A ce jour, dans la documentation du Conseil fédéral actuelle concernant le nouvel accord entre la Suisse et l’UE, cinq lacunes flagrantes sautent immédiatement aux yeux.
Premièrement, il est vraiment regrettable qu’à ce jour, aucune justification officielle concise n’ait été fournie pour expliquer la nécessité de cet accord. Concrètement, quels sont donc les problèmes qui rendraient cet accord indispensable?
Deuxièmement, il va de soi que les problèmes concrets pourraient aboutir à une solution dans le cadre des accords déjà existants et selon les règles de l’OMC. Pour les régler, nul besoin de pondre un accord de trame de plus de 1500 pages qui, en raison de son volume, ne sera lu intégralement que par un tout petit nombre. Déjà, lors de la proposition de l’Accord sur l’EEE, j’avais déjà constaté que même les parlementaires fédéraux n’avaient fait que parcourir le document à la vitesse, sans le lire attentivement.
On veut donc probablement dissuader à nouveau les votants suisses d’étudier sérieusement la proposition en les décourageant par un écrasant volume de lecture et les inciter à donner leur approbation à l’aide de pure et simple propagande (ce qu’on a déjà vu avec l’interminable et indigeste pensum de la Loi sur l’énergie de 2017).
Troisièmement, on peut lire dans certains articles que notre pays craint des mesures de rétorsion de la part de l’UE s’il en venait à rejeter l’accord. Cette attitude timorée est indigne d’un pays prospère et ne s’explique que par un manque de confiance en soi.
Quatrièmement, les voies de recours juridique prévues dans l’accord en cas de désaccord sont inacceptables pour nous, car elles confèrent en fin de compte un poids prépondérant inégalitaire aux intérêts de l’UE. Un accord entre partenaires équivalents serait tout autre à cet égard.
Cinquièmement, la Confédération a diffusé une invraisemblable étude censée prouver que la population suisse subirait des désavantages financiers considérables si elle rejetait la proposition d’accord (lors du projet EEE, on avait déjà assisté à une campagne de propagande alarmiste du même tonneau, laquelle s’était rapidement révélée être un pur fantasme).
En conclusion: Il est fondamentalement néfaste pour notre démocratie que des propositions de cette envergure soient soumises au peuple sans être accompagnées d’un résumé objectif et exempt de tout élément propagandiste.
Hanspeter Bornhauser, Bedano/TG
Parce que les droits populaires sont concernés, ce traité de l’UE doit être soumis à un vote à la majorité des cantons. Par sa décision d’exclure la majorité des cantons, le Conseil fédéral contourne la démocratie directe et y porte atteinte. Il nous livre aux juges européens qui se feront un plaisir de nous infliger des milliards d’amendes, car leurs caisses sont vides.Pour masquer les véritables problèmes, les dirigeants de l’UE, criblés de dettes, se lancent de manière autocratique dans une économie de guerre. Et quand on s’engage là-dedans, on se retrouve pris au piège. Est-ce vraiment ce que nous souhaitons ? En prenant cette décision, le Conseil fédéral commet une trahison envers notre pays, les droits civiques populaires durement acquis et notre souveraineté.
Notre liberté est restreinte et l’économie est étranglée par les réglementations européennes. Il est urgent de changer de cap. Où sont donc les représentants du peuple qui, avec sang-froid et lucidité, pourraient mener une politique de neutralité authentique et honnête, digne de ce nom ?
Marianne Bürkli, Bronschhofen/SG
Je tiens à vous remercier pour les différents articles consacrés à l’attaque contre l’Iran, contraire au droit international. Il apparaît clairement, une fois de plus, que l’état d’esprit des politiciens bellicistes est dangereux pour l’ensemble de la population mondiale. En avril 2017, j’ai eu l’occasion de participer à un voyage de trois semaines en Iran et j’ai donc beaucoup lu sur l’histoire de ce pays. L’Iran, la Perse, est un des berceaux de notre civilisation et renvoie fièrement sur son histoire culturelle impressionnante. Ceux qui ne voient là que des ayatollahs ne connaissent pas l’histoire ni la culture du pays. Le pétrole aussi fait partie des grandes richesses de l’Iran. Lors du vol vers Téhéran, se trouvait également dans l’avion une employée de Siemens. Elle avait de nombreux dossiers dans ses bagages. En 2010, après l’attaque du virus Stuxnet contre l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, l’Iran n’avait plus confiance dans la communication numérique avec cette entreprise. Cela fait également partie de l’histoire qui a précédé l’attaque contre l’Iran. Dans le livre «Afrika sichtbar machen» (2016, Rendre l’Afrique visible), un recueil d’essais de l’auteur kenyan Ngugi wa Thiong’o, récemment décédé, figure un essai intitulé «Der Klub atomar bewaffneter Keulenschwinger» (Le club des brutes armées de l’arme atomique). Ngugi wa Thiong’o y cite le directeur scientifique du projet Manhattan, J. Robert Oppenheimer: «Je suis devenu la mort, le destructeur des mondes» (extrait de la Bhagavadgita). Plus loin, l’auteur kenyan conclut:
«Aujourd’hui, une poignée de nations ont les capacités de détruire plusieurs fois le monde avec des bombes atomiques. Elles forment le club des puissances nucléaires.» Ce club n’attire l’attention du monde que sur les nations qui ne possèdent pas encore l’arme atomique. «Comme si l’intention de posséder l’arme atomique était plus dangereuse que sa possession effective.»
Cet essai de Ngugi wa Thiong’o démontre clairement la façon dont les pays occidentaux brouillent délibérément les pistes. Si seulement les discours des politiciens étaient imprégnés d’idées pacifistes!
Pour moi, votre publication est très importante, car elle permet au lecteur de garder espoir qu’une coexistence pacifique entre les hommes est possible.
Margret Kleine-Pauli, Zurich
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