Eliane Perret nous fait revivre avec brio les pensées de Sumaya Farhat-Naser. Lors de son passage à Cologne il y a quelques semaines, Sumaya Farhat-Naser a ainsi commencé son intervention pour la paix. «Je dois tout d’abord faire la paix avec moi-même. Ce n’est qu’alors que je peux commencer à vivre en paix avec autrui.» Elle a donc, chez nous aussi, commencé en nous parlant de sa métaphore cruciale, le diamant solidement implanté dans nos cœurs, à chacun. Ce qu’elle a dit aux enfants suisses (elle en parle à tous les enfants du monde) a correspondu exactement au début de son discours à Cologne. Là, elle s’est directement adressée à nous, les adultes. Et elle nous a touchés, nous aussi. Ensuite, comme elle a commencé à parler de la situation dans son pays, nous avons mieux compris comment elle y résiste, pourquoi elle ne cède pas à la haine, pourquoi elle ne lâche pas à faire la paix, avec elle-même et avec les autres. Quelle tâche exigeante, quelle tâche humaine!
Rita Müller-Hill, Cologne
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