C’est la population civile qui souffre

L’UE prolonge ses sanctions contre la Syrie

hd. «Les pays de l’UE ont prolongé leurs sanctions contre le gouvernement syrien de Bachar al-Assad d’une année supplémentaire jusqu’au 1er juin 2018.» C’est l’information rapportée par le magazine Deutsche Wirtschafts Nachrichten le 29 mai. La poursuite des mesures est justifiée par les actions du gouvernement contre la population civile – sans prendre en compte que les sanctions paralysent pratiquement toute l’économie de la Syrie et qu’elles ont donc «un effet dévastateur sur la population civile.»

Contre l’avis explicite des églises chrétiennes

Il y a un an, les représentants de la religion chrétienne s’étaient adressés de façon répétée à l’UE pour demander la levée des sanctions.
Il y a quelques mois, un rapport de l’ONU a démontré que les sanctions sont en réalité dirigées contre les populations civiles. Théoriquement, il est possible de fournir de l’aide humanitaire à la population civile, mais elle est massivement entravée par les règlementations des sanctions. Le rapport des Nations Unies précise: «Les organisations humanitaires rapportent que ces types d’interdictions, de licences et des dispositions applicables à l’exportation sont difficiles à comprendre, nécessitent souvent des conseils juridiques coûteux et agissent comme obstacles à une livraison rapide de l’aide humanitaire.» Les Deutsche Wirtschafts Nachrichten complètent: «Il en est de même pour la reconstruction: les entreprises de construction ne peuvent pas agir, les infrastructures ne peuvent être reconstruites. Le financement des projets de construction est pratiquement impossible. Ainsi, les régions, où il a été possible de mettre fin aux combats, sont également punies.»

ONU: les sanctions empêchent une aide efficace à la population civile

L’ONU conclut que le maintien des sanctions entrave à long terme une aide efficace à la population civile de la Syrie: «Les effets combinés des sanctions généralisées et unilatérales, des problèmes terroristes et de la situation sécuritaire tendue sont des obstacles presque insurmontables pour ceux qui veulent offrir de l’aide humanitaire. [...] Dans les cas, où l’aide est autorisée, les ONG signalent des retards importants dans le traitement des paiements ou la livraison des marchandises.»    •