mw. «La fiabilité plutôt que l’arbitraire: ce qui compte aujourd’hui, ce sont des relations stables avec l’UE». C’est cette devise que les partisans suisses d’une adhésion à l’UE ont triomphalement propagée après que le Président américain Trump eut imposé à la Suisse des droits de douane absurdement élevés. Et de poursuivre: «Nous avons besoin de prévisibilité et de règles claires. Des accords sur lesquels on peut compter. C’est exactement ce que nous offrent les accords bilatéraux avec l’UE – depuis 25 ans.» (Claudia-Team s+v. stark + vernetzt, du 5 août 2025)
Avez-vous dit «fiabilité»? Devons-nous nous laisser entraîner dans le tourbillon guerrier de l’UE et exploiter financièrement dans une mesure encore inconnue à ce jour? Quelqu’un doit bien payer les milliards de crédits de guerre. C’est ce qu’on appelle la «reprise dynamique du droit» lorsque la bureaucratie bruxelloise multiplie nos obligations de paiement à l’avenir. Ensuite, «au lieu de l’arbitraire»? Quant à l’arbitraire, nous en avons suffisamment fait l’expérience ces dernier temps, en formes des sanctions arbitraires de Bruxelles contre la Suisse (exclusion du programme d’éducation Erasmus et du programme de recherche Horizon, exclusion des bourses de l’UE, suspension de la suppression des barrières techniques au commerce). Tout cela est contraire au droit et aux traités, en violation flagrante des accords bilatéraux. Déjà oublié, ce genre de fiabilité bruxelloise?
Avec le nouvel accord-cadre avec l’UE, de tels actes arbitraires (enjolivés de nos adhérents de l’avenir suisse bruxellois sous l’étiquette de «piqûres d’épingle») ne seraient plus possibles, nous assure-t-on. Il s’agirait alors de «prévisibilité et de règles claires». Vous rêvez? Lorsqu’une grande puissance autocrate dicte les règles, la sécurité juridique appartient aux premiers victimes. «Des accords sur lesquels on peut compter»? «C’est exactement ce que nous offrent les accords bilatéraux avec l’UE – depuis 25 ans.» Mis à part les sanctions arbitraires et l’empêchement d’une politique d’immigration indépendante, c’est en partie vrai. Jusqu’à présent, ce sont les accords bilatéraux qui ont, somme toute, pas mal foncitonnée, au profit des deux côtés. Contrairement au mythe du prétendu «isolement» de notre pays, nous autres Suisses ne songerions guère nous débrouiller «tout seuls». En tant que petit pays au cœur de l’Europe, il appartient à nos acquis solides de maintenir, depuis toujours, des échanges économiques et culturels propices à tous avec nos voisins et les autres peuples du monde entier.
Le point névralgique est ailleurs: nous voulons décider nous-mêmes de nos affaires. Le peuple suisse est habitué à décider librement, devant les urnes de nos votations populaires fréquentes. Nous voulons régler, par nous-mêmes, ce qui est de droit ou non chez nous et comment nous gérons nos affaires avec les autres Etats. Des accords bilatéraux d’égal à égal, oui – une superstructure institutionnelle issue de la bureaucratie d’une grande puissance économique, non. Lorsque nous devrons nous attendre à des sanctions (appelées, en bruxellois, «mesures compensatoires appropriées») au cas où le souverain suisse, le peuple, rejetterait une modification du droit UE, cela ne correspondra tout simplement pas à notre conception de l’Etat. Est-ce si difficile à comprendre? •
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