Accompagner dans l’adversité

par Moritz Nestor, psychologue

Face aux questions sociétales urgentes, la politique éducative ferait bien de vérifier de temps en temps ses priorités – voilà une exigence de plus en plus pressante. Erika Vögeli, rédactrice en chef de «Zeit-Fragen», a souligné dans un éditorial la nécessité d’un retour à une pédagogie considérant l’enfant comme un être en développement, comme une personne ayant un besoin élémentaire d’éducation et de repères pour grandir sainement («Horizons et débats» no 11 du 22/3/10). Dans le même sens, la psychologie et la psychothérapie feraient bien de se recentrer sur le développement de l’être humain en tant que personne.

Dans certaines de nos institutions pour personnes victimes de souffrances psychiques, certifiées être d’excellente qualité, le thérapeute est à la disposition du patient une fois par semaine pour 10 minutes. La conscience des coûts garantit soi-disant la qualité de l’institution. La personne souffrante, souvent perdue dans sa solitude, doit attendre six jours pour 10 minutes d’échanges – puis recommencer à attendre.
Nous avons (à nouveau) besoin de procédés thérapeutiques ne comprenant la personne souffrante pas comme un «cas de fonction cérébrale perturbée» ou un «cas de troubles partiels d’aptitude», mais comme un semblable souffrant mentalement. Il nous faut (à nouveau) davantage de thérapeutes, ne voulant pas s’acharner en tant que «techniciens» sur des «parties» du corps ou de l’âme, mais voulant comprendre la souffrance psychique comme l’expression d’une personnalité globale souffrante dans sa culture et son époque historique. Etre psychologue doit à nouveau correspondre à réfléchir, compatir et agir dans la solidarité humaine.

Une mère s’oppose à la psychiatrisation de son enfant

Jenny, une fillette de 11 ans, est venue me voir en tant qu’enfant «hyperactive». Au cours de l’année précédente, elle a été confrontée à de très nombreuses difficultés scolaires. Lors d’un examen préliminaire, on a diagnostiqué un manque de concentration, une déficience mentale et un éventuel syndrome psycho-organique. On a conseillé à la mère d’aller consulter avec elle un psychiatre. Mais elle s’est indignée: «Pour qu’on la bourre de médicaments! Ce n’est pas comme ça qu’elle pourra s’améliorer à l’école. Je ne vais certainement pas abandonner mon enfant.» Grâce à l’intervention de son curateur, Jenny a atterri chez moi.
Au cœur de sa personnalité, Jenny était profondément convaincue qu’elle n’était pas capable d’apprendre par cœur parce qu’elle était trop «bête». Elle abandonnait tout exercice qu’elle n’arrivait pas à résoudre immédiatement, tout en trouvant mille et une excuses. Elle ne supportait pas d’ignorer
un sujet: la matière était stupide, personne n’a besoin savoir de telles choses pour la vie!, etc. Elle manquait de courage et son estime de soi était vacillante. Cependant, elle avait développé une compensation névrotique remarquable pour cacher sa supposée faiblesse: elle se plaignait de manière déchirante et se faisait toute petite, comme si elle avait 2 ou 3 ans et non pas 11. Et la fillette de continuer ainsi jusqu’à ce que sa mère, pleine de compassion, la libère de faire ses devoirs. Souvent, la mère ne savait pas comment l’aider dans ses devoirs scolaires, car elle-même n’avait pas été bonne à l’école. Quand il s’agissait de travaux de la vie quotidienne, elle pouvait soulager sa fille, mais pour tout ce qui relevait du domaine scolaire, elle était également vite perdue.
Ses trois enfants (Jenny était la deuxième entre Klaus et Fabian) avaient passé quatre ans dans des foyers pour enfants. La mère n’avait à un certain moment plus été en mesure de prendre en charge les tâches éducatives de ses enfants et de leur donner l’appui humain nécessaire pour qu’ils puissent commencer à développer leur personnalité. Depuis, la mère s’était stabilisée et avait pu reprendre ses enfants. Pour elle, cela n’entrait pas en ligne de compte d’abandonner un enfant et de lui faire prendre des médicaments.

Au début, tout alla bien …

Lors de la première rencontre, Jenny, fillette vive avec un visage ouvert et joyeux, expliqua sérieusement et sans qu’on le lui demande, en se tortillant sur une chaise trop grande pour elle, que son problème résidait dans le fait qu’elle ne pouvait pas apprendre par cœur et qu’une thérapie lui était nécessaire. Lorsque je lui demandai pourquoi elle avait des difficultés à apprendre à l’école, elle m’expliqua de manière très différenciée et ouverte, ses manques. En première classe de primaire, elle avait été une élève à l’esprit vif. Aucune trace de stupidité. Elle comprenait bien les matières traitées en classe, car elle suivait les cours très attentivement. Elle faisait ses devoirs pendant les cours, alors que les autres gaspillaient leur temps. Ainsi, sans le réaliser et sans que cela pose de problème, elle s’habitua à une stratégie d’apprentissage spécifique: bien regarder une fois – et savoir! Toutefois, elle n’avait guère d’endurance et peu de courage.
A la maison, il n’y avait pas de tâches à résoudre demandant de l’endurance et du courage, car sa mère faisait tout pour les enfants sans leur demander d’efforts. Elle voulait être une «bonne» mère. Son mari et elle-même voulaient pouvoir offrir un certain standing à leurs enfants pour qu’ils se sentent égaux aux autres: une maison, des gadgets électroniques, une fois par mois une visite dans un parc d’attractions etc. Le salaire du père était souvent épuisé avant la fin du mois – alors, on serrait la ceinture. Mais heureusement le prochain salaire arrivait bientôt.

… mais lorsqu’il fallut davantage d’efforts, les difficultés débutèrent

Lorsque la quantité de devoirs augmenta, les contenus devinrent plus compliqués et un premier coup d’œil ne suffisait plus, les difficultés de Jenny firent surface. Son manque d’endurance, de courage et de confiance en soi apparut. Elle voulait toujours tout comprendre au premier coup d’œil. Quand elle se mettait à lire son esprit était déjà à la fin du paragraphe, avant d’avoir compris le sens de la première phrase. Elle commença à se résigner: je suis bête; ma tête n’a pas la même force pour maintenir les choses à l’intérieur que celle des autres; je ne suis pas capable d’apprendre par cœur.
Devant moi, j’avais donc une fillette dont la personnalité globale était imprégnée de l’idée d’être «bête». Les échecs scolaires des derniers temps étaient tant de «preuves» pour les parents, les enseignants et les psychiatres, mais aussi pour Jenny. Cependant: quelle contradiction entre la logique privée de Jenny «je suis bête» et son activité dans mon cabinet? Car lors des échanges avec moi, elle présenta sa vie intérieure et l’arrière-plan psycho-dynamique de ses difficultés avec une légèreté émotionnelle et intellectuelle déconcertante – une performance hautement intelligente dont peu de filles du même âge sont capables! Il était évident que cette enfant était intelligente.
Notre première rencontre m’avait donné un aperçu suffisant dans le mode de vie et d’apprentissage de Jenny. Je me décidai de l’aider à résoudre son problème en m’approchant de sa devise mentale inconsciente. C’est pourquoi je me décidai à la surprendre lors de notre prochaine rencontre! Il fallait qu’elle puisse réaliser et ressentir consciemment cette contradiction frappante pour tout observateur externe: le fait qu’elle était convaincue d’être bête, tout en expliquant ses expériences de manière ouverte et intelligente. Il fallait empêcher qu’elle tombe dans le même piège que tant d’autres personnes, dont la «bêtise apprise» n’est souvent que le résultat de leur manque de confiance en elles-mêmes.

Compenser des sentiments de faiblesse: une «capacité» très humaine mais gênante

Il ne fallait donc surtout pas la prendre par son point faible, le sentiment d’être bête. Elle tentait par tous les moyens de protéger cette blessure psychique. Donc, aucune analyse de son «problème», mais pas non plus de «traitement spécial», tels un allègement, une classe spéciale ou d’autres choses allant dans ce sens. Il fallait lui redonner une force intérieure, en se concentrant sur les parties saines de son âme, afin qu’elle puisse surmonter ses faiblesses.
Je savais que Jenny était préparée à la «thérapie» – au «traitement» de sa «bêtise». Elle s’imaginait certainement que j’allais faire ces devoirs abhorrés avec elle. Je lui avais demandé d’apporter ses affaires d’école. Mais alors, apparaîtrait à nouveau ce sentiment de bêtise et elle ne comprendrait à nouveau pas ce qui était écrit sur le papier.
Et vraiment, la semaine suivante, craignant que le pire puisse lui arriver, elle ne voulut pas quitter sa mère dans la salle d’attente, elle s’accrocha à elle et se lamenta à fendre le cœur. Ainsi, elle répétait sa «solution» personnelle: régresser, se faire toute petite, se plaindre jusqu’à ce que maman la soulage pour que cet affreux sentiment de bêtise, qu’elle ne pouvait supporter, soit de nouveau éloigné. La maman avait dû l’accompagner bien que Jenny fût déjà tout à fait capable de faire le trajet seule!
Je souris et lui dit gentiment: «Ah, la revoilà, la jeune dame intelligente de la semaine passée. La dernière fois, tu m’as vraiment surpris, en montrant comme tu sais bien t’exprimer!» Elle dut rire et me donna toute rayonnante la main. Pour une seconde, elle abandonna son rôle de petit bébé. «Mais pourquoi te lamentes-tu comme un petit bébé qui ne sait pas même compter jusqu’à trois?» Jenny se rappela son rôle et s’accrocha de nouveau (avec un œil souriant rivé sur moi) à sa mère: «Mami, Mami, reste avec moi.» Sa petite bouche chercha celle de sa mère. Celle-ci la poussa à contrecœur dans ma direction. Jenny était une spécialiste pour éveiller chez sa mère des sentiments de pitié et sa volonté d’être une bonne maman afin que celle-ci cède à ses propres volontés: la protéger de ce monstre dénommé bêtise. Le manque de sureté intérieure de sa mère offrait (malheureusement) souvent à Jenny l’occasion de ne pas devoir se confronter à la réalité.

Jenny collabore et fait une expérience émotionnelle corrective

Je lui ai souri avec un mélange d’indignation et d’humour: «Jenny, j’ai les larmes aux yeux. Arrête de pleurnicher comme un petit bébé. Cela ne te correspond pas. Tu te comportes comme une bécasse. Viens, faisons quelque chose d’intelligent. Tu verras, je ne vais pas te faire de mal.» Et Jenny donna son accord! «Et la prochaine fois, tu n’auras plus besoin de tenir la main de ta maman pour venir chez moi. Tu es assez grande. Imagine-toi, dans quelques années, tu vas te marier et avoir des enfants. Là, tu ne pourras pas non plus jouer au petit bébé.» – La mère m’avait raconté que Jenny aimait bien aider son petit neveu. Mon chien de berger hongrois, un Puli blanc nommé Emil, a également attiré Jenny de manière ludique dans ma chambre: Après un bref «Au revoir, Maman», elle a couru après Emil oubliant dans son enthousiasme pour le petit chien qu’elle voulait utiliser sa stratégie pour faire face à ce qui l’attendait. Mais le fantôme de la bêtise n’a pas pris le dessus. J’avais pris mes précautions.
«J’ai eu une idée, Jenny: c’est bien juste que tu vas à l’école tous les jours.» – «Oui, bien sûr.» – «Comment est-ce que tu y vas?» – «Mais c’est tout simple.» – «Mais moi, je ne le sais pas, et je veux que tu me l’explique de façon à ce que je comprenne. Et puis à la fin, je vais te dire pourquoi je te demande tout cela.» – Elle a commencé à parler de manière spontanée, et je lui demandais ce qui n’était pas clair pendant que je dessinais soigneusement sur une feuille de papier ce qu’elle m’expliquait. Sans penser davantage, elle a continué à décrire son chemin d’école de manière spontanée. C’était exactement ce que j’avais prévu. Finalement, nous avions devant nous un plan coloré avec tous les détails de son chemin d’école directement sorti de sa tête. (et le tout appris «par cœur»!)
«Regarde, maintenant, nous avons créé une excellente carte de ton chemin d’école. Tu as tout expliqué si précisément que j’ai pu dessiner le plan bien que je n’y sois jamais allé. Alors, dis-moi: Pourquoi as-tu pu tout expliquer si précisément?» – «Parce que je l’ai dans ma tête. Là, il y a une image.» – «Exactement, tu vois dans ta tête ce que tu fais chaque jour, n’est-ce pas?» – Elle rit: «Exactement.» – «Bon, et comment cette image est-elle entrée dans ta tête?» – «Parce que j’ai toujours pris ce même chemin et que j’ai fait attention. Je dois arriver à l’école. Donc, il faut regarder et faire attention.» – «Tu as donc appris le chemin par cœur!» Je lui parle lentement, calmement et je la regarde avec sérieux. A ce moment quelque chose d’important se passe en elle. Elle a remarqué la contradiction avec la tête et le cœur. «As-tu eu une fois un tel devoir à faire: ‹J’apprends mon chemin de l’école par cœur›?» – Elle rit de cette idée absurde: «Non.» – «Mais tu l’as appris par cœur!» – Elle me regarde avec de grands yeux: «Oui. C’est vrai.» – «Alors, tu sais apprendre par cœur! Je l’ai vu de mes propres yeux!» – Si seulement on pouvait décrire l’émotion profonde que cette jeune fille ressentait à ce moment!
«Combien de fois as-tu déjà fait ce chemin?» – «Très souvent.» Elle calcule. – «Et combien de fois tu répète ce que tu dois apprendre pour l’école?» – Elle a fait une pause et pendant qu’elle me regardait, on voyait comme cela travaillait en elle. J’attendis. Et puis, tout à coup, vient de son for intérieur: «Une fois, et puis je le mets à côté! Mais cela ne suffit pas!» – «Oui, Jenny, c’est juste. Mais maintenant, la chose est assez simple: Que penses-tu en apprenant par cœur pour l’école que tu ne penses pas sur ton chemin d’école?» – «J’ai toujours pensé que je suis stupide, et je ne me suis plus exercée!» – «Oui, exactement, et que dois-tu donc faire pour apprendre par cœur tout aussi bien à l’école?» – «Je ne dois pas arrêter de m’exercer, sinon je n’apprends rien.» – «Oui, rappelle-toi donc de la leçon d’aujourd’hui quand ton monstre dénommé «bêtise» se rapproche de toi.»
Elle m’a regardé grandie d’une tête: «Quelle heure est-il?» Le temps avait passé sans qu’on s’en soit aperçu! En se levant, elle s’est penchée vers moi lumineuse: «Je ne pouvais m’imaginer que la thérapie pouvait être si agréable!» – «Tu vois, Jenny, tu n’es pas du tout stupide. Dans ta tête tout est en ordre. Tu crois seulement que tu es bête. Et quand tu penses cela, tu donnes un bon coup de frein. Cette idée d’être stupide, tu l’as apprise par cœur à la perfection! Ton intelligence se manifeste au mauvais endroit.» – Maintenant, nous rions tous les deux.
«Et concernant ton chemin d’école, l’idée d’être bête ne t’est pas venue à l’esprit. C’est pourquoi il est resté dans ta tête.» – «Bien sûr, sinon, je ne serais jamais arrivée à l’école ou à la maison », précise-t-elle. Puis, elle continue à réfléchir: «J’en suis capable», jubile-t-elle enfin. – «Exactement, et c’est ce à quoi nous allons nous exercer ensemble pour que tu n’abandonnes plus trop tôt et trouve la force de continuer. Comme ça, tu auras le même plaisir à apprendre que maintenant.» Une fille heureuse retourne chez elle avec un nouveau sentiment qui ne la quittera plus.

Jenny fait son chemin

Après un peu plus d’un an, Jenny est une élève qui a appris à apprendre. Elle sait maintenant travailler seule. Cette ancienne enfant à problème s’est transformée en petite demoiselle qui ne se lamente plus pour que sa mère lui résolve les problèmes, mais qui fait son chemin dans la vie. Un jour, elle déclare donc vouloir essayer de vivre sans la thérapie.
Beaucoup d’autres expériences ont suivi à la première séance qui a ouvert de nouvelles perspectives à la jeune fille.
La scolarité de Jenny et la possibilité d’exercer plus tard une profession étaient sérieusement mis en question. Sa personnalité globale était affaiblie avec de logiques conséquences sur tous les autres domaines. Si l’on n’avait simplement donné des médicaments à Jenny, sans l’accompagner au niveau psychologique, elle aurait échoué à l’école, et une vie professionnelle stable lui serait probablement demeurée fermée. Même si elle avait subjectivement réussi à compenser son échec, elle en aurait souffert toute sa vie. Nous ne pouvons pas l’affirmer avec certitude, mais notre travail thérapeutique quotidien nous confirme par un grand nombre d’exemples qu’un échec scolaire accompagné d’autres facteurs défavorables peut déclencher de tragiques sorts pour toute la vie.

Quelques réflexions concernant le processus thérapeutique

Ce qui a aidé Jenny est une réaction entre deux personnalités, un processus mental et émotionnel entre elle et moi. L’attitude du thérapeute est un facteur décisif. Dû à des sentiments d’insécurité, de découragement ou de vexation, une personne souffrant psychiquement a souvent développé une sensibilité profonde. Elle teste avec de très fines antennes, si son vis-à-vis la voit sur un pied d’égalité et s’il comprend son monde intérieur, hermétiquement fermé pour toute autre personne, sauf, éventuellement, pour celle qui se trouve actuellement devant elle. Naturellement, cela n’est pas toujours aussi facile que dans cet exemple. Créer une base de confiance entre le consultant et le thérapeute peut parfois être un travail de longue haleine.
Jenny a surmonté sa faiblesse et a mûri. Aucune «partie» d’elle n’a été «réparée», aucune «compétence» développée, aucun métabolisme influencé, aucun «organe psychique» opéré, aucune pilule prescrite.
Au début de ce développement de la personnalité de Jenny était une expérience émotionnelle corrective (Franz G. Alexander, 1951) que j’ai planifiée et provoquée. Je n’étais cependant que l’accoucheur de sa prise de conscience. Jenny a fait elle-même cette expérience émotionnelle corrective. Sa propre énergie psychique ainsi que ma conviction profonde que les difficultés de cette enfant si vive étaient dues uniquement à une erreur émotionnelle, ont bouleversé son sentiment d’être réellement stupide. Sans son activité à elle, la mienne aurait été inefficace.
Donc, soulignons une fois de plus que les psychologues, les pédagogues et les médecins ne sont pas là pour placer une «laisse chimique» autour du cou des enfants. Ce n’est pas le rôle de la société de remettre – suite à son incapacité de maîtriser les résultats de ses actuelles théories erronées de l’être humain et de l’éducation des enfants – la responsabilité pour ses enfants à l’industrie pharmaceutique.
Rappelons-nous les fondements de la psychologie et pédagogie personnalistes dans la famille et la formation: sous la conduite experte, l’enfant doit apprendre à agir de manière responsable et empathique. Cela implique un mûrissement psychique en surmontant ses troubles de comportement. C’est le noyau de l’être humain. C’est la tâche fondamentale des professions d’aide et de thérapie. Comme cela a déjà été mentionné, ce n’est pas toujours possible d’avancer aussi rapidement que dans le cas de Jenny. Dans cet exemple, le soutien de mes efforts par les parents fut une grande aide. Parfois, il faut un travail commun de longue haleine pour atteindre le cœur du problème. L’exemple de Jenny montre que c’est possible et que cela peut avoir une énorme importance pour la vie d’une jeune personne.    •