Ne pas opposer la protection de la santé au succès économique

Un regard sur l’Allemagne

par Karl-Jürgen Müller

Le fait qu’au cours des cinq dernières semaines, des responsables gouvernementaux et des dirigeants politiques aient donné la priorité absolue à l’engagement en faveur de la santé et de la vie des gens et invité tous les citoyens à participer de manière responsable à cette entreprise a été un véritable baume pour l’âme humaine. A vrai dire, c’était dans l’ordre des choses, mais après tout ce que nous, citoyens, avons vécu au cours des dernières décennies, c’est aussi une surprise positive, même si celle-ci est plutôt tardive. De plus, cette attitude aura bien entendu valu un regain de popularité à plus d’un responsable et à ses décisions.

Déstabilisation de la pensée 
et des sentiments

Cependant, il ne faut pas oublier que cette inclination n’est pas garantie. Depuis que les rapports pessimistes sur les conséquences économiques des mesures prises jusqu’à présent pour protéger la santé et la vie se sont multipliés et que les appels à un assouplissement significatif des mesures prises actuellement se sont faits plus pressants, des doutes se sont glissés dans les esprits et dans les cœurs, pouvant être déstabilisants et trompeurs. Pouvons-nous vraiment, face à des prévisions économiques bien sombres, nous permettre de donner la priorité à la protection de la vie et de la santé? N’est-il pas vrai que la croissance exponentielle des taux d’infection et de mortalité initialement redoutée ne s’est pas produite, que les mesures prises jusqu’à présent ont donc été suffisamment efficaces (peut-être même exagérées) et que le pic de la «crise» a donc été surmonté? Ne devons-nous pas toujours prendre un certain risque afin de maintenir à l’avenir notre niveau de vie actuel? N’est-il pas vrai, que méme une profonde crise économique telle que celle de la fin des années vingt, début des années trente, menace la vie et la santé tout autant que l’actuelle pandémie du coronavirus? Ne vaudrait-il pas mieux que les restrictions en vigueur jusqu’à présent soient levées pour toutes les personnes n’appartenant pas à un «groupe à risque»,donc surtout pour les personnes plus jeunes, afin qu’elles puissent reprendre pleinement leurs activités habituelles, moyennant bien entendu davantage de tests de santé et l’éventuelle observation de certaines règles de distance et d’hygiène? Ne faudrait-il pas reouvrir tous les magasins et relancer les entreprises pour favoriser le redémarrage de l’économie? Le reste d’entre nous ne voudrait-il pas, lui aussi, revenir peu à peu à une vie «normalé»? Et quantaux «groupes à risque», ne devraient-ils pas être «protégés» encore davantage, c’est-à-dire plus strictement confinés qu’auparavant?

Les Etats ont mis en place 
d’énormes programmes d’aide

Dès les premières réactions claires de politique sanitaire à la pandémie de coronavirus, les dirigeants politiques de pays tels que la Suisse, l’Autriche et l’Allemagne ont tenté de contrer les indéniables problèmes économiques par une aide financière massive de l’Etat. Ces aides vont d’un accès grandement facilité aux allocations de chômage partiel2à une aide d’urgence non remboursable pour les petites entreprises,3en passant par des garanties de prêts publics assortis de conditions de crédit très favorables et d’allégements fiscaux pour les moyennes et grandes entreprises. La somme totale des fonds mis à disposition à cette fin dépasse tout ce qui a été vu à ce jour. Ainsi le «Handelsblatt» allemand mit sur sa une du 22 mars 2020 le gros titre: «Bundesregierung: 1,2 Billionen Euro gegen die Corona-Krise» (Gouvernement fédéral: 1200 milliards d’euros contre la crise du coronavirus). Des réglementations auparavant judicieuses, telles que le frein à l’endettement ou le plafonnement de la dette, ne sont actuellement plus respectées.
Ces aides semblent parvenir aux personnes touchées à une vitesse sans précédent, de manière effectivement «non bureaucratique». Certes, il ne fut et il n’est pas possible de compenser toutes les pertes, certains coups durs sont inévitables, qu’ils soient économiques ou sociaux. De nombreuses entreprises, notamment dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, auront beaucoup de mal à survivre. Mais de nombreuses autres conséquences économiques et sociales désastreuses ont pu et peuvent être amorties. Au cours de la première semaine d’avril (état: 8 avril 2020) par exemple, plus de 7000 entreprises ont demandé une aide financière. Le montant des aides demandées s’élevait à plus de 20 milliards d’euros, bien qu’il faille ajouter que sur ce montant, plus de 17 milliards ont été demandés par de grandes entreprises. En Allemagne, les Länder sont responsables du traitement des demandes et de l’octroi des aides. En Saxe, au début du mois d’avril, les autorités compétentes avaient déjà reçu plus de 14 200 demandes d’aide d’urgence non remboursables. Quelques jours plus tard, 3000 demandes avaient déjà été approuvées, et l’argent avait déjà été transféré pour 1500 demandes. Le 1eravril, le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a annoncé que 2000 des 8500 demandes d’aide aux petites entreprises avaient déjà été approuvées et que le reste serait traité dans un délai d’une semaine. Le Land de Saxe-Anhalt a signalé que 5200 demandes d’aide d’urgence non remboursables destinées aux petites entreprises avaient déjà été enregistrées au cours des cinq premières heures de disponibilité du service. Son ministre de l’économie a déclaré agir «aussi vite que possible» pour traiter les demandes et verser l’argent.
Le 23 mars 2020, la «Neue Zürcher Zeitung» sortit le gros titre: «Die deutsche Regierung legt ein riesiges Corona-Notpaket vor» (Le gouvernement allemand présente un énorme paquet d’urgence coronavirus). Le même jour, la Deutsche Welle annonça: «Es wird so teuer wie noch nie.» (Ce sera plus cher que jamais). Ces affirmations sont malheurensement bien fondées.

Déclin économique en vue

Toutefois, rien de tout cela ne fondies qu’un effondrement conjoncturel est prévu en 2020. Il y a quelques jours, la société Statista GmbH, basée à Hambourg, a publié une compilation de plus de 120 pages de données et de prévisions pour l’Allemagne sur le thème des «effets du coronavirus (Covid-19) sur l’économie».4 Deux projections sont particulièrement intéressantes: le calcul de scénario ifo pour la perte de création de valeur provoquée par le shutdown lié au coronavirus en Allemagne en 2020 et le calcul de scénario ifo pour la baisse du taux de croissance annuel du PIB provoquée par le shutdown lié au coronavirus en Allemagne en 2020. L’institut ifo, basé à Munich, un institut de recherche économique renommé en Allemagne, travaille selon six scénarios différents, et fournit des projections pour un confinement («shutdown» ou «lockdown») d’une durée respective d’un, de deux ou de trois mois. En matière de perte de création de valeur, les pertes varient entre 152 et 265 milliards d’euros selon le scénario pour un mois de «confinement», entre 255 et 495 milliards d’euros pour deux mois et entre 354 et 729 milliards d’euros pour trois mois. Concernant le pourcentage de baisse du PIB, les chiffres fluctuent en conséquence entre 4,3 et 7,5 % pour un mois de confinement, entre 7,2 et 14 % pour deux mois et entre 10 et 20,6 % pour trois mois.
Le «scénario du pire» est encore plus sévère. Il figure dans une enquête mandatée par le Ministère fédéral de l’intérieur à la mi-mars déjà, initialement destinée à un usage interne uniquement mais qui est parvenue au public début avril.Le scénario est intitulé «Abîme» et on y lit: «La maîtrise de l’épidémie du virus nous échappe. Des restrictions de sortie sont imposées pour le reste de l’année. Cela engendre une réduction prolongée de l’activité économique. Ce scénario prévoit une nouvelle baisse de l’activité économique après les quatre premiers mois de restrictions de sortie. Dans cette situation, le PIB chuterait de 32 % et l’industrie de 47 %. Avec l’intensification des effets de second tour et la confirmation de perspectives négatives, une dynamique de baisse accélérée ne pourrait être exclue. Ce scénario équivaut à un effondrement économique dont les conséquences sociales et politiques sont à peine imaginables.»

Contre un nouveau confinement …

Ces «pronostics» alimentent les voix critiques plaidant avec des «arguments» économiques contre la poursuite des précédentes tentatives de contenir la pandémie de coronavirus. Ces voix affirment que suite au premier mois de confinement, un deuxième, voire un troisième mois et une baisse alors attendue de 20 % du PIB ou même davantage serait intenable et donc injustifiable. Mais peut-être les critiques négligent-elles un point essentiel, formulé, l’enquête cité e cé-dessus comme point de départ de l’effondrement économique, à savoir: «La maîtrise de l’épidémie du virus nous échappe». Il devient ici évident à quel point la protection de la santé et de la vie est importante pour une économie fonctionnant et revendiquant son caractère «humain».
Le rapport « IW-Report 13/2020» publié le 7 avril 2020 par l’Institut der Deutschen Wirtschaft (Institut de l’économie allemande), proche des milieux patronaux, intitulé «Aperçu d’études conjoncturelles actuelles sur la crise du coronavirus»,6 fournit un exemple des opinions de ces critiques. Si ce rapport parle bel et bien d’une «vaste augmentation des capacités de dépistage et de traitement» et de la protection particulière des «groupes à risque», ses conclusions concernent avant tout la stimulation de l’économie: la reprise de la scolarisation et de la garde des enfants serait ainsi «d’une importance économique primordiale, car déterminante pour que les parents puissent accorder l’attention nécessaire à leur emploi». Le rapport poursuit en affirmant: «Les transactions commerciales et les services actuellement interdits doivent être autorisés à reprendre dès que possible. [...] Pour pouvoir relancer la production industrielle, il faut réactiver des réseaux complexes de création de valeur. Cela suppose que les entreprises se maintiennent sur le marché [...]. Les chaînes complexes de production de valeur sont basées sur une répartition du travail à l’échelle internationale et l’échange international de biens qui y est associé. Les frontières pour les marchandises doivent être maintenuesouvertes et, le cas échéant, reouvertes sans frictions; cela vaut également pour les flux de main-d’œuvre en zones frontalières [...].»
Le rapport n’indique pas concrètement comment éviter, dans ce contexte, de nouvelles contaminations par le coronavirus ni si cette position suppose d’accepter des infections supplémentaires.

… et pour des perspectives d’avenir

Un entretien avec une conseillère pour les entreprises familiales allemandes montre toutefois que les choses méritent d’être pondérées différemment.7Par exemple quand elle dit: «Grâce à leur vision à long terme et à leurs solides ressources en capital, les entreprises familiales peuvent supporter une épreuve comme celle-ci pendant un bon moment». Lorsqu’on lui demande pourquoi les entreprises familiales gèrent cela mieux que les autres, elle répond: «Tout d’abord, depuis la crise financière de 2008, le ratio de fonds propres des entreprises familiales est souvent supérieur à 40 %, ce qui crée une marge de manœuvre financière. Ensuite: L’indépendance par rapport au marché des capitaux, et donc à des investisseurs nerveux, permet aux entreprises de planifier à plus long terme et d’anticiper avec beaucoup plus de calme. En plus: Les petites et moyennes entreprises familiales peuvent être actives au niveau international, mais elles ne sont pas toujours complètement globalisées, et donc moins dépendantes de chaînes d’approvisionnement et de valeur liées à des continents éloignés.» Conclusion: il y a «de nombreuses entreprises familiales disposant de grandes opportunités en ce momentgrâce à leur modèle d’affaires».
Les entrepreneurs et les entreprises ont eu cinq semaines pour réfléchir à la façon d’adapter et, si nécessaire, de modifier leurs futures activités économiques à la réalité de la pandémie. Ce fut et reste un grand défi et nécessite un soutien, de la part de l’Etat, et de tous les citoyens. Un problème majeur pour l’économie allemande est le fait que ces dernières années, 50 % environ de la création de valeur allemande fut générée par les exportations. De nombreuses entreprises allemandes dépendent par ailleurs de chaînes d’approvisionnement internationales. La pandémie a touché le monde entier, de sévères restrictions et des effondrements économiques affectent les ventes allemandes partout à l’étranger compliquant les prestations préalables. Ainsi il y a des entreprises allemandes, par exemple dans l’industrie automobile, qui sont parfaitement capables de faire face, de manière adéquate dans leurs propres usines au risque d’infection par le virus, mais sont néanmoins incapables de produire à l’heure actuelle en raison de l’absence de fournisseurs ou de l’étiolement de leur fichier de clients. Par conséquent, aider d’autres pays est bénéfique aussi pour son propre pays.
Il est donc nécessaire de trouver, en période de pandémie du coronavirus, les moyens d’opérer de manière à protéger le mieux la santé et la vie de tous les employés et clients. Des associations d’entreprises telles que la Deutsche Industrie- und Handelskammertag DIHK  [Association des chambres allemandes de l’industrie et du commerce] ont créé des sites internet fournissant aux entreprises des informations sur de nombreuses questions liées à la pandémie de coronavirus.8Cela permet également de donner des exemples pratiques pour un maintien ou une reprise d’activité par les entreprises tout en protégeant la santé et la vie.

L’action responsable va ensemble 
ávec la pensée indépendante

Tout le monde souhaite que les mesures limitant l’activité économique soient supprimées le plus rapidement possible. Quant au rapport entre la protection de la santé et de la vie d’une part, et la réussite économique d’autre part on n’a pas forcémet affaire à une relation conflictuelle. Le 13 avril, l’Académie nationale allemande des sciences Leopoldina a publié sa troisième prise de position ad hoc de 18 pages sur la pandémie, intitulée «Pandémie du coronavirus – surmonter la crise de manière durable».9Leopoldina conseille le gouvernement fédéral allemand. L’institution écrit entre autre: «Une protection optimale de la santé et la reprise rapide de la vie sociale, actuellement largement au point mort, ne sont pas fondamentalement en contradiction l’une avec l’autre, mais se conditionnent mutuellement.»
La question de savoir si les recommandations concrètes de l’Académie Leopoldinasatisfont à cette déclaration reste, pour nous, en suspens. Mais cet organe consultatif de haut niveau propose davantage que des orientations politiques à suivre sans alternatives (par exemple, le plaidoyer en faveur d’une numérisation accélérée dans le secteur de l’éducation ou une restructuration de l’économie dans le sens d’un «New Deal vert européen»), orientations que chaque citoyen est aussi en droit de remettre en question. Car l’exigence de la participation responsable de tous les citoyens inclut une pensée indépendante. Et cette pensée peut également aller dans une autre direction.
Beaucoup de choses dépendent de la façon dont nous voulons commercer à l’avenir, afin qu’il n’y ait plus de conflits entre la protection de la vie et de la santé et nos activités commerciales. Quand peut-on dire d’une économie qu’elle est performante? Cela dépend-il uniquement de chiffres d’affaires, de taux de croissance et d’interconnexions internationales? L’article 14 de la Loi fondamentale allemande dit que «La propriété oblige. Son usage doit contribuer en même temps au bien commun.» On ne peut nier le fait que si la santé et la vie ne sont plus protégées, le bien de la collectivité ne l’est non plus. Quoique portense d’amertumes, la pandémie de coronavirus est certainement l’occasion de lever le nez du guidon.

1 Lorsqu’on parle de «groupes à risque» dans le contexte de la maladie du Covid-19, il est question de probabilités d’infection avec évolution grave de la maladie, déterminées statistiquement, et ce en fonction de l’état actuel, plutôt imparfait, des connaissances. Personne ne peut exclure qu’une contamination par le virus n’entraîne une maladie grave, voire mortelle même pour les personnes n’appartenant pas à l’un des groupes à risque. Par conséquent, n’est-il pas conseillé à tout le monde d’éviter autant que possible d’être contaminé par le virus?
2  Le 9 avril 2020, le journal «Aachener Zeitung» de la région de Aachen a rapporté qu’en Allemagne, le nombre d’entreprises ayant fait recours au chômage partiel suite à la pandémie de coronavirus était passé de 470 000 le 27 mars à 650 000. Selon des estimations, 6 millions de travailleurs pourraient être concernés sur l’année en cours.
3  Un aperçu pour l’Allemagne est fourni, par exemple, par le texte du ministère fédéral des finances «Fragen und Antworten zum Milliarden-Schutzschild für Deutschland» publié le 6 avril. (https://www.bundesfinanzministerium.de/Content/DE/FAQ/2020-03-13-Corona-FAQ.html). Contrairement à la Suisse, les petites entreprises allemandes comptant jusqu’à 5 employés peuvent demander une aide d’urgence unique et non remboursable d’un montant maximal de 9000 euros, et celles comptant jusqu’à 10 employés d’un montant maximal de 15 000 euros. Le montant des prestations dépend des chiffres d’affaires mensuels en 2019. Ces aides représentent un budget total de 50 milliards d’euros.
https://de.statista.com/statistik/studie/id/71344/dokument/auswirkungen-des-coronavirus-auf-die-wirtschaft/
5  L’étude de 17 pages est intitulée: «Wie wir Covid-19 unter Kontrolle bekommen». Le document de l’étude est disponible sur le site web de FragDenStaat (https://fragdenstaat.de/dokumente/4123-wie-wir-covid-19-unter-kontrolle-bekommen/).
https://www.iwkoeln.de/fileadmin/user_upload/Studien/Report/PDF/2020/IW-Report_2020_Konjunkturstudien_KW14.pdf du 07/04/2020
7  «Was bedeutet Covid-19 für Familienunternehmen?»; https://www.pwc.de/de/mittelstand/was-bedeutet-covid-19-fuer-familienunternehmen.html du 13/03/2020
8   https://www.dihk.de/de/aktuelles-und-presse/coronavirus/faq -19594
9   https://www.leopoldina.org/uploads/tx_leopublication/2020_04_13_Coronavirus-Pandemie-Die_Krise_nachhaltig_%C3%BCberwinden_final.pdf

Soutenir l’économie et se protéger face aux infections

km. Lors d’une conférence téléphonique tenue le 15 avril 2020, la chancelière fédérale d’Allemagne et les chefs des gouvernements des Länder se sont mis d’accord sur les points essentiels de nouvelles «restrictions de la vie publique pour contenir la pandémie de Covid-19».1 Toutefois, ces pierres angulaires comprennent non seulement des «restrictions», mais aussi un assouplissement des restrictions sur les activités commerciales des entreprises et des mesures de soutien supplémentaires pour les entreprises.
Par exemple, à partir du 20 avril, tous les magasins d’une surface de vente de 800 m2 maximum ainsi que les concessionnaires automobiles, les vendeurs de vélos et les librairies pourront rouvrir, quelle que soit la surface de vente. Ce faisant, ils doivent se conformer aux «exigences en matière d’hygiène, de contrôle d’accès et d’évitement des files d’attente». Dans le secteur des services, les coiffeurs devraient se préparer à pouvoir rouvrir à partir du 4 mai dans les mêmes conditions et avec «l’utilisation d’équipements de protection individuelle». Les entreprises ayant des problèmes avec leurs fournisseurs doivent également être soutenues. La résolution stipule: «Le gouvernement fédéral et les gouvernements des Länder soutiendront l’économie dans la restauration des chaînes d’approvisionnement internationales perturbées. A cette fin, le ministèrefédéral et les ministères de l’économie des Länder mettent en place des points de contact pour les entreprises concernées. Ceux-ci doivent faire en sorte, au niveau politique, que la production et la livraison des produits nécessaires des fournisseurs soient rétablies, si possible, sans problème.» Tout cela est soumis à la protection de la santé. Au début de la résolution, il est dit: «Pour la période à venir, le principe directeur de nos actions est que nous voulons protéger au mieux toutes les personnes en Allemagne contre l’infection.» L’idée d’immuniser le plus grand nombre possible de personnes par une infection sur une longue période et donc de protéger également les groupes dits à risque contre l’infection («immunité collective») n’est pas poursuivie. Il est déclaré explicitement: «Il n’est pas possible d’immuniser la population contre le sars-CoV-2 en temps utile sans un vaccin, sans surcharger le système de soins de santé et sans risquer de nombreux décès.» Le 30 avril, une autre réunion aura lieu pour déterminer si les nouvelles décisions ont été couronnées de succès.
Nous, les citoyens, nous sommes également appelés à participer à cette révision.

1 https://www.bundesregierung.de/resource/blob/973812/1744452/b94f2c67926030f9015985da586caed3/2020-04-16-bf-bk-laender-data.pdf?download=1 à partir du 15.4.2020

 

 

 

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