Dans la jungle de l’Internet

L’éducation à l’heure de la numérisation

par Eliane Perret, pédagogue, Suisse

Qui n’a pas été témoin de cette situation: ces têtes légèrement inclinées aux arrêts de bus, ces jeunes gens debout en petits groupes, fixant une «chose» plate et rectangulaire dans leurs mains ou l’essuyant? Ou encore ce monsieur en costume qui semble avoir une conversation détendue avec lui-même, riant et faisant des pauses jusqu’à ce que vous découvriez qu’il parle dans son «engin» rectangulaire, équipé d’écouteurs. En se promenant, on voit des bébés dans leurs poussettes cherchant en vain le regard de leur mère, car celle-ci est fixée sur cette «chose»: le smartphone. L’appareil encombrant apparu sur le marché – principalement utilisé pour passer des appels téléphoniques – est devenu aujourd’hui un ordinateur portable en miniature et une centrale commerciale, accompagnant les gens partout, au travail et pendant leur temps libre, de jour comme de nuit. Même les enfants! De plus en plus les  jeunes sont absorbés par ces dispositifs. De façon parallèle, de plus en plus de spécialistes de la question s’inquiètent du développement humain qui y est associé. 

Terminé! Ce sera sans nous

En octobre 2017, «The Guardian» a publié un rapport sur les employés ayant quitté leurs entreprises technologiques dans la Silicon Valley. Ils ne voulaient plus consacrer leur travail à un Internet qui répondait aux exigences de l’industrie de la publicité et s’efforçait de capter l’attention humaine. Justin Rosenberg était l’un d’entre eux. En tant qu’ingénieur de Facebook, il avait développé le bouton «J’aime». Levez le pouce et baissez le pouce –  vous aimez, vous n’aimez pas! Or, lui et d’autres collègues craignaient que cette technologie ne détourne l’attention et la concentration des gens, voire ne les rende dépendants. Certains d’entre eux ont poussé leur réflexion encore plus loin. Ils ont constaté que la capacité à entretenir des conversations et des relations était altérée et craignaient une érosion croissante des systèmes démocratiques. 

Les enfants comme cible du marché

Ils savaient de quoi ils parlaient. Ils ont passé des années à développer méticuleusement des moyens techniques pour rendre les utilisateurs des sites web, et des médias dits sociaux en particulier, «accessibles» à l’industrie de la pub. Les techniciens et les ingénieurs en avaient assez d’être au service d’une telle idéologie du marché. 
    Ces ingénieurs appartiennent tous à une génération qui peut encore se souvenir d’une «vie d’avant». Beaucoup d’entre eux n’ont utilisé leurs propres produits qu’en cas de nécessité absolue. Ils ont envoyé leurs enfants dans des écoles d’élite de la Silicon Valley où les iPhones, iPads et ordinateurs portables ne sont pas autorisés. Ils connaissaient les mécanismes inhérents aux appareils et les subtiles astuces psychologiques utilisées pour inciter les utilisateurs qui «voulaient juste» vérifier leurs messages à rester sur YouTube, Facebook, Instagram, Tinder ou Twitter pendant beaucoup, beaucoup plus longtemps que prévu. Comment les enfants pourraient-ils résister à cette tentation à laquelle les adultes succombent déjà? Snap Chat, Tik Tok, WhatsApp, peu importe leur dénomination, ce que les enfants utilisent aujourd’hui a été créé spécialement pour eux. Leur pouvoir d’achat croissant en a fait un groupe cible important pour l’industrie des médias. 

Nourrir les illusions, créer la dépendance

L’homme est un être social. Il veut être en contact avec d’autres personnes, être en relation avec elles et exister à leurs yeux. Le fait qu’il y parvienne et la manière dont il le fait déterminent essentiellement son sentiment d’être utile. Ce besoin humain fondamental est utilisé pour faire fonctionner les médias sociaux et les jeux informatiques. Ainsi, il existe une multitude de mécanismes techniques bien pensée qui incitent les utilisateurs à rester plus longtemps sur les sites web et sur le net en général. Les données personnelles des utilisateurs pouvant être obtenues de cette manière constituent le «pétrole brut» des sociétés informatiques qui est vendu aux clients publicitaires. Par exemple, les utilisateurs se voient accorder une certaine liberté de création, ce qui nourrit l’illusion de pouvoir évoluer de manière indépendante et autonome sur le net. Il s’agit notamment du bouton «J’aime» ou «Like», permettent aux visiteurs de sites web tels que Facebook d’exprimer leurs opinions, en pensant qu’ils contribuent à façonner le contenu du web. Le succès du bouton «Like» a séduit d’autres entreprises informatiques, et l’idée a été immédiatement adoptée par Twitter, Instagram et d’autres apps et sites web. D’autres opérateurs de sites web permettent aux utilisateurs de télécharger gratuitement leurs produits (tels que des jeux pour PC); en contrepartie, ils génèrent d’énormes profits grâce à des boutiques intégrées où l’on peut acheter des accessoires (inutiles). Avec les portails de photos et de vidéos tels que Snap Chat ou Instagram, vous pouvez modifier les photos avec des filtres ou des programmes faciles à utiliser et perdre ainsi beaucoup de temps sur le net. En outre, Snap Chat dispose d’une fonction intégrée – le Snapstreak – qui compte les jours consécutifs pendant lesquels vous avez échangé une photo ou une vidéo avec un ami; après 24 heures de silence radio, vous devez recommencer à 0. La pression sociale ainsi créée pousse les utilisateurs à rester actifs. Les jeux informatiques capitalisent également sur le désir d’être présent, lorsque des jeux multi-joueurs comme Fortnite associent les interruptions à des conséquences néfastes dans le jeu. Netflix et YouTube conduisent les utilisateurs d’une série à l’autre d’une manière automatisée qui suscite la curiosité et rend difficile l’abandon. Des jeux tels que CandyCrush, s’adressant principalement à une «communauté» féminine de plus en plus nombreuse, incitent les utilisateurs à rester dans le jeu grâce à leur premier sentiment de réussite rapide. Un système de récompense complexe ne permet pas de faire des prévisions à l’avance, mais renforce d’autant plus le désir de réussite.
    Conclusion: ces plateformes exploitent le besoin humain, pourtant sain, de relations et d’interaction sociale. La peur de manquer quelque chose incite les gens à rester plus longtemps, et les sautes d’humeur les incitent à agir rapidement et à faire des achats en ligne, sans réfléchir.

Alors, quel est l’intérêt de tout cela? 

Il y a quelques années, le père d’un étudiant – qui travaillait pour une société technologique – m’a dit que nous ne savions pas à quel point nos activités en ligne étaient méticuleusement suivies et analysées. J’étais sceptique et j’espérais que c’était exagéré. Il avait prédit que, dans quelques années, nous serions étonnés de voir comment les offres publicitaires non sollicitées qui nous parviendraient correspondraient à nos centres d’intérêt de manière bizarrement précise et ciblée. Et comment cela se passe-t-il  aujourd’hui? Les anciens employés des sociétés de haute technologie mentionnées ci-dessus le révèlent également. Par exemple, Facebook, considéré par beaucoup comme un réseau social sympathique, a désormais remplacé son bouton «J’aime» par la possibilité d’exprimer six émotions de base. L’idée est de s’en servir pour jauger l’humeur d’un utilisateur et évaluer son comportement d’achat afin de lui proposer des offres appropriées. Ce qui fonctionne le mieux sera testé dans le cadre d’essais à grande échelle où les utilisateurs serviront de cobayes sans avoir demander au préalable leur avis. 
    Il serait excessif d’expliquer ici d’autres possibilités techniques d’influence (par exemple, au moyen de cookies, de la fonction «pull-to-refresh» ou même de la couleur des signaux). En résumé, ils servent tous à créer un profil différencié de l’utilisateur, permettant de lui faire parvenir de la publicité personnalisée et les offres d’information individualisées. Cela augmente la probabilité qu’ils passent du temps en ligne et, si possible, qu’ils effectuent des achats. Les enfants constituent également un segment de clientèle très ciblé.

Beaucoup à perdre

Mais il ne s’agit pas seulement d’affaires se chiffrant en milliards. Ce serait une vision trop courte. Le contenu personnalisé fourni aux utilisateurs porte atteinte à la souveraineté intellectuelle et réduit leur vision de la complexité du monde. Ils reçoivent des informations sélectionnées. Le net devient une chambre d’écho qui confirme le point de vue de chacun et donne le sentiment d’être dans la société la mieux informée et la plus «bien-pensante».
    L’argument souvent entendu selon lequel on n’a rien à cacher vise donc le vide. Il s’agit de contrôle, de pouvoir et de manipulation. Et on a beaucoup à perdre: les droits de la personne, le droit à la vie privée, le droit à l’image et l’accès sans restriction à une information indépendante sont les piliers de la libre formation de l’opinion dans une société démocratique.

Autonome et intéressé par le monde

Alors que nous, adultes, avons la possibilité d’utiliser l’Internet comme un outil de travail aux multiples facettes tout en étant conscients des risques, cela n’est guère possible pour les enfants. Nous avons donc le devoir de leur offrir la protection dont ils ont besoin. Qu’est-ce que ça veut dire? Il est certain que l’objectif de tous les efforts éducatifs est de former la prochaine génération pour que celle-ci produise des citoyens matures contribuant activement et de manière responsable à façonner notre coexistence. C’est facile à dire, mais cela implique des considérations fondamentales dont on doit en comprendre la nécessité. Nous souhaitons que nos enfants et nos jeunes façonnent leur vie de manière autonome et qu’ils soient responsables de leurs actions, de leurs sentiments, de leurs pensées et de leurs motivations. Cela signifie avoir une confiance en soi liée à une responsabilité personnelle. Nous souhaitons qu’ils aient un intérêt général dépassant leurs propres préoccupations pour s’intéresser à celles de leurs semblables et du monde. Cela signifie être actif dans la vie et élargir ses horizons pour devenir capable de son propre jugement. Cela nécessite une instruction éducative appropriée qui renforce la capacité de jugement et conduit à une réelle sécurité dans la rencontre avec le monde. Un processus éducatif réussi crée les conditions nécessaires à un tel développement.

Gâter les enfants – 
le chemin vers le découragement 

Aujourd’hui, nous rencontrons souvent des enfants et des jeunes manquant de courage et de confiance pour affronter les tâches de la vie. Le fait de trop gâter les enfants est très répandu aujourd’hui (souvent associée à des tendances négligentes ou autoritaires). Trop de difficultés sont écartées de leurs chemins, et on leur donne trop peu de conseils pour poursuivre un objectif avec persévérance. Il y a toujours quelqu’un pour parler au nom de l’enfant, pour voir les dangers et essayer de les prévenir. Ces enfants n’apprennent pas, ou trop peu, à faire face à des situations plus exigeantes sans un soutien constant. Ils ne manquent pas d’ambition, mais celle-ci est souvent liée à l’idée d’obtenir des résultats brillants sans trop d’efforts. Si quelque chose ne fonctionne pas immédiatement, leur déception est excessive et s’accompagne souvent d’une hypersensibilité, de ressentiment, de mécontentement ou d’accès de colère. Dans ce contexte, le chemin pour devenir un citoyen du monde responsable est compromis. Les enfants et les adolescents sont limités dans leur capacité à entrer en relation avec les autres et sont entravés dans leurs possibilités et leurs capacités à façonner leur vie de manière autodéterminée et courageuse. Ils n’éprouvent pratiquement jamais de satisfaction par leurs propres efforts. Leur manque de courage les incite à cacher les difficultés sous le tapis. 

Solutions nulles sur le net

Ces enfants et ces jeunes courent un grand risque de ne pas pouvoir résister aux tentations de l’Internet, des médias sociaux et des jeux informatiques évoqués ci-dessus. C’est un moyen pratique d’éviter les tâches de la vie. La suppression de ces réseaux impliquerait aussi une supposée perte de prestige aux yeux des autres. Le réconfort est recherché dans le cercle des personnes également découragées. Ils parlent la même langue, ont les mêmes intérêts et les mêmes valeurs. Les activités sur Internet deviennent un moyen d’évasion qui atténue temporairement l’insécurité de chacun. Mais cela reste une pseudo-solution, car elle n’encourage pas le jeune à s’attaquer aux tâches de sa vie, à devenir plus relationnel et coopératif – bref, à devenir acteur. Au contraire, elle peut conduire à la dépendance, car l’écart avec les exigences de la vie se creuse. En tant que parents et éducateurs, nous avons le devoir de donner à nos enfants et à nos jeunes la protection dont ils ont besoin.

Le sentiment d’exister

Pour les générations précédentes, faire face aux exigences quotidiennes de la vie occupait une place importante. Toute la famille a été impliquée de diverses manières. Depuis lors, de nombreuses réalisations ont été développées pour faciliter la vie. Il suffit de penser à tous les ustensiles de la cuisine, aux possibilités de se déplacer d’un endroit à l’autre, etc. Les enfants et les jeunes doivent avoir la possibilité d’agir eux-mêmes et d’éprouver le sentiment d’être remarqués, d’avoir un impact et un sens pour ceux qui les entourent. Un manque d’expérience correspondant peut conduire à l’ennui et finalement à un comportement addictif. 

Entrer en conversation avec l’autre 

Les enfants recherchent l’indépendance et l’autonomie dans de nombreux domaines et veulent tester et affirmer leurs propres idées. En même temps, ils recherchent et ont besoin du point de vue de leurs parents et du dialogue avec eux pour trouver leur propre voie. Ils ont également besoin de ce soutien pour apprendre à se comporter de manière constructive avec les médias. Pour les parents, cela ne signifie pas qu’ils doivent surfer sur toutes les plates-formes et perdre leur temps à jouer à des jeux sur ordinateur, mais une certaine connaissance des offres grand public est certainement utile pour s’engager auprès des enfants et des jeunes. Ils peuvent leur montrer comment ils utilisent eux-mêmes les appareils numériques comme outils de travail dans leur vie quotidienne et leur donner une place appropriée dans leur vie quotidienne. Cette orientation donne aux adolescents la protection dont ils ont besoin pour ne pas se perdre dans un«no man’s land»numérique, et réduit également le risque de luttes de pouvoir entre parents et enfants.

Avez-vous tout faux?

Il n’est pas facile pour les parents d’aujourd’hui d’initier leurs enfants aux médias numériques. Après tout, il ne s’agit pas de rester à l’âge de pierre. Les parents se sentent souvent soumis à une pression considérable pour que les différents appareils soient accessibles à leur progéniture («parce que tout le monde l’a …»). Le chemin vers l’appareil numérique mène judicieusement, en fonction de leur développement, étape par étape des médias analogiques aux médias numériques, des livres d’images aux smartphones, selon le stade de développement psycho-social de l’enfant. Fondamentalement, la ligne directrice «l’analogique avant le numérique» et «créer avant de consommer» est utile. Et si, en tant que parent, vous vous rendez compte de l’existence d’un écart important entre ce plan et la réalité, lorsque les inévitables conflits vous ont épuisé, peut-être faut-il alors que votre regard s’attarde d’abord sur ce que vous avez réussi – par exemple, repousser d’un an l’achat d’un smartphone? Et en acquérir la certitude que votre attitude n’était pas fausse!

Trouver sa place dans le monde

Les enfants ne naissent pas techniciens, ils sont élevés pour le devenir. La tentation est grande aujourd’hui pour eux de faire basculer leur vie sociale dans le monde numérique dès leur plus jeune âge. Ils doivent donc développer leur intérêt social – avec notre aide. De cette manière, ils découvrent souvent des opportunités impressionnantes d’être actifs et créatifs, comme le montre l’exemple suivant: dans l’école de Maria, de l’argent avait été collecté dans le cadre d’un projet destiné aux enfants risquant de devenir aveugles. Ce destin avait visiblement touché la jeune fille, et Maria a eu une idée. Elle a installé une petite table sur le trottoir devant sa maison et a vendu des jouets, des livres et des amandes grillées maison aux passants. Elle était très fière de pouvoir faire quelque chose pour d’autres enfants de cette manière.
 

Les livres et sites web suivants m’ont donné des inspirations importantes pour la rédaction de cet article:

Mec, Adam. Unwiderstehlich. Der Aufstieg suchterzeugender Technologien und das Geschäft mit unserer Abhängigkeit (Irrésistible. L’essor des technologies addictives et le commerce de notre dépendance). Editionsde Berlin. 2020. ISBN 978-3-8270-1294-4.

Bleckmann, Paula. Medienmündig. Stuttgart: Klett-Cotta. 2012. ISBN 978-3-608-94626-0.

Buermann, Uwe. Aufrecht durch die Medien. Chancen und Gefahren des Informationszeitalters und die neuen Aufgaben der Pädagogik (Rester droit debout face aux médias. Chances et dangers de l’ère de l’information et des nouvelles tâches de la pédagogie). Flensburg: Flensburger Hefte Verlag. 2007. ISBN 978-3-935679-38-1.

«Dopamine»: Miniserie über die Suchtmechanismen von Tinder, Facebook und Co. (Mini-séries sur les mécanismes de dépendance de Tinder, Facebook et Cie). https://www.arte.tv/de/videos/RC-017841/dopamin. Disponible du 10/09/20 au 03/09/23.

Feibel, Thomas. Jetzt pack doch mal das Handy weg. (Maintenant, range ton portable, pour une fois!). Berlin: Ullstein. 2017. ISBN 978-3-548-37719-3

Lewis, Paul. Our minds can be hijacked: the tech insiders who fear a smartphone dystopia (Nos esprits peuvent être détournés: les initiés de la technologie qui craignent une dystopie des smartphones). Dans: «The Guardian», du 5 juillet 2017; https://www.theguardian.com/.../2017/oct/05/smartphone-addiction-silicon-valley-dystopia

Perret, Eliane. Das Smartphone – ein Geschenk oder ein gemeinsames Projekt?. (Le smartphone – un cadeau ou un projet partagé?) in: Horizons et débats no24, 10/11/20.

«Planet Wissen». Soziale Medien – Wie sicher sind unsere Daten. (Social media – How safe is our data?); www.planet-wissen.de, consulté le 26 février 2019, disponible jusqu’au 26 février 2024

«Soziale Netzwerke»Die wichtigsten Social-Media-Plattformen im Überblick. (Un aperçu des principales plates-formes de médias sociaux). www.ionos.de

Spyri, Johanna. Keiner zu klein, ein Helfer zu sein. Geschichten für Kinder und solche, die Kinder lieb haben. (Personne n’est trop petit pour aider. Des histoires pour les enfants et ceux qui aiment les enfants). Zurich: Ernst Waldmann Publishers

Souhait, Albert. Droge Verwöhnung. (Etre gâté peut devenir une drogue). Munich: éditions Kösel. 2013 

Weiss, Jennifer. Die wichtigsten sozialen Medien. Ein Überblick (Le plus important des médias sociaux. Un coup d’œil); www.blog.mediakraft.de, consulté le 22/02/21.

Divers courts-métrages pour enfants sur le thème des médias sociaux sur le site www.logo.de, consulté le 22/02/21.

 

 

 

 

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