Courrier des lecteurs

Un référendum pour davantage de sécurité en des temps incertains

Dans tous les nouveaux projets de l’administration, on utilise la notion de «développement», pour ce qui doit être «aboli». De même pour le DEVA, qui devrait correctement s’appeler «Poursuite de l’abolition de l’armée». En 2003, le peuple a accepté lors de la votation sur l’Armée XXI des effectifs de 220'000 hommes et en 2013, il a clairement approuvé l’obligation de servir. Malgré cela, l’armée doit actuellement entreprendre d’énormes efforts pour pouvoir, si nécessaire, engager 2300 soldats pendant toute l’année. Avec de tels effectifs minimaux, l’armée devrait selon la Constitution fédérale non seulement défendre le pays mais aussi maîtriser les flux de migrants et de réfugiés et remplir des missions de protection, de contrôle et de ravitaillement suite à un danger de terrorisme accru.
En 2003, le Conseil fédéral et le Parlement ont supprimé les formations d’alarme pour les aéroports de Zurich, Berne et Genève avec 5000 membres des milices. Dans l’étude comparative de l’expert militaire américain Kevin D. Stinger, les planifications défensives du régiment de l’aéroport de Zurich étaient classées les meilleures au monde et les meilleur marché. L’aéroport international de Kloten avec ses grandes capacités de décollages et d’atterrissages dans le dos de la défense de l’OTAN était déjà dans les plans militaires des années 1980 un but préféré pour des opérations de grande envergure et d’attaque surprise de troupes aéroportées. L’OTAN signalisa jadis que si la défense suisse dans la région zurichoise était défaillante, celle-ci pourrait être soumise à de gros tirs, éventuellement nucléaires, de la part de l’OTAN. Pendant 365 jours par année, le régiment de l’aéroport 4 de Kloten était capable de mobiliser et d’engager 3400 hommes en 2 à 3 heures.
Avec le DEVA, les effectifs seraient réduits de plus de la moitié à 100'000 hommes, dont plus que 24'000 hommes appartiendraient encore à des troupes de combats. Répartis sur une année, on ne pourrait engager plus que 1200 hommes à la fois. Cela ne suffirait pas même pour l’aéroport de Kloten, des infrastructures importantes telles les centrales nucléaires, les barrages etc. resteraient également sans protection.
Jusqu’au 7 juillet, le peuple a l’occasion de récolter des signatures pour le référendum contre le DEVA pour montrer au Parlement, qu’il doit enfin remettre à sa place le Conseil fédéral et la GSsA afin qu’ils prennent au sérieux les barrières constitutionnelles. Les feuilles de signatures sont disponibles sur www.armee-reduite-de-moitie-non.ch.

Peter Aebersold, Zurich