Crise du Corona: Tournous à nouveau vers l’avenir

Perspectives d’un assouplissement progressif de l’économie suisse

par Marianne Wüthrich

Le 8 avril, la présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, a annoncé que la vie économique s’ouvrirait lentement à partir de la fin avril, même si l’accent reste bien sûr mis sur la santé de la population. Dans le cadre du programme «Focus sur les PME» du 6 avril, Hans-Ulrich Bigler, directeur de l’Union suisse des arts et métiers (USAM), et Daniel Kalt, économiste en chef de l’UBS, ont parlé de la situation actuelle des PME et de la population active en Suisse et ont donné de premières réflexions sur un «redémarrage intelligent» de l’économie. Plusieurs associations professionnelles de l’USAM ont soumis des projets au Conseil fédéral pour une réouverture contrôlée de leurs entreprises dans le respect des distances et des mesures d’hygiène prescrites. C’est logique, car les experts des différents secteurs connaissent mieux que personne leur situation professionnelle, les éventuelles restrictions aux contacts directs et les points sensibles.
Les choses doivent prendre lentement une voie ascendante. Avant d’aborder les déclarations et les concepts susmentionnés, visant à relancer l’économie suisse il est nécessaire de faire une pause humaine. Nous, les Suisses, avons la chance de pouvoir déjà planifier à nouveau. Nous le devons en partie au bon fonctionnement du modèle suisse construit par le peuple et qui est soutenu conjointement même dans les moments difficiles, mais aussi en partie à des circonstances heureuses du passé et du présent. Quoi qu’il en soit, nous avons toutes les raisons d’être reconnaissants et de penser aussi aux autres. Lorsque le monde qui nous entoure est en feu, lorsque dans certains pays des milliers et des milliers de malades ne peuvent recevoir les soins dont ils ont besoin pour survivre et meurent misérablement, nous, les Suisses, devrions regarder au-delà de notre propre cour et remplir notre obligation humanitaire envers nos semblables. 

Avant Pâques, la présidente Sommaruga a averti les médias que les mesures prises jusqu’à présent pour contenir la pandémie de corona avaient eu leur effet mais que nous étions encore loin d’avoir atteint notre objectif.

Un assouplissement progressif, 
mais sans opposer l’économie à la santé

Lors de la conférence de presse du 8 avril 2020 le Conseil fédéral a annoncé les deux décisions suivantes:

  1. Les mesures existantes seront maintenues jusqu’au 26 avril.
  2. Le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de l’intérieur d’élaborer, en collaboration avec le Département fédéral de l’économie, de l’éducation et de la recherche, un concept en vue de l’introduction progressive des assouplissements. Le Conseil fédéral discutera de ce concept lors de la prochaine séance du 16 avril et les présentera à nouveau devant les médias les 17 et 18 avril. La première détente devrait pouvoir avoir lieu avant la fin du mois d’avril.

Mme Sommarugaa déclaré clairement: «Ce concept ne consiste pas à opposer la santé à l’économie. Comme par le passé, le Conseil fédéral continuera à se concentrer sur la santé de la population». Le Conseil fédéral n’autorisera un assouplissement que si la santé est assurée, afin de limiter au maximum les dommages économiques.

Evaluation des mesures de soutien de la Confédération

Dans «Focus sur les PME» du 6 avril, Hans-Ulrich Bigler, ancien conseiller national (Parti libéral) et directeur de l’Union suisse des arts et métiers, et Daniel Kalt, économiste en chef Suisse de l’UBS, ont salué le train de mesures du Conseil fédéral comme une aide d’urgence très efficace pour les PME et les employés.1 Selon Bigler, le message du secteur du commerce selon lequel «Faire disparaitre 500 000 PME serait une trop grande perte» est parvenu au Conseil fédéral. Selon Daniel Kalt, les mesures sont très efficaces en comparaison internationale, en particulier l’indemnisation du chômage partiel qui est un instrument efficace pour prévenir un chômage élevé. En revanche, aux Etats-Unis, par exemple, dix millions de personnes ont été licenciées en deux semaines en raison de la mentalité d’embauche et de licenciement.
Toutefois, les deux participants à la discussion ont souligné que nous avions tous besoins bientôt d’une perspective de reprise économique progressive, parallèlement à la politique de santé, bien sûr. 25% des employés sont en chômage partiel, le chômage augmente, de nombreuses entreprises n’ont pas de revenus mais doivent continuer à payer des frais fixes. Les prêts garantis par le gouvernement fédéral devront être remboursés après la crise: «C’est vrai», remarque Hans-Ulrich Bigler, mais les entreprises manqueront alors de cet argent pour les investissements nécessaires.2
Le Conseil fédéral a annoncé, deux jours après cette discussion, la perspective souhaitée par Bigler et Kalt d’une normalisation progressive de l’économie, compte tenu de la situation épidémiologique, et l’a concrétisée le 16 avril (voir l’encadré).

Pas de calcul coûts-avantages 
lorsque des vies humaines sont en jeu

Lors du tour de table consacré aux PME, le modérateur a également soulevé la question de la proportionnalité des restrictions strictes à la liberté économique et personnelle qui s’appliquent aujourd’hui. Claudia Steinmann: «[…] la discussion sur la proportionnalité et l’analyse coût-bénéfice, toujours à l’esprit des économistes, n’est pas ou pas encore autorisée.» Daniel Kalt: «Oui, bien sûr, dans une certaine mesure, les gens se détournent de cette question sensible au niveau éthique. De facto, nous [c’est-à-dire les économistes, mw] procédons de la sorte: nous mettons en balance la vie humaine et les dommages économiques, et personne n’aime parler de cela.» Cela montre que ce genre de réflexion sur les coûts et les bénéfices n’est probablement pas son affaire. Mais Daniel Kalt doit être contredit lorsqu’il ajoute que le Conseil fédéral est ici dans une pesée d’intérét trés diffcile «puisqu’ il devait» décider de l’ampleur des dommages économiques que nous devons permettre pour sauver des vies humaines.
Le Conseil fédéral ne doit jamais prendre une telle décision. Au lieu de cela, Mme Sommaruga a clairement indiqué, le 8 avril, ce qui se place au premier rang, à savoir la santé de la population. Nous, citoyens, suivrons de près le déroulement des événements et y engagerons la politique et les entreprises.

Les associations professionnelles 
se préparent à la reprise de leur activité 

Dans son communiqué de presse du 6 avril, l’association l’Union Suisse des arts et des métiers (USAM) appelle à un «redémarrage intelligent» de l’économie, c’est-à-dire que «la majorité de la population devra progressivement reprendre ses activités normales, en fonction de la situation épidémiologique», en lien avec des tests et avec des mesures de contrôle.3 Les premiers projets concrets soumis au Conseil fédéral par les associations professionnelles sont intéressants à lire. L’USAM les a présentés le lendemain, et demande que «les branches ayant un contact proche avec la clientèle puissent elles-mêmes identifier les mesures appropriées leur permettant de respecter la protection de la santé des clients et des employés».4 Le Conseil fédéral n’aura probablement rien à y objecter, au contraire, il dépendra de l’aide pratique des associations professionnelles pour pouvoir agir.
Examinons les premiers concepts illustratifs de leur côté. 

L’exemple des magasins de sport

Dans son document de projet, l’association Suisse des magasins d’articles de sport ASMAS demande que les magasins et les installations sportives soient ouverts le plus rapidement possible afin de réduire les stocks saisonniers trop importants. Surtout les entreprises axées sur la saison d’été ont un problème de liquidité massif. Outre les salaires, les loyers et les autres frais de fonctionnement, les factures impayées pour les livraisons saisonnières, commandées 6 à 8 mois à l’avance, sont les plus urgentes à l’heure actuelle.5Cela signifie que les entreprises doivent désormais payer un grand volume de marchandises, dont elles peuvent, au mieux, encore vendre une petite partie. Car à ce jour on ne sait pas si les installations sportives pourront ouvrir prochainement.
Les magasins de sport ont l’avantage de pouvoir reprendre la plupart des solutions proposées par les magasins alimentaires, telles que la limitation du nombre de personnes (employés et clients) autorisées par mètre carré de surface de vente, ou l’utilisation de désinfectants et d’équipements de protection dans la zone des caisses ainsi que l’échelonnement des pauses du personnel.
En outre, selon le projet, les vestiaires des magasins de sport doivent être désinfectés «régulièrement» (note: le terme correct serait «après chaque client»). Des solutions similaires serout à définir pour les magasins de vêtements.
Enfin, la question de l’association: «Les gants jetables, les masques de protection, les casquettes de baseball avec écran facial, sont-ils réglementés?»Commentaire: Ces mesures doivent être envisagées pour la protection des employés et des clients dans tous les secteurs.

L’exemple de vente de voitures

Dans son concept de vente, l’Union professionnelle suisse de l’automobile UPSA met l’accent sur le conseil par téléphone et en ligne et la présentation des voitures via Skype, d’une part, et sur des mesures strictes pour le contact indispensable entre le vendeur et le client dans le processus de vente, d’autre part. Les experts de l’association ont tout prévu: le nombre limité de clients dans la salle de vente (présence avec préavis) ou sur le parking des voitures d’occasion; les véhicules fermés qui sont ouverts pour une visite par le vendeur avec une clé désinfectée; les housses de volant jetables et d’autres matériaux de protection ainsi que les gants jetables pour la visite et la conduite d’essai; puis la désinfection de tout l’intérieur. L’introduction avant l’essai de conduite doit être effectuée avec la distance nécessaire ou par vidéo.6

L’exemple des entreprises de coiffure

CoiffureSUISSE, l’Association des coiffeurs suisses, a naturellement plus de mal à trouver des solutions que le commerce du sport ou de l’automobile, car le contact physique direct entre le coiffeur et le client est inévitable. Les coiffeurs sont d’autant plus heureux qu’ils pourront bientôt rouvrir leurs boutiques. Commentant leur situation difficile, CoiffureSUISSE écrit: «Le métier de la coiffure est effectivement tombée à zéro depuis l’interdiction professionnelle du 17 mars, y compris les secteurs d’approvisionnement de l’industrie. La branche, comptant environ 13 000 PME et 11 000 collaborateurs officiels, fonctionne avec de faibles marges bénéficiaires et demeure donc l’une des premières victimes de cette nouvelle stratégie de santé de l’OFSP, le ‹lockdown›».7 On comprend la difficulté de cette profession à se constituer des réserves avec de faibles bénéfices. La grande majorité des entreprises a demandé des crédits de cautionnement fédéraux. Pratiquement tous les coiffeurs indépendants reçoivent des indemnités journalières de compensation (mais seulement pour une durée limitée), les employés reçoivent des allocations de chômage ou – s’ils ne sont pas encore  licenciés – une indemnité de chômage partiel.
Dans un premier temps, l’association propose que les personnes appartenant à des groupes à risque ne soient pas desservies. L’Association des coiffeurs propose à ses membres la distribution de produits de protection et de désinfection. Outre les nombreuses mesures de protection et d’hygiène, toute une série d’autres considérations sont énumérées, par exemple: les clients doivent apporter leurs propres magazines et accrocher eux-mêmes leurs vestes sur le porte-manteau (point 9).
En fait, il existe un certain nombre de problèmes dans le travail des coiffeurs: par exemple, le propriétaire du magasin est responsable du refus des clients âgés (point 6.2) – en pratique, ce n’est probablement pas si facile. Et même avec de bons dispositifs de protection, la situation particulière reste que le coiffeur et le client sont très proches l’un de l’autre pendant une longue période et qu’il y a un contact physique direct – semblable à celui du dentiste, que les gens ne consultent actuellement qu’en cas d’urgence mais non pas pour une hygiène dentaire de routine.
Qui contrôle le respect des mesures proposées par l’association professionnelle?
Les concepts des associations présentés cindessus, notamment dans le domaine de la vente, semblent bien foudés et offrir une bonne protection aux personnes. Dans l’intervalle, d’autres suggestions ont été ajoutées: du commerce de détail, de la photo et de la chaussure, des moniteurs de conduite et du secteur du fitness.8
Une grande partie des PME et de la population active se trouve aujourd’hui dans une situation économique extrêmement difficile, ce qui ne peut laisser indifférent personne. Néanmoins, la question reste ouverte: comment vérifier que toutes les entreprises qui maintenant, de manière bien compréhensible, refoulent sur le marché, respectent effectivement les règles strictes en matière d’hygiène, de protection et de distance? N’estil pas compréhensible, le doute que dans l’agitation de la vie quotidienne, d’oublier rapidement certaines précautions rendant les processus de travail habituels plus compliqués et inconfortables? Le premier objectif doit toujours être la protection de la santé de l’ensemble de la population. Est-ce que c’est à nous, citoyens, d’attirer l’attention sur les points faibles dans la pratique ou sur le fait que les concepts ne sont pas mis en œuvre de manière suffisamment cohérente? Ou bien avons-nous besoin d’une discussion plus approfondie au sein de la population afin que nous soyons tous encore plus conscients de la gravité de la situation? 

1 «Fokus KMU» (Focalisé: PME). Tele Züri du 6 avril 2020
2 «Fokus KMU», Tele Zürii d.
3 «Stratégie de sortie de la crise de Corona: ‹Smart Restart› (redémarrage intelligent)», communiqué de presse USAM du 6 avril 2020
«Stratégie de sortie de la crise de Corona: les secteurs montrent comment fonctionne le ‹Smart Restart›», communiqué de presse USAM du 7 avril 2020
5 ASMAS Association Suisse des magasins d’articles de sport. Avant-projet du 7 avril 2020 (ASMAS pb)
6 Union professionnelle suisse de l’automobile UPSA. Les mesures Covid-19 dans le processus de vente des automobiles. Version du 7 avril 2020
7 CoiffureSUISSE, Association des coiffeurs suisses. Concept d’introduction Covid-19 phase X+1 du 7 avril 2020
8 «L’USAM demande un ‹redémarrage intelligent› (‹smart restart›) avec le signal du départ au 27 avril», communiqué de presse de l’USAM du 15 avril 2020
 

Ouverture progressive des entreprises et des écoles

Conférence de presse du Conseil fédéral du 16 avril 2020

mw. Le Conseil fédéral a décidé d’un premier assouplissement car les mesures visant à contenir le virus corona fonctionnent, la propagation du virus a été ralentie et les hôpitaux ne sont pas surchargés actuellement. Une relaxation progressive est mise en place dans le but de prévenir une résurgence rapide des infections. Les secteurs concernés se verront offrir une perspective et la possibilité de se préparer. Toutefois, le Conseil fédéral décidera au fur à mesure des étapes suivantes en fonction de la situation sanitaire actuelle.

Trois phases:

  • A partir du 27 avril 2020, les hôpitaux pourront à nouveau effectuer toutes les interventions, y compris celles qui ne sont pas urgentes. Les salons de coiffure, les magasins de bricolage, les jardineries, les fleuristes et les pépinières peuvent rouvrir. Les restrictions sur la gamme de produits dans les épiceries seront levées.
  • Le 11 mai 2020, les écoles obligatoires et les magasins seront rouverts. Si l’évolution de la situation le permet: le Conseil fédéral a l’intention de prendre une décision à ce sujet le 29 avril. 
  • A partir du 8 juin 2020, les établissements d’enseignement secondaire, professionnel et supérieur ainsi que les musées, zoos et bibliothèques pourront rouvrir à condition que la situation le permette. Le Conseil fédéral prendra une décision plus détaillée le 27 mai.

Le Conseil fédéral n’a pas encore pris de décision sur les étapes suivantes. Il faudra probablement plus de temps pour rouvrir les restaurants. Le Conseil fédéral décidera lors de l’une de ses prochaines réunions quand les grands événements seront à nouveau possibles.

Deux exigences importantes

  1. Avant d’ouvrir, les magasins doivent présenter un concept de protection convaincant qui montre comment les clients et les employés sont protégés.
  2. Il est essentiel d’éviter un échec. Ce que nous avons réalisé grâce au soutien de la population ne doit pas être mis en péril. Le Conseil fédéral demande donc à la population de continuer à respecter les distances et les mesures d’hygiène.

De la loi d’urgence à la législation ordinaire

Interrogé sur la nouvelle loi d’urgence, la présidente Simonetta Sommaruga a déclaré que le Conseil fédéral voulait sortir lentement de la situation extraordinaire et planifier le passage au droit commun plutôt que décider d’une nouvelle loi d’urgence. Toutes les ordonnances d’urgence sont limitées dans le temps, parfois à six mois, parfois à trois mois. Les Commissions parlementaires commencent à se réunir, le 4 mai la session spéciale du Parlement commence, suivie de la session d’été en juin. Des décisions politiques d’une grande importance financière ainsi que des interventions dans les droits fondamentaux des personnes sont en jeu. Maintenant, les décisions doivent à nouveau être prises de la manière habituelle dans notre pays, par le Parlement ou même par le peuple. 

 

La crise de Corona et le ralentissement de la mondialisation débridée

mw. Dans un commentaire récemment publié dans un journal, Daniel Kalt, économiste en chef de l’UBS – un géant mondialisé par excellence – révèle la nocivité de la mondialisation en des termes clairs, ce qui est bien intéressant. Au XXIe siècle, dit-il, l’humanité a déjà dû constater à plusieurs reprises que «la mondialisation est devenue un risque systémique». M. Kalt mentionne d’abord la crise financière de 2007/2008, qui a pris naissance aux Etats-Unis et qui a failli entraîner l’effondrement du système financier en raison de son énorme interconnexion. Une bonne décennie plus tard, les mesures drastiques de confinement mondial résultant du virus Sars-CoV-2 ont conduit à une «récession mondiale extrêmement synchrone et profonde». En conséquence, notamment dans les pays industrialisés occidentaux, «de larges pans de la population ont pris conscience que la mondialisation débridée génère plus de perdants que de gagnants dans la population active moins éduquée, grâce à l’échange mondial presque sans entrave de capitaux, de biens, de services, de savoir-faire et surtout de main-d’œuvre.»
M. Kalt souligne que ces dernières années, les gouvernements de nombreux états ont à nouveau mis en avant leurs intérêts nationaux et la protection de leur propre production (par exemple, la doctrine de «America First», le Brexit, la guerre commercial entre les Etats-Unis et la Chine).
Dans de nombreuses entreprises, l’onde de choc induite par le Coronavirus a également entraîné une «prise de conscience croissante des ‹énormes dépendancesdans une structure de chaîne d’approvisionnement mondialisée›». C’est là que se rejoignent les exigences des critiques de la mondialisation, dont les motifs sont à l’origine différents: «Les préoccupations des milieux qui réclament une plus grande durabilité de notre système économique vont de pair avec un accroissement de la production locale.»
Il est gratifiant et encourageant pour tout contemporain critique de noter que, même en tant qu’économiste au service d’une grande banque mondialisée, il est possible de maintenir et d’exprimer publiquement sa pensée indépendante.

Source: Daniel Kalt, économiste en chef de l’UBS Suisse. «Was wird dereinst in den Geschichtsbüchern zu den Folgen der Corona-Krise stehen?» (Qu’y aura-t-il un jour dans les livres d’histoire sur les conséquences de la crise de Corona?) Un article d’invité, dans: «St. Galler Tagblatt» du 2 avril 2020

 

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