Le langage, c’est plus que de la communication

par Eliane Perret, éducatrice spécialisée et psychologue

Souvent, dans le débat sur l’apprentissage précoce d’une langue étrangère, on oublie une thématique importante: comment se développe la maîtrise de la langue maternelle [allemande dans ce cas précis, ndt.]? Nos adolescents, sont-ils préparés à la vie professionnelle et à leurs droits et devoirs de citoyens et citoyennes en Suisse, pays leur offrant de nombreuses occasions de participation grâce à la démocratie directe?

Manque de connaissances en lecture et en écriture

En 2003, la Suisse, sous l’égide de l’Office fédéral de la statistique (OFS) participa à une étude internationale de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).1 On rassembla des données sur les compétences de base dans les domaines de la lecture et du calcul.2 5200 personnes entre 16 et 65 ans ont participé à cette étude. Quand les résultats furent publiés en 2006, l’étonnement fut grand: on put estimer qu’en Suisse environ 800 000 adultes entre 16 et 65 ans avaient de sérieuses difficultés en lecture et en écriture. Ils ne comprenaient pas des textes simples et/ou ne savaient pas les écrire. Presque la moitié de ces personnes était née en Suisse et y avait parcouru sa scolarité obligatoire. 71% indiquaient qu’une des langues nationales était leur langue principale. En outre, dans cette étude, on trouva qu’environ 8% (donc environ 430 000 habitants suisses) avaient des problèmes à résoudre de simples exercices de calcul.3 En considérant l’importance qu’ont ces facultés pour la vie quotidienne de nous tous, on peut très bien imaginer ce que cela veut dire pour le destin de chacun des concernés.4 Puis, il faut également se demander ce que cela signifie pour notre économie nationale.5

La formation en alternance est minée

La problématique du manque de connaissances en langues se fait remarquer lors de l’apprentissage, au lycée ou gymnase, aux universités et aux Hautes Ecoles.6 Les maîtres d’apprentissage se plaignent rarement des lacunes en anglais de leurs apprentis mais souvent du manque d’une attitude positive face au travail et des lacunes dans les connaissances de bases en allemand et en mathématiques. Cela est d’autant plus important que dans 60% des métiers, ni une deuxième langue nationale ni l’anglais ne sont exigés.7 Cependant, la vie quotidienne professionnelle exige des connaissances en écriture et en lecture de l’allemand, ce qui est aussi la condition pour les diverses formations continues. Actuellement, dans les diverses branches, il y a jusqu’à 30% de contrats d’apprentissage interrompus avant l’heure.8 Au clair, cela signifie que notre système dual d’apprentissage est progressivement miné – sauf si l’on s’y oppose. Il y a urgence de vérifier dans quelle mesure les lacunes en grammaire et orthographe sont dues aux réformes permanentes de l’école des dernières décennies. Le Plan d’études 21 ne changera en rien ces problèmes – au contraire, on s’attend à ce qu’ils prennent encore de l’ampleur.9

D’abord remettre les pendules à l’heure

Depuis quelque temps, on assiste à un débat sur les langues étrangères avec un grand écho dans les médias. Il s’agit de décider à quel moment quelle langue étrangère doit être apprise. Le Conseil fédéral menace même d’imposer par une décision fédérale deux langues étrangères à l’école primaire, ce qui serait une sérieuse atteinte à la souveraineté cantonale en matière de formation. En premier, il faudrait remettre les pendules à l’heure et éclaircir pourquoi tant de jeunes quittent l’école obligatoire sans connaissances suffisantes de l’allemand, donc mal préparés pour l’apprentissage professionnel et pour l’apprentissage de langues étrangères. Les résultats de cette étude devraient au moins mener à éclaircir cela. En outre, il faudrait éclaircir les raisons du retard de plus en plus fréquent dans le développement du langage des petits enfants et leur fréquent besoin d’un traitement thérapeutique orthophonique. Ce serait primordial pour une réelle amélioration de ce manque d’enracinement linguistique. On trouvera les réponses dans les résultats des nombreuses recherches sur l’acquisition langagière et l’importance de la langue maternelle.

La langue maternelle – clé de la formation

Lors des dernières années, différentes études ont démontré qu’une base solide au niveau de la langue maternelle (= première langue ou L1)10 est fondamentale pour l’acquisition d’autres langues. Quiconque maîtrise sa langue maternelle et dispose d’un vocabulaire différencié réussit mieux, car à l’école la transmission du savoir se fait majoritairement de manière orale et les devoirs sont formulés en langue écrite. Afin de faire face aux exigences, il faut de l’assurance dans l’application de la langue.
La langue maternelle n’est de toute évidence pas innée. En très bas âge déjà, les parents peuvent contribuer de façon décisive à la future maîtrise linguistique de leur enfant. Des liens sécurisés envers ses proches assurent le développement linguistique.11 – Au cours des dernières années, diverses études ont analysé les raisons pour lesquelles certains jeunes enfants disposent d’un nombre de mots sensiblement plus élevé que d’autres. Une étude américaine de 1995, souvent citée, a trouvé que les enfants de trois ans issus de familles aisées et instruites ont entendus 30 millions de mots de plus que les enfants de leur âge issus de familles plus pauvres. Les enfants du premier groupe maîtrisaient déjà 1100 mots et les autres 525.12 Ce n’est pas la couche sociale qui joue le rôle décisif dans ce domaine et il ne s’agit pas non plus de recouvrir les enfants avec le plus grand nombre de mots possible ou même de les placer devant la télé. Le langage s’apprend en fonction de la qualité de la relation sociale et émotionnelle. Il est important que dans la famille, on se parle avec plaisir, suffisamment et de façon différenciée. C’est ainsi que les enfants n’apprennent pas seulement la grammaire mais aussi à penser.13

L’acquisition langagière – une performance étonnante

Pour illustrer l’impressionnante complexité de cet apprentissage, voici les étapes les plus importantes.14 Un petit enfant n’apprend pas simplement sa langue en imitant son entourage car l’acquisition langagière est un long processus complexe. Durant les premiers mois de sa vie, l’enfant obtient déjà des informations fondamentales sur le fonctionnement de sa langue maternelle en entendant parler sa mère et son père. Ainsi, dans un processus d’apprentissage inconscient sans instruction précise, il s’approprie les structures de la langue. Au cours de sa première année de vie, l’enfant acquiert de nombreuses conditions préalables pour l’acquisition d’un vocabulaire, par exemple, la faculté d’entendre des régularités dans des sons et de les enregistrer dans sa mémoire linguistique, d’utiliser ses outils phonatoires pour exprimer divers sons et pour établir des relations entre les mots et le monde des choses. C’est d’autant plus étonnant qu’à cet âge-là, il n’est pas encore capable de résoudre des tâches semblables dans d’autres domaines de la pensée.
Lorsque l’enfant, autour de son premier anniversaire, prononce ses premiers mots – «maman», «papa» ou «non» – son entourage s’en réjouit beaucoup. Il enrichit peu à peu son vocabulaire communicatif et compréhensif (=vocabulaire productif et réceptif). Au moment où il dispose d’environ 50 mots, débute un vrai sprint dans le développement du vocabulaire. Tous les jours, l’enfant apprend à prononcer plusieurs nouveaux mots et enrichit son vocabulaire de jusqu’à 10 mots par jour. A trois ans, il dispose d’un vocabulaire communicatif de 800 à 1000 mots. Dans sa quatrième année, le développement grammatical est au premier plan. A quatre ans environ, les enfants ont acquis la plupart des éléments linguistiques dont ils ont besoin. Mais le développement linguistique n’est pas encore terminé même s’ils savent parler sans interruption et dominent les structures principales de leur langue maternelle à l’âge de quatre ou cinq ans. Le processus de l’apprentissage se faisant de façon inconsciente jusque là, devient par la suite un processus de plus en plus conscient. La langue se différencie et s’enrichit. A 16 ans, un adolescent devrait disposer d’un vocabulaire de base d’environ 60 000 mots. C’est une performance impressionnante et signifie, par exemple, l’apprentissage d’environ neuf nouveaux mots par jour!

Le langage – base de la rencontre avec autrui

L’acquisition langagière n’est pas seulement une simple performance intellectuelle mais elle est étroitement liée aux liens avec les proches de son entourage. Notre langage nous relie avec nos semblables. Nous sommes capables d’exprimer oralement à autrui nos pensées, nos émotions et nos intentions. Il est important pour la qualité de vie et la vie émotionnelle de tout être humain de se sentir capable d’utiliser le langage comme il le désire. Le langage et la capacité langagière sont dès lors primordiales pour le développement global de la personnalité d’une personne et dépendent de nombreux aspects émotionnels.
La psychologie basée sur la conception personnaliste de l’être humain a commencé très tôt déjà à se préoccuper de ces questions. Dans la première moitié du siècle passé, le psychologue viennois Alfred Adler a par exemple décrit le rôle du langage pour le dialogue relationnel entre les personnes: «Le développement langagier de l’être humain […] présuppose ce contact entre deux personnes. Il est issu de ce lien étroit et plus encore il est un nouveau lien reliant l’individu à ses semblables.»15 Sans environnement linguistique, un enfant ne peut pas apprendre à parler (même s’il dispose de toutes les conditions biologiques nécessaires). Il lui faut le contact avec ses semblables. Dans la plupart des cas, la première «interlocutrice» de l’enfant est sa mère. Elle entame le dialogue avec l’enfant et au début, elle est seule à le maintenir. Elle construit un «pont» vers l’enfant et crée ainsi un premier monde d’expériences communes. Pour cela, elle doit disposer d’empathie et d’intuition pour savoir interpréter son comportement et réagir de façon adéquate. Le bébé apprend ainsi à développer lui-même des concepts et des règles en tant que bases pour son acquisition langagière. Pour la mère, il ne s’agit pas d’inculquer le langage à l’enfant. C’est plutôt le rapport émotionnel avec l’enfant qui permet la compréhension réciproque. L’enfant apprend a faire une première délimitation des rôles sociaux, par exemple que le père lui parle différemment que la mère. A travers la langue, l’enfant commence à s’enraciner dans la culture et de s’y identifier. Ce n’est qu’à l’âge de trois ou quatre ans que la maman prend le rôle de l’«enseignante langagière». Sans le corriger directement, elle répète les phrases de l’enfant correctement. Elle offre ainsi à son enfant l’occasion de corriger les structures de phrases qu’il possède déjà. C’est le rapport humain qui permet l’acquisition langagière – et jamais un média quel qu’il soit ne pourra le remplacer.

La langue maternelle – patrie émotionnelle

La langue maternelle est de grande importance pour l’acquisition langagière et le développement de la personnalité. Elle est plus qu’une langue quelconque, car elle fait partie de la relation avec une ou plusieurs personnes susceptibles d’offrir à l’enfant une patrie émotionnelle. Maîtriser sa langue maternelle dans toutes ses finesses signifie donc davantage que la simple fonction communicative. Elle fait part de l’histoire personnelle du locuteur. La langue maternelle nécessite des soins particuliers et toute personne devrait la maîtriser au mieux et de la manière la plus différenciée possible. Il faut lui réserver, dans le processus de la formation des enfants, une place éminente. Pour beaucoup d’enfants dans nos écoles, l’allemand n’est cependant pas leur langue maternelle. Nous avons aujourd’hui de nombreux enfants parlant une autre langue à la maison. Il ne faut pas oublier à quel point nos écoles suisses sont devenues polyglottes – un nombre constamment croissant de cultures et nations se rencontrent dans nos salles de classe. A l’école obligatoire (du pré-primaire au niveau secondaire I), la part des enfants étrangers était – selon l’Office fédéral de la statistique – de 24,4% pour l’année scolaire 2012/13. Le nombre d’élèves sans passeport suisse augmente constamment, dix ans en arrière, leur taux était de 21,7%.16 Ce n’est qu’une moyenne; dans de nombreux endroits, nous sommes confrontés à des classes composées d’au moins 50% ou même exclusivement d’enfants de langue maternelle étrangère. En outre, il faut penser aux enfants disposant entre-temps d’un passeport suisse sans que leur langue maternelle soit l’allemand.
En d’autres termes: à l’école obligatoire, il faut absolument réserver à l’allemand, autant oral qu’écrit, une place centrale, dotée d’un nombre de leçons correspondant à son importance.

S’enraciner dans sa culture et sa langue

Dans le cadre des débats sur l’enseignement précoce des langues étrangères, on est constamment renvoyé à l’argument que les enfants apprennent très facilement une nouvelle langue. Cependant, cela ne concerne que les petits enfants, vivant dans une famille où l’on parle deux langues différentes ou dans laquelle la langue parlée en famille est différente de l’allemand. Mais là aussi, il y a des règles précises. Il faut que la langue à apprendre soit liée à une personne définie, n’utilisant conséquemment que sa propre langue. Pour cela, il faut savoir être strict avec soi-même, c’est la seule possibilité pour un enfant d’apprendre deux langues sans constamment les mélanger et ne se sentir à l’aise dans aucune des deux.17
N’oublions pas qu’en Suisse alémanique, la première langue à apprendre d’une grande partie des enfants est l’idiome pratiqué en famille. Les dialectes constituent une caractéristique particulière prépondérante de la culture suisse et leurs variantes régionales sont impressionnantes. L’allemand standard ou le bon allemand se diffère du dialecte dans le vocabulaire, la syntaxe et la grammaire. A la différence des autres pays germanophones, le fait de parler le dialecte n’est en Suisse nullement le signe d’une éducation médiocre ou d’un mauvais statut socio-économique. Le dialecte rassemble les enfants suisses avec leurs nombreux camarades d’origine étrangère en leurs aidant à se sentir chez eux dans notre pays et dans notre culture, facilitant ainsi leur intégration. Lors de diverses votations, les citoyens suisses ont maintenu le dialecte comme principale langue d’enseignement au niveau pré-primaire, empêchant ainsi que le dialecte soit remplacé par l’allemand standard.

Langue maternelle: base pour l’acquisition de langues étrangères

De nombreuses études démontrent que les connaissances approfondies de la langue maternelle sont fort importantes pour l’apprentissage réussi des langues étrangères. Mario Andreotti, professeur de linguistique et écrivain, l’a récemment commenté de la manière suivante: «Quiconque est capable de raisonner dans sa langue maternelle, de comprendre un texte et de structurer une rédaction transfère ces avantages sur la langue étrangère.»18 Il se référa ainsi à la polémique contre une étude de la professeure Simone Pfenninger. Elle démontra que le slogan souvent répété «le plus tôt sera le mieux» n’est valable – dans le domaine de l’apprentissage des langues étrangères – que pour les cas d’enfants arrivant dans un nouveau pays ou d’enfants grandissant avec des parents parlant deux langues, car l’acquisition langagière dans un contexte naturel ne peut en aucun cas être comparé avec le contexte scolaire. Son étude, réalisée sans le soutien des maisons d’éditions de manuels scolaires,  relativise sérieusement le succès de l’apprentissage précoce des langues étrangères. Il est regrettable que les résultats de l’étude de Mme Pfenninger soient disparus dans les tiroirs des autorités scolaires compétentes.19 Malheureusement, ce n’est pas la première fois que dans le contexte du débat sur les langues, les voix mettant en garde ne sont pas prises au sérieux ou les résultats des recherches sont tout simplement ignorés. En 1997 déjà, Ernst Buschor, le chef du Département de l’instruction publique zurichoise d’alors, fixa avec toute son administration le début de l’enseignement de l’anglais à la deuxième année du primaire, au grand étonnement de tous. Cette décision fut prise suite à la participation de M. Buschor à un colloque aux Etats-Unis!20 Il bouleversa ainsi tous les préparatifs entrepris auparavant concernant l’apprentissage des langues étrangères et empêcha aussi un procédé commun des cantons. L’expérience scolaire qui s’en suivit avec l’anglais précoce déboucha sur des résultats modestes. De nombreuses enquêtes indépendantes insistèrent sur les fausses prémisses quant à l’apprentissage précoce dans le cadre scolaire.21 Cela n’empêcha pas que l’anglais et le français précoces furent introduits partout engendrant des coûts énormes. Ce procédé néglige l’importance de la langue maternelle comme base fondamentale de l’apprentissage d’une langue étrangère.

Conséquences politiques – démocratie directe et langue maternelle

Avec sa démocratie directe, la Suisse dispose d’un système politique qui trouve, également en dehors de notre pays, beaucoup d’admirateurs, précisément parce qu’il offre une large participation politique aux citoyennes et citoyens. Ce n’est pas sans exigences. Il s’agit de se familiariser, lors des votations, avec des matières parfois complexes et de pondérer les arguments pour et contre. Cela nécessite des connaissances linguistiques différenciées dépassant de loin les connaissances minimales telles qu’elles sont évaluées, par exemple, dans les tests PISA. Aujourd’hui, il s’agit malheureusement aussi de savoir analyser le contenu des coquilles vides utilisées par les lobbies très à la mode, et de reconnaître les tentatives de manipulation linguistiques et les techniques de propagande. L’enracinement dans sa propre langue – sa langue maternelle – est décisif dans ce processus pour se former indépendamment son avis à soi et de le manifester à l’aide de son bulletin de vote. Par exemple, lorsqu’il s’agit de savoir quel poids attribuer à la langue allemande dans nos écoles obligatoires.    •
(Traduction Horizons et débats)

1    International Adult Literacy and Lifeskills Survey (ALL)
2    Lecture de textes cohérents, lecture de représentations schématiques, compétences de calcul générales et compétence à résoudre des problèmes.
3    Dans le cadre de l’étude ALL (International Adult Literacy and Lifeskills Survey), deux enquêtes ont eu lieu en Suisse, en 2003 et en 2006. Les résultats suisses ont été publiés par l’Office fédéral de la statistique et sont disponibles sur le site www.lesen­lireleggere.ch/ofs_page.cfm; visité le 20/10/16
4    Cf. Fuhrer, Kilian. Der Falschschreiber. Mein Umgang mit dem Buchstabensalat. 2011. ISBN 978-3-033-02742-8
5    Cf. Büro für Arbeits- und sozialpolitische Studien BASS AG (Hrsg). Volkswirtschaftliche Kosten der Leseschwäche in der Schweiz. Eine Auswertung der Daten des AdultLiteracy and Life Skills Survey (ALL). Berne 2007. www.buerobass.ch/pdf/2007/leseschwaeche_zusammenfassung_d.pdf; visité le 20/10/16
6    Cf. ETH beklagt tiefes Schulniveau. In: 20 Minuten du 29/7/12. www.20min.ch/schweiz/news/story/22971787, visité le 23/10/16
7    Cf. Donzé, René. Das sind die schwierigsten Berufslehren der Schweiz. In: Neue Zürcher Zeitung am Sonntag du 5/4/15. www.schuleschweiz.blogspot.ch/2015/04/berufslehren-im-vergleich.html; visité le 23/10/16
8    idem.
9    Cf. «Keine taugliche Vorbereitung auf die Berufslehre mit dem Lehrplan 21». Dépliant de la Interessengemeinschaft «Eine Schule für unsere Kinder». www.eineschulefuerunserekinder.ch/data/documents/150707-Flyer2-mw-LP21-Berufsbildung_Flyer.pdf, visité le 20/10/16
10    Par la suite, nous utilisons le terme de «langue maternelle», car il implique l’aspect relationnel. Il va de soi que toute autre personne proche du tout jeune enfant est incluse.
11    Cf. Korntheuer, P.; Lissmann, I. & Lohaus, A. (2010). Bindungssicherheit und die Entwicklung von Sprache und Kognition. In: Psychologie in Erziehung und Unterricht, 57, 1, 1–20
12    Cf. Hart, B.; Risley, T.R. «The Early Catastrophe: The 30 Million Word Gap by Age 3.» Spring 2003. www.isites.harvard.edu/fs/docs/icb.topic1317532.files/09-10/Hart-Risley-2003.pdf, visité le 20/10/16
13    Cf. Streeck, Nina. Reden ist Gold. In: NZZ am Sonntag du 19/4/15
14    Les explications suivantes se basent avant tout sur: Geissmann, Hilda. Welche Bedeutung hat der frühe Wortschatz für den Spracherwerb? In: SAL-Bulletin. Nr. 140, Juni 2011, S. 19ff. Schneider, Wolfgang; Ulman, Lindenberger (Hrsg.) Entwicklungspsychologie. Weinheim-Basel 2012. ISBN 978-3-621-27768-6
15    Adler, Alfred. Wozu leben wir? (1931). Frankfurt am Main 1976, S. 42
16    Widmer Michèle. Wo es die meisten fremd­sprachigen Schüler gibt. In: «Tages-Anzeiger» du 
26/5/15. www.blog.tagesanzeiger.ch/datenblog/index.php/6789/wo-es-die-meisten-fremdsprachigen-schueler-gibt, visité le 30/10/16
17    Schweizerische Hochschule für Logopädie. Mein Kind lernt mehr als eine Sprache. Kindlicher Spracherwerb. (Dépliant) www.shlr.ch/media/downloads_sal/broschüre%20mehrsprachig%202012%20web.pdf, visité le 30/10/16
18    Andreotti, Mario. Frühenglisch ein schulischer Leerlauf. In: St. Galler Tagblatt du 21/9/16
19    Cf. Burri, Anja. Wenn Forschungsresultate den Politikern missfallen. In: NZZ am Sonntag du 18/9/16
20    Cf. Liebe, Gisela. Comment l’enseignement précoce de l’anglais est-il arrivé en Suisse? In: Horizons et débats no 18 du 22/8/16
21    La Direction de l’Instruction publique zurichoise a commandé, auprès d’Otto Stern, professeur à la Haute Ecole pédagogique de Zurich, une expertise pour tenter de riposter
avec des arguments bien fondés aux critiques exprimées contre l’introduction de l’anglais précoce. Cette expertise fut mise en doute par d’autres experts comme étant unilatérale et
«commandée par les pouvoirs publics pour les pouvoirs publics». Le professeur Rudolf Wachter, spécialiste en linguistique comparée à l’Université de Bâle, a rédigé une contre-
expertise réfutant les thèses d’Otto Stern.