Les Etats-Unis et Israël attaquent des sites culturels iraniens

par Dr Reza Gholami*

24 mars 2026

D’abord le Palais du Golestan à Téhéran, puis le Palais de Chehel Sotoun à Ispahan. A l’instar de leurs précédentes agressions en Irak, au Liban et en Palestine, les Etats-Unis et Israël s’en prennent également à des sites culturels historiques. Certains d’entre eux sont placés sous la protection de l’UNESCO et reconnus comme patrimoine mondial. L’UNESCO a donc tiré la sonnette d’alarme, mais les bombardements se poursuivent.

Une attaque contre le patrimoine culturel – n’importe où elle se produise dans le monde – n’est pas seulement une attaque contre un pays ou une nation. C’est une attaque contre la mémoire historique et le patrimoine culturel commun à l’humanité tout entière. La destruction de ces sites signifie, comme l’a exprimé le chercheur iranien Mojtaba Najafi: «C’est ma mémoire qui a été exterminée.»
    Depuis le début des attaques américano-israéliennes, certains des sites historiques les plus importants iraniens ont été pris pour cible. Ces sites ne font pas partie de l’identité historique de l’Iran seul mais constituent également une partie intégrante du patrimoine culturel mondial.
    Du point de vue du droit international, de tels actes sont clairement illégaux. Conformément à la Convention de La Haye de 1954 sollicitant la protection des biens culturels en cas de conflit armé, les parties au conflit sont tenues de protéger les sites culturels, historiques et religieux contre les attaques ou les dommages. Le préambule de la Convention de La Haye (1954) stipule que les dommages visant les biens culturels, quel que soit le peuple auquel ils appartiennent, constituent une atteinte au patrimoine culturel de l’humanité tout entière, car chaque peuple apporte sa contribution à la culture mondiale.
    De même, la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO de 1972 souligne que les biens culturels et naturels exceptionnels ne sont pas la propriété exclusive d’un seul Etat, mais constituent le patrimoine commun de l’humanité. Leur préservation relève donc d’une responsabilité aux dimensions mondiales. La destruction ou la mise en danger de tels sites constitue ainsi une violation grave du droit international constituant, dans certaines circonstances, un crime de guerre.
    A cela s’ajoute la résolution 2347 du Conseil de sécurité de l’ONU qualifiant les attaques contre des sites culturels de violation du droit international. Une déclaration du Ministre américain de la Guerre, Pete Hegseth, selon laquelle les Etats-Unis ne respectaient «aucune règle stupide» concernant la conduite de la guerre dans ce conflit, est préoccupante. Selon l’ONG Blue Shield, ce sont précisément ces règles qui incarnent le droit international humanitaire – non pas en faveur de la protection des biens culturels seule, mais autant concernant les hôpitaux, les écoles et l’ensemble de la population civile.

Attaque contre le Palais du Golestan

L’ampleur de la destruction voulue apparaît dans toute sa brutalité lorsqu’on examine des exemples concrets de sites historiques importants dévastés actuellement en Iran. Le Palais du Golestan à Téhéran en dit loin. Ce complexe royal, dont les origines remontent à l’époque safavide [XVIe/XVIIe siècle], ayant été agrandi sous le règne des Qajar [1789–1929], en constitue un exemple unique témoignant la fusion entre l’architecture persane traditionnelle et les influences artistiques européennes du XIXe siècle. Ce palais, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un témoignage vivant des transformations politiques et culturelles de l’Iran à l’ère moderne. Tout dommage causé à ce complexe constitue une perte irréparable d’un chapitre important de l’histoire de l’humanité.
    Or, les jours du 1er et 2 mars 2026, l’onde de choc d’une attaque à la roquette sur la place Arag voisine a gravement endommagé le palais: la célèbre salle des miroirs est brisée, ses portes historiques en bois (Orsi) ont été détruites, des arcades et des boiseries ont été endommagées. Le directeur de l’UNESCO, Lazare Eloundou Assomo, a retenu que le palais constituait un monument culturel à l’envergure du château de Versailles.
    Un autre monument important est la Mosquée du Shah (Ispahan) – également connue sous le nom de Mosquée Abbasi – située dans la ville historique d’Ispahan. Ce chef-d’œuvre de l’architecture safavide se trouve au cœur de la place historique Naqsh-e Jahan et est considéré, avec son impressionnante coupole, son architecture géométrique précise et ses carreaux uniques, comme l’un des édifices les plus importants de l’architecture islamique dans le monde. Une détérioration de cet édifice serait une attaque non seulement contre l’Iran mais aussi dirigée contre l’Histoire de l’art et de l’architecture islamiques dans leur ensemble.
    Dans l’ouest de l’Iran se trouve également le Château monumental de Falak-ol-Aflak, situé dans la ville de Khorramabad. Cette imposante forteresse, dont l’histoire remonte à l’époque de l’empire sassanide [IIIe-VIIe siècles], compte parmi les bâtiments défensifs historiques les plus importants du haut plateau iranien. Témoin d’évolutions politiques, militaires et culturelles pendant des siècles, cette ancienne forteresse représente aujourd’hui l’un des monuments historiques les plus importants de la région du Lorestan.

Attaque contre le palais de Chehel Sotoun

De plus, Ispahan abrite un ensemble unique de monuments historiques qui, ensemble, forment un paysage culturel exceptionnel. On y trouve notamment le somptueux Palais Chehel Sotoun, remontant à l’époque safavide, avec ses célèbres peintures murales illustrant des événements historiques de l’Iran, ainsi que l’impressionnant Palais Ali Qapu, un édifice gouvernemental emblématique des Safavides qui reflète l’éclosion politique et artistique de cette époque.
    Les images actuelles montrent ses portes enfoncées, ses fenêtres brisées et ses parties transformées en décombres. Ce sont particulièrement les ornements en muqarnas et les peintures murales qui ont été endommagés. Il est établi que les dégâts sont causés par les ondes de choc des explosions voisines. La Masjed-e Jame est la plus ancienne mosquée du vendredi d’Iran et un édifice qui retrace les différentes époques de l’architecture islamique du VIIIe au XXe siècle. Elle a également été endommagée par les secousses causées des bombardements.
    La Forteresse de Falak-ol-Aflak, qui remonte à l’empire sassanide, du IIIe au VIIe siècle après J.-C., est située dans la ville historique de Khorramabad. Le 8 mars 2026, une attaque contre le périmètre du château a complètement détruit le bureau provincial de la conservation du patrimoine culturel du Lorestan endommageant les musées archéologiques. Cinq employés ont été blessés. La vallée ne vient d’être inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO que l’année passée.
    Le 14 mars 2026, le Ministère iranien de la Culture a fait état d’au moins 56 sites culturels endommagés, dont 19 rien qu’à Téhéran, et douze au Kurdistan, à Ispahan, dans le Lorestan, à Kermanshah, à Bushehr et à Ilam. Depuis le 17 mars 2026, des rapports documentent plus de 100 sites touchés dont L’UNESCO en a officiellement confirmé au moins quatre. La demande de l’Iran et du Liban visant à placer d’autres sites sous protection urgente a été soumise à l’UNESCO.
    Les conséquences de telles attaques ne se limitent aucunement à l’Iran seul. La destruction du patrimoine culturel a des répercussions profondes sur le monde entier. Tout d’abord, elle signifie la perte irrémédiable d’une partie de la mémoire historique concernant l’humanité dans son ensemble – une mémoire dont les scientifiques, les artistes et les générations futures ont besoin pour comprendre l’évolution de la civilisation humaine. Ensuite, elle sape les normes internationales relatives à la protection des biens culturels en cas de conflit armé ouvrant ainsi la voie à des crimes similaires dans d’autres régions du monde. Et en plus, de tels actes exacerbent les tensions culturelles en nourrissant la haine contre les dévastateurs qu’ils sollicitent par leur mépris envers une culture différente de la leur.

Dynamitage des Bouddhas de Bamiyan

Au cours des dernières décennies, le monde a assisté avec horreur à la manière dont des groupes extrémistes comme Al-Qaïda ou Etat islamique ont détruit des sites historiques. L’explosion des célèbres Bouddhas de Bamiyan par les Talibans en est un exemple particulièrement choquant. Ces actes ont été condamnés à juste titre dans le monde entier comme des crimes contre le patrimoine culturel de l’humanité. Si des schémas similaires apparaissent désormais dans le contexte de la guerre menée par des Etats, cela représente un dangereux recul dans le respect du système juridique international et les valeurs de civilisation qui ont été construites au fil des décennies.
    Il est également in-quiétant de constater qu’il existe un risque réel de voir, dans les heures ou les jours à venir, de nouvelles attaques contre le patrimoine culturel, voire contre des sites archéologiques en Iran. Une telle évolution risque de prendre les dimensions d’une catastrophe culturelle – une catastrophe dont les dégâts toucheraient non seulement l’Iran, mais aussi le patrimoine culturel de l’humanité tout entière.
    Lorsque de tels schémas apparaissent désormais dans le contexte des guerres menées par des Etats, ils représentent un dangereux recul face à l’état du système juridique international. Cette évolution est d’autant plus menaçante du fait que les Etats-Unis ont annoncé leur retrait de l’UNESCO – qui dispose pourtant des principaux instruments de la protection culturelle multilatérale. Le pillage du Musée national irakien, en 2003, après l’invasion menée par les Etats-Unis, ou la destruction de Palmyre en 2015 le montrent: les catastrophes culturelles en temps de guerre ne sont pas le fruit du hasard, mais les conséquences de décisions délibérées ou négligeant toute responsabilité humaine.
    Pour éviter une telle tragédie, il faut une réaction immédiate et résolue de la part de la communauté internationale. Les organisations internationales actives dans les domaines de la culture et de la protection du patrimoine, en particulier l’UNESCO, ainsi que les archéologues, les historiens, les historiens de l’art et d’autres personnalités du monde culturel à travers le monde, sont appelés d’accuser ces actes inhumains d’une voix claire et ferme. Seules une condamnation internationale massive et une pression morale et juridique équivoque permettront d’empêcher que de telles attaques ne se reproduisent et qu’une catastrophe culturelle mondiale ne devienne réalité.
    Le patrimoine culturel forme le pont entre le passé, le présent et l’avenir. Sa destruction signifie non seulement la perte de pierres et de mortier, mais aussi la rupture du lien entre les générations futures et l’histoire qui a fait naître l’humanité. La défense du patrimoine culturel de l’Iran est donc essentiellement liée à la défense du patrimoine commun à l’humanité et de la mémoire civilisatrice de notre monde – ce monde unique qui nous appartient à nous tous.

(Traduction Horizons et débats)


* Dr Reza Gholami est maître de conférences en philosophie politique à l’Institut de recherche en sciences humaines et en études culturelles de Téhéran, en Iran, et représentant culturel de la République islamique d’Iran en Autriche.

Le droit international s’applique à tous

Déclaration d’International-Lawyers.Org à l’occasion de la session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme du 25 mars 2026

International-Lawyers.Org* exhorte vivement tous les Etats à tout mettre en œuvre pour respecter les droits humains internationaux, tant en temps de paix qu’en période de conflit armé.
    Tout en reconnaissant l’obligation de toutes les parties à un conflit, y compris l’Iran, Israël et les Etats-Unis, de respecter le droit international, nous condamnons sans équivoque les actes d’agression perpétrés par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran en juin 2025, puis en février et mars 2026. Ces actes d’agression ont eu lieu en pleine période de négociations. Ces attaques constituent à la fois le crime de perfidie (meurtre, blessure ou capture par traîtrise) et des actes de violence contre l’Iran, en violation du droit international. Ces actes ont été commis par Israël et les Etats-Unis en violation de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies et ne sauraient se justifier par la légitime défense au sens de l’article 51.
    Israël et les Etats-Unis doivent répondre de leurs actes devant la justice internationale, car ils violent le droit international, la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide et la Charte des Nations Unies. Prendre cette responsabilité constitue une étape essentielle et nécessaire au respect des droits humains dans la région.
    De même, le Procureur de la Cour pénale internationale peut contribuer à la cessation des hostilités et à la protection des droits humains en enquêtant et en poursuivant les Israéliens et les Américains, en particulier, et les personnes impliquées dans des actes d’agression qui constituent simultanément un génocide contre le peuple palestinien.
    Israël et les Etats-Unis sont censés devoir répondre de leurs actes de violence devant le droit international, car ils violent la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide et la Charte des Nations Unies. Le droit international exige d’Israël et des Etats-Unis qu’ils cessent leur recours illicite à la violence, qu’ils indemnisent les victimes et qu’ils rétablissent la paix et la sécurité au Moyen-Orient, région que leurs actions illégales ont gravement déstabilisée. De plus, aucun Etat ne devra reconnaître la situation illicite créée par Israël et les Etats-Unis, la Cour internationale de justice ayant reconnu que tous les Etats ont l’obligation erga omnes (contraignante à tous) de ne pas reconnaître les situations créées par des actes illicites.
    Nous notons également que l’Iran, ou tout Etat agissant de concert avec lui dans le cadre de la légitime défense collective et recourant à la force, à l’échelle mondiale, contre des installations militaires israéliennes ou américaines, agit conformément à l’article 51 de la Charte tout en devant respecter les principes de proportionnalité et la distinction entre objectifs militaires et civils.
    Le droit international s’applique à tous.

* International-Lawyers.Org est une organisation internationale à but non lucratif et non gouvernementale dotée du statut consultatif spécial auprès des Nations Unies (ECOSOC; Conseil économique et social), de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et de la CCNUCC (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques). Elle est enregistrée à Genève (Suisse) et à Makeni (Sierra Leone).

(Traduction de Horizons et débats)

L’UNESCO préoccupée quant à la protection des sites du patrimoine culturel mondial

Le lundi 2 mars, le Palais de Golestan à Téhéran, site inscrit appartenant au patrimoine mondial de l’UNESCO, a été endommagé par des débris et l’onde de choc d’une frappe aérienne sur la place Arag, située dans la zone tampon du site, dans la capitale iranienne.
   L’UNESCO continue de suivre de près la situation du patrimoine culturel dans le pays et dans toute la région afin d’assurer sa protection. A cette fin, l’organisation a communiqué les coordonnées géographiques des sites du patrimoine mondial et des sites d’importance nationale à toutes les parties prenantes afin de prévenir d’éventuels dommages.
    L’UNESCO rappelle que les biens culturels sont protégés par le droit international, notamment par la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, y compris son mécanisme de protection élargi, et par la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel.

Source: https://www.unesco.org/en/articles/unesco-expresses-concern-over-protection-cultural-heritage-sites-amidst-escalating-violence-middle  (consulté le 2 mars 2026)

(Traduction du Communiqué officiel en anglais par Horizons et débats)

La guerre contre la population civile s’intensifie – Le CICR se joint aux appels d’urgence du Croissant rouge iranien

hd. Le 24 mars 2026, PressTV, la chaîne publique de l’Etat iranien rapporte:
    «Dans une déclaration publiée mardi [24 mars 2026], Pir Hossein Kolivan [Président du Croissant-Rouge iranien, IRCS] a déclaré que depuis le début de l’agression israélo-américaine le 28 février, 82 417 structures civiles, dont 62 440 habitations et 19 187 bâtiments commerciaux, avaient été gravement endommagées, sur le territoire entier du pays. Dans la province de Téhéran seule, 25 280 habitations et bâtiments commerciaux auraient été détruits ou endommagés par cette agression.
    Le Président du Croissant rouge iranien ajoute que, lors des destructions, avaient été touché 281 établissements médicaux dont des pharmacies et des centres d’urgence, ainsi que 481 écoles et 17 stations d’urgence de l’IRCS. En outre, 3 hélicoptères de l’IRCS, 48 véhicules d’intervention et 46 ambulances ont été détruits.
    Par ailleurs, dans une lettre adressée lundi au Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, M. Kolivan a exprimé sa profonde consternation face aux attaques incessantes menées par les Etats-Unis et Israël contre les infrastructures médicales iraniennes qu’il a catégoriquement condamnées.
    Il insiste sur le fait que ces attaques constituent une violation flagrante du droit international humanitaire, y compris des quatre Conventions de Genève et des protocoles additionnels, et a instamment demandé à l’OMS de condamner ces attaques et de lancer une enquête indépendante sur les hostilités.»

(https://www.presstv.ir/Detail/2026/03/24/765788/Over-8200-civilian-units-damaged-by-Israeli-US-aggression-IRCS  du 24 mars 2026; traduction Horizons et débats)

* * *

La veille, le Comité international de la Croix-Rouge a publié, de sa part et sur son site Internet, la déclaration suivante en provenance de sa Présidente, Mme Mirjana Spoljaric:
    La Présidente du CICR: «Une guerre qui frappe les infrastructures essentielles est une guerre contre les civils. Tout effort en faveur de la déescalade est d’importance décisive
    Il faut que cela cesse. Les attaques délibérées à l’encontre des services essentiels et des infrastructures civiles peuvent constituer des crimes de guerre.
    Nous assistons à ce que les infrastructures d’approvisionnement en eau, en énergie et en carburant et des structures de santé sont endommagées, voire détruites. Cette tendance préoccupante ne se limite pas au Moyen-Orient ni aux trois dernières semaines; elle est omniprésente dans les conflits interrégionaux.
    Ce à quoi nous avons assisté ces derniers jours au Moyen-Orient risque pourtant de marquer un point de non-retour. Le plus alarmant est le risque d’endommager les centrales nucléaires, que ce soit de manière délibérée ou accidentelle. Porter atteinte à ces sites pourrait avoir des conséquences irréversibles, raison pour laquelle les règles de la guerre leur confèrent une protection spéciale.
    Des millions de civils, proches ou non des lignes de front, ont déjà souffert des attaques menées contre les infrastructures essentielles. Cette tendance, ensemble avec des propos belliqueux qui méprisent les limites imposées par le droit international humanitaire, normalise une manière de mener sa guerre qui nous dérobe de notre humanité commune.
    Le respect de la dignité des civils est la condition de base de la désescalade et de l’élaboration de solutions politiques susceptibles de reconstruire la paix et la stabilité.»

(Version française du CICR, Genève; https://www.icrc.org/en/statement/icrc-president-war-on-essential-infrastructure-is-war-on-civilians  du 23 mars 2026)

* * *

P.S. (réd.) Dans une déclaration commune qui s’adresse à l’Iran, datée du 27 mars 2026, les Ministres des Affaires étrangères du G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et Etats-Unis d’Amérique,) ainsi que la Haute Représentante de l’Union européenne, donc l’Occident global belliciste, ont déclaré:
    «Nous exigeons l’arrêt immédiat des attaques contre les civils et les infrastructures civiles. Rien ne justifie de prendre pour cible des civils dans les conflits armés, ni de mener des attaques contre des installations diplomatiques.»
    Une fois de plus, la triste vérité est présentée sens dessus-dessous: les présumées défendeurs des droits de l’homme omettent les agressions dont parle le Croissant rouge iranien, massives et ciblées, perpétrées du côté occidental contre les civils iraniens…

(https://www.diplomatie.gouv.fr/en/french-foreign-policy/g7-news/article/joint-statement-of-g7-foreign-ministers-on-iran-27-03-26  du 27 mars 2026; traduction Horizons et débats)

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