases de la constitution, dans laquelle les fondements de l'État et ses tâches essentielles sont détaillés et expliqués, voilà ce qu’il nous faut !

 

Extraits de la loi anti-discrimination de l’Etat de Berlin LADG

Loi anti-discrimination de l’Etat fédéral de Berlin, adoptée au Sénat le 11 juin 2020, publiée le 20 juin 2020 dans le Gesetz- und Verordnungsblatt für Berlin (Journal des lois et ordonnances de Berlin; extraits

§ 2 Interdiction de la discrimination

Aucune personne ne doit faire l’objet d’une discrimination dans le cadre du droit public, fondée sur le sexe, l’origine ethnique, une attribution raciste et antisémite, la religion et les convictions, un handicap, une maladie chronique, l’âge, la langue, l’identité sexuelle et de genre et le statut social.

§ 3 Champ d’application

1La présente loi s'applique à l’administration berlinoise, aux organismes, institutions et fondations de droit public relevant directement de l’Etat, à la Cour des comptes de Berlin et au ou à la délégué(e) de Berlin à la protection des données et à la liberté d’information, ainsi qu’aux tribunaux et aux autorités du ministère public de l’Etat de Berlin, de la Cour constitutionnelle et de la Chambre des représentants de Berlin [...].

§ 4 Formes de discrimination

1Une discrimination directe se produit lorsqu’une personne [...] est traitée moins favorablement que ne l’est, a été ou ne le serait une autre dans une situation comparable et que la différence de traitement [...] n’est pas justifiée. [...] Ne pas prendre de mesures ni agir dans l’intention de mettre fin à la discrimination équivaut à l’acte discriminateur [...].

§ 7 Règle de présomption

Si des faits sont établis rendant probable l’existence d’une enfreinte contre les § 2 ou 6, il incombe à l’organisme public de réfuter l’enfreinte.

§ 8 Responsabilité en matière de dédommagement; procédure légale

1En cas d’infraction [...], l’organisme public dans le domaine de compétence duquel la discrimination a eu lieu est tenu d’indemniser la personne discriminée pour le préjudice en résultant [...].

2Dans le cas de dommages autres que financiers, la personne discriminée peut demander une indemnisation adéquate en argent.

Le § 9 régit «la plainte collective relevant de la loi anti-discrimination»

 

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