«A l’avenir, les enseignants pourront continuer à choisir eux-mêmes les méthodes les plus adaptées»

Comité pour une bonne école obligatoire thurgovienne

Weinfelden, 27/11/16 – Un électeur thurgovien sur quatre a approuvé l’Initiative populaire cantonale pour une bonne école – malgré l’influence écrasante du gouvernement, des partis politiques, de l’administration et de certaines associations professionnelles. Il est évident que les instances de la politique scolaire ont perdu une partie de la base. Le refus de l’initiative doit être respecté. Mais en même temps, les responsables devront tenir leurs promesses en garantissant les libertés d’opinion et de méthodes et en renonçant à de massives transformations dans l’enseignement. Ainsi certaines des exigences fondamentales des auteurs de l’initiative seront garanties – malgré la mise en œuvre du Plan d’études 21 [«Lehrplan 21»].
Les électrices et électeurs ayant soutenu notre initiative se sont opposés à la politique de formation officielle et aux réformes extrêmes. Ce résultat est d’autant plus remarquable que des fonctionnaires à tous les niveaux ont tenté, avec de gros moyens financiers et personnels, de discréditer l’initiative par une campagne polémique basée sur la peur. De nombreuses personnes ne se sont pas laissées tromper par des slogans affirmant par exemple que l’initiative demandait le retour à l’«âge de pierre» pédagogique.
Les nombreux débats et discussions sur l’initiative, ayant eu lieu dans la rue, sur les marchés et lors de réunions dans tout le canton ont eu un effet libérateur et réjouissant. Les responsables scolaires ont dû fortement adapter leurs positions du début au cours de cette campagne de votation en s’engageant à accepter certaines exigences importantes du comité: à l’avenir, les enseignants pourront continuer à choisir eux-mêmes les méthodes les plus adaptées, l’enseignement en classe est l’apprentissage dans la relation directe entre enseignant et élèves garderont leur importance centrale, les enseignants pourront continuer à exprimer leur opinion librement. Et – selon une déclaration précise de la conseillère d’Etat compétente Monika Knill –, il ne s’agit pas de lancer une réforme historique. L’opinion publique est très sensibilisée sur ces aspects et, le cas échéant, les responsables seront rapidement rappelés à leurs promesses.
Le Comité pour une bonne école thurgovienne remercie de tout cœur les personnes ayant aidé à lancer dans la population la discussion sur ce qu’est un bon enseignement à l’école obligatoire. Cette discussion restera vivante au-delà des frontières cantonales. Notre contestation contre le Plan d’études 21 et certains changements controversés dans le domaine de l’enseignement et de la formation en Suisse continueront ainsi à avoir des effets positifs et durables.    •

Au nom du Comité pour une bonne école thurgovienne: Felix Huwiler, Klemenz Somm, CN Verena Herzog. Contacts: felix.huwiler(at)gute-schule-tg.ch