Elections douteuses en République démocratique du Congo

Aucune raison d’applaudir

par Peter Küpfer

Après l’annonce de la victoire électorale à la nouvelle présidence de Félix Tshisekedi, les médias européens ont publié des photos de manifestants jubilants dans les rues des grandes villes congolaises. Cependant, dans ce pays en crise perpétuelle, rien ne correspond en réalité à ces éclats d’enthousiasme collectif. Un bref coup d’œil sur les élections précédentes illustre la situation. Le président démissionnaire Joseph Kabila (cf. encadré «Chronologie des faits»), a été nommé président par intérim en janvier 2001, quelques jours après que son père, Laurent Désiré Kabila ait été abattu par un de ses gardes du corps. Il avait pris le pouvoir par les armes pendant la guerre de 1996/97. Après deux élections de légitimation ultérieures, en 2006 et 2011 – élections décrites par les observateurs comme très fortement suspectes de falsification –, le chef d’Etat du géant africain, n’a pas quitté sa fonction en décembre 2016 pour continuer de gouverner en violation de la Constitution et sans base légale. Les récentes élections avaient été reportées à trois reprises, au cours des trois dernières années. Elles étaient prévues pour mars 2018, furent encore reportées trois fois à court terme et eurent finalement lieu le 30 décembre 2018.

pk. La carte ci-dessus montre les gisements de minéraux à l’est et au sud-est du pays ainsi que les principales régions, où les grandes sociétés minières internationales, telles que De Beers et d’autres, prospectent. Mais les deux invasions de 1996 et 1998 ont encore compliqué et dramatisé les choses. La ligne pointillée trace la ligne officielle du cessez-le-feu pendant la guerre de 1998. On peut voir à l’œil nu que les milices d’invasion rwando-ougandaises (RCD et MLC) visaient principalement les ressources minérales congolaises et ne prétendaient pas «sécuriser la frontière» avec le Rwanda. Pour sécuriser la frontière, cette armée n’aurait pas eu à parcourir plus de mille kilomètres à l’intérieur du pays. Aujourd’hui, après plus de 20 ans de terreur, les milices rwandaises et ougandaises, toujours actives au Nord-Kivu, pillent surtout les mines de coltan «sauvages», dont elles placent les produits sur le marché mondial sans être inquiétées par qui que ce soit. Ainsi, le Congo «finance» lui-même la guerre, ayant pour but son démantèlement ou du moins sa balkanisation, tandis que le Rwanda sous Kagamé se prévaut de la gloire d’un pays émergent dont l’infrastructure est sous contrôle.

Selon les chiffres officiels, 38,5 millions d’électeurs ont participé à ces élections présidentielles. Avec Félix Tshisekedi, déclaré vainqueur par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’ancien président Joseph Kabila a été remplacé par le fils d’un opposant de longue date, le fondateur du Parti socialiste congolais,1 Etienne Tshisekedi.
Selon les résultats officiels, Félix Tshisekedi, candidat des socialistes et de leur alliance électorale CASH, a remporté 38% des voix. Cependant, le candidat de l’opposition, supposé disposer davantage de chances à la victoire, était Martin Fayulu de l’alliance électorale LAMAKA. Selon la CENI, il a obtenu 34% des voix, alors que le candidat du parti gouvernemental FCC (Front commun pour le Congo) Emmanuel Shadari Ramazani n’a remporté que 23% des voix.
La victoire électorale attribuée à Félix Tshisekedi a surpris de nombreux observateurs indépendants. Dans le pays et à l’étranger, on s’attendait à ce que Martin Fayulu remporte les élections. En outre, Fayulu était considéré comme le candidat le plus résistant aux pièges de la corruption. Lors des nombreux meetings électoraux, il avait mobilisé le plus grand nombre de sympathisants de tous les candidats. Pour un très grand nombre d’électeurs, il était en effet un nouvel espoir, appelé souvent «soldat du peuple». Martin Fayulu est pourtant un homme solidement ancré dans l’économie. Economiste de formation universitaire, il a fait une brillante carrière, au sein de la compagnie pétrolière Exxon Mobile, jusqu’aux plus hauts niveaux administratifs. Dans sa campagne électorale, il a préconisé le «nouveau Congo» déclarant la guerre à la corruption et, contrairement à ses prédécesseurs, il ne voulait pas, une fois de plus, mettre les droits miniers à la disposition des sociétés minières internationales.
Parmi ses amis personnels figure, entre autres, le Dr. Denis Mukwege,2 ayant récemment été honoré par le prix Nobel de médecine pour son travail dévoué à l’hôpital Panzi de Bukavu, où il traite, depuis de longues années, des femmes systématiquement violées par des bandes armées dans l’Est du Congo. Cependant, dans son cercle d’amis proches se trouve également Jean-Pierre Bemba, l’ancien chef mercenaire du MLC (Mouvement de libération du Congo) qui a, pendant la guerre d’annexion de 1998, terrorisé avec ses milices de vastes zones du Nord-Kivu. Il a ensuite procédé de l’Afrique centrale, à des opérations accompagnées, selon de nombreux témoins, par des crimes de guerre atroces envers les populations civiles. Suite au traité de paix de Sun City de 2006, Bemba fut l’un des quatre vice-présidents dans le gouvernement provisoire de Joseph Kabila. Plus tard, il fut arrêté à Bruxelles et accusé pour crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale de La Haye. Après un long procès, Bemba fut condamné à 18 ans de prison. Récemment, ses avocats ont pourtant obtenu un nouveau procès, au cours duquel les juges ont, suite à des vices de procédure, acquitté ce seigneur de guerre congolais de longue date pour manque de preuves. Sa condamnation pour corruption de témoin fut cependant confirmée, ce qui l’empêcha, bien que libéré, de se présenter lui-même comme candidat aux récentes élections. Le fait qu’un homme politique au passé aussi trouble soit l’ami intime du «candidat de l’espoir» de la population congolaise est de mauvaise augure. La promesse de Fayulu de consacrer toutes ses énergies à un «nouveau Congo» et en particulier à la lutte contre la corruption est fortement remise en question. Immédiatement après l’annonce des résultats, Fayulu a déposé une plainte devant la Cour constitutionnelle pour manipulation électorale, recours qui a été entre-temps rejeté.

Doutes justifiés quant à la légitimité des élections

Néanmoins, de nombreux commentateurs des événements dans ce pays, en crise permanente depuis son indépendance en 1960, soupçonnent que le résultat actuel des élections ne correspond pas à la volonté de la majorité des électeurs, mais (comme les élections précédentes!) est plutôt basé sur un jeu de pouvoir, préalablement équilibré.
La prestigieuse Conférence épiscopale nationale catholique du Congo (CENCO) qui a fourni, avec l’Eglise protestante et une initiative citoyenne (Symocel), une armée de 40 000 observateurs électoraux indépendants, a prudemment et clairement pris position sur le fond, concernant les résultats officiels: le nombre des voix publié par la Commission électorale nationale (CENI) 10 jours après le scrutin ne correspond pas au nombre des votes effectivement exprimés dans les urnes. Et d’ajouter dans son communiqué: «La Conférence épiscopale connaît le nom du vrai gagnant des élections», mais sans le rendre public.
Les réserves des observateurs nationaux et internationaux concernant les récentes élections en République démocratique du Congo sont en substance identiques à celles exprimées lors des «élections» précédentes. Elles s’expliquent essentiellement par les structures et les conditions de vie de la population congolaise exténuée par la crise interminable. La vie des habitants est caractérisée, entre autres, par un revenu moyen ne dépassant guère un dollar par jour et par une espérance de vie inférieure à 40 ans. Dans un pays, où la majorité de la population vit loin en dessous du seuil de pauvreté, où les écoles sont inutilisées depuis des années, où les populations de l’Est du pays sont depuis 1996 constamment exposées à la guerre menées par des bandes de mercenaires semant la peur et la terreur, où les villages et les villes sont difficilement accessibles en raison du délabrement des routes, où les registres électoraux font défaut, où il est possible de se procurer de faux passeports et d’«acheter» (ou d’extorquer) des votes – comment peut-on, dans de telles conditions, s’imaginer que les élections soient libres, impartiales et démocratiques?
De telles questions, soulevées depuis des années par l’opposition congolaise, ont été à nouveau posées dans le contexte des dernières élections. Au cours de la période précédant les élections, on entendit de sérieux doutes quant à l’utilisation généralisée de machines de vote électroniques dans lesquelles il fallait taper uniquement le numéro du nom de l’un des trois candidats officiels. Le gouvernement a justifié leur emploi en disant qu’on pouvait ainsi économiser des tonnes de papier. Des observateurs ont fait valoir qu’avec un taux d’analphabétisme dépassant les 30% de la population, le secret de vote n’était pas respecté, car les illettrés devaient recourir aux services d’un agent électoral mis à disposition par le gouvernement pour l’utilisation de la machine. Un tel système est certainement facile à utiliser de manière frauduleuse. En raison d’une épidémie d’Ebola dans la région du Kasaï, des millions d’électeurs furent empêchés de se rendre aux bureaux de vote suite à une interdiction de sortie. Comme lors des élections précédentes, le pays n’avait pas de listes électorales authentifiées à disposition.

Assassinats politiques en série

Les gens au pouvoir dans le pays – soutenus par les puissances industrielles occidentales – n’ont jamais voulu créer de véritables conditions démocratiques. Le premier et seul Premier ministre élu démocratiquement fut Patrice Lumumba, porteur de grandes espérances. Entré en fonction le jour même de la célébration de l’indépendance du Congo (30 juin 1960), Lumumba se vit confronté, peu de semaines après, à une guerre de sécession lancée par les services secrets américains, avec leurs ramifications anglaises et belges, guerre qui dura trois ans, privant la jeune démocratie de ses forces essentielles. Cette guerre débuta dans la province du Katanga, très riche en ressources naturelles (cuivre, or, diamants, uranium et terres rares) à laquelle l’Occident voulait avoir un accès garanti et privilégié. Pour cela, il recourut à une guerre par procuration brutale à l’aide massive de forces mercenaires. Quelques mois après la sécession guerrière du Katanga, Lumumba fut brutalement assassiné (comme nous le savons aujourd’hui: avec l’approbation du président américain de l’époque, Dwight Eisenhower) par des militaires belges.3
A la même époque, Dag Hammarskjöld, le Secrétaire général de l’ONU de l’époque, tentait désespérément de trouver une issue diplomatique à ce que l’on appelait la «Crise du Congo». Dans ce contexte, il prit un avion pour se rendre à une destination tenue secrète (dans la Zambie actuelle, région frontalière du Katanga), portant sur lui un accord de cessez-le-feu arraché aux deux parties ennemies après de longues négociations et prêtes à la signature. Son avion fut cependant abattu par un avion militaire – selon des informations publiées récemment dans divers médias renommés4 – suite auquel le Secrétaire général et tous les membres de l’équipage trouvèrent la mort.
Cet assassinat politique fut déclaré être un «accident technique» et fut enregistré comme tel dans les annales historiques jusqu’à aujourd’hui (avec d’autres «accidents» semblables!). En guise de «solution» à la longue crise congolaise, les services secrets mentionnés installèrent le colonel de l’armée congolaise de l’époque: Sese Seko Mobutu. En réalité, son coup d’Etat militaire fut préparé par eux longtemps auparavant. Mobutu a apporté au peuple congolais, en ouverte trahison de ses espoirs, une dictature de fer, qui dura jusqu’en 1997, avec la bénédiction des puissances économiques occidentales et applaudie par les grandes entreprises minières profitant des droits miniers à leur profit. Suite à une soi-disante «rébellion», également fomentée par les forces de renseignement occidentales et équipée militairement et logistiquement par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, on mit fin au régime de Mobutu suite à une blitzkrieg.
Depuis lors, les deux Kabilas (Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila) régnèrent sur le pays pendant près de deux décennies. Ils avaient tous les deux participé à la guerre de 1996/97, contrôlée par le Rwanda (c’était en fait une intervention voulue et soutenue par l’Occident qui devait conduire à la chute du régime Mobutu ainsi qu’à la balkanisation du pays), et portent ainsi une lourde responsabilité pour les atrocités commises au Congo oriental au cours de cette guerre. Tous les deux n’étaient guère enracinés dans le pays. Ils étaient considérés par les experts et par la grande majorité des Congolais comme les marionnettes du président rwandais Paul Kagamé, le nouvel homme puissant en Afrique soumis à l’influence des Etats-Unis. Depuis de longues années, il est qualifié de criminel de guerre par de nombreux observateurs, sur la base de faits incriminants. Sous son commandement, des troupes ont attaqué en 1996 les immenses camps de réfugiés du Nord et du Sud-Kivu. Le résultat fut la mort de centaines de milliers de réfugiés sans défense, directement suite aux attaques ou indirectement lors de leur fuite – en violation flagrante du droit international de la guerre. Cela n’a pas empêché les Etats-Unis, l’UE et de nombreux gouvernements européens, dont l’Allemagne, de rendre hommage à Paul Kagamé en tant qu’homme d’Etat sage de l’Afrique de la «nouvelle génération».

Analyse d’un patriote aux mérites reconnus

Suite à l’annonce des résultats des récentes élections, Honoré Ngbanda, président du Mouvement patriotique congolais Apareco (Alliance des patriotes pour la refondation du Congo), a lancé un appel public au peuple congolais en l’exhortant de ne pas se laisser aveugler par le faux jeu de la nomenclature congolaise.5 Les nouveaux dirigeants du Congo post-Mobutu autour du père et du fils Kabila ont été imposés aux Congolais par l’alliance militaire formée de troupes rwandaises, ougandaises et burundaises. Dans le passé déjà, rappelle Ngbanda, l’opposition s’était laissée aveugler, avait capitulé face au nouveau régime et avait obtenu des concessions en contrepartie. Cela s’est répété avec Félix Tshisekedi, a-t-il précisé. Pour preuve, il mentionne une phrase reprise du discours de Tshisekedi, prononcé le jour de l’annonce de sa victoire électorale: «Nous ne devons plus considérer Joseph Kabila comme ennemi, mais comme partenaire».
Comme Bemba, Joseph Kabila fut lui aussi activement impliqué dans les actions de guerre ayant transformé l’Est du Congo en une zone d’insécurité et ayant conduit à sa balkanisation. En tant que présidents, son père puis lui-même ont entravé puis carrément empêché les enquêtes de l’ONU sur les atrocités commises envers la population civile par les soi-disantes «troupes rebelles», d’abord par l’ADLC sous Laurent Désiré Kabila, puis par le RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie) agissant sous divers seigneurs de guerre, principalement dirigés et équipés par le Rwanda. Si le président nouvellement élu désigne Joseph Kabila, le responsable militaire des deux effroyables guerres récentes du Congo, comme «partenaire», il y a en effet peu d’espoir de l’avènement d’un «nouveau Congo» suite à ces dernières élections.
Selon Ngbanda, l’épée de Damoclès de l’ancienne camarilla soumise depuis 1997 au nouvel homme fort de l’Afrique centrale Paul Kagamé reste également suspendue au-dessus du nouveau gouvernement. Et Ngbanda de préciser: les citoyens de la république martyrisée ne doivent pas se laisser duper par le spectacle électoral: dans un pays occupé, il ne peut y avoir d’élections libres. Les dernières élections congolaises ne sont pas l’expression d’un réel changement du pouvoir, mais plutôt d’une redistribution non déclarée des relations de forces dans le pays. Dans les termes de Ngbanda, il s’agit de l’«action d’imposteurs» définie par des tromperies et des escroqueries.    •

1    UDPS (Union des forces démocratiques pour le progrès social), fondée à l’époque de Mobutu
2    cf. Küpfer, Peter. Dégradation dangereuse dans le pays. Appel urgent adressé aux Congolais par Dr. Denis Mukwege, in: Horizons et débats no 20 du 21/8/17
3    De Witte, Ludo. Regierungsauftrag Mord. Der Mord an Lumumba und die Kongo-Krise, Leipzig 2002
4    Par exemple Die Zeit, Der Spiegel, etc.
5    «Honoré Ngbanda invite le peuple congolais à tirer les leçons des élections»; www.youtube.com/watch?v=NTjcSgv37JA. Honoré Ngbanda fut ministre chargé de divers dossiers pendant les dernières années de Mobutu. Dans son livre intitulé «Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux ruandais et occidentaux» (Paris 2004), il décrit en détail les événements dramatiques, brièvement résumés dans cet article, survenus lors des deux guerres d’annexion de 1996/97
et 1998/99 menées par plusieurs Etats alliés contre le Congo. Ces agressions aboutirent dans une occupation et exploitation impitoyable et illégale. Honoré Ngbanda est actuellement une personnalité critique reconnue pour ses analyses des «crises congolaises».

Chronologie des faits

30/6/1960: Indépendance de l’ancienne colonie belge. Quelques semaines plus tard: sécession de la province du cuivre du Katanga, «guerre civile» jusqu’en 1963, «crises congolaises» (jusqu’en 1965).
17/1/1961: Assassinat du Premier ministre élu Patrice Lumumba par les services secrets belges.
24/11/1965: Coup d’Etat militaire et prise du pouvoir par Joseph Désiré Mobutu/Mobutu Sese Seko.
18/10/1996: Création de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) sous Laurent-Désiré Kabila et son invasion de l’Est du Congo avec le soutien des troupes rwandaises, ougandaises et burundaises.
Mai 1997: Après une «Blitzkrieg» à travers le Congo, l’AFDL sous Laurent-Désiré Kabila prend le pouvoir.
Novembre 1998: Intervention militaire du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) contre le régime de Kabila (soutenu, équipé et dirigé par le Rwanda et l’Ouganda) avec une avancée rapide jusqu’au cœur du pays. Avec le soutien militaire de l’Angola, du Zimbabwe et de la Namibie, Kabila peut stopper l’avancée. La guerre dure officiellement jusqu’en 2003. Des forces militaires non identifiées, pour la plupart contrôlées par le Rwanda, harcèlent la population civile de l’est du Congo jusqu’à l’heure actuelle.
16/1/2001: Assassinat de Laurent-Désiré Kabila par un de ses gardes du corps. «Son fils», Joseph Kabila,1 jusqu’alors inconnu au Congo, est désigné comme son successeur.
2/4/2003: Accord de paix de Sun City (Afrique du Sud). Mise en place d’un gouvernement de transition sous Joseph Kabila avec des représentants des différentes ailes du RCD (seigneurs de guerre!) comme vice-présidents (p. ex. Jean-Pierre Bemba).
29/10/2006: Elections multipartites sous «supervision» internationale. Selon les chiffres officiels, Joseph Kabila est élu président avec 58% des voix. L’opposition (Etienne Tshisekedi) boycotte les élections et critique les irrégularités, voire des fraudes massives.
28/11/2011: Deuxième élection multipartite. Selon les chiffres officiels, le président au pouvoir Joseph Kabila a obtenu 48,95% des voix, Etienne Tshisekedi (père de Félix Tshisekedi) 32,33%. La crédibilité de ce résultat a été mise en doute par divers commentateurs.
30/12/2018: Elections actuelles (reportées plusieurs fois depuis novembre 2016). Selon les dires officiels, la majorité a élu comme président Félix Tshisekedi avec une nette avance, tandis que les résultats des élections législatives et sénatoriales auraient produit une majorité des deux tiers pour le gouvernement (FCC). Les résultats ont suscité l’étonnement dans le monde entier et parmi les opposants au régime de Kabila (soutenu par le Rwanda) l’indignation et des plaintes jusqu’à présent infructueuses.
1    La question de savoir s’il s’agit vraiment d’un fils de Kabila est controversée. Joseph Kabila était un confident de l’homme qui a dirigé la Blitzkrieg de 1996, le général rwandais de la guerre civile et plus tard (depuis 1998) commandant en chef de l’armée congolaise (!), James Kabarebe.