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Van der Bellen veut faire de la soumission à l’UE un dogme et se placer au-dessus des décisions démocratiques

Autriche

Le comité hors-partis pour la sortie hors de l’UE exige la suppression du vote par correspondance!

Comme cela a déjà été évoqué dans le communiqué de presse de l’OTS du 30 mai,* les premières déclarations publiques du nouveau Président fédéral, élu avec une infime majorité de 0,23% (environ 15?000 voix), ont alerté bon nombre de citoyens. La déclaration de M. Van der Bellen, selon laquelle il n’accepterait pas de gouvernement «hostile à l’Europe», même si celui-ci est légitimé par une majorité démocratique d’électeurs, viole sciemment le principe suprême de la République d’Autriche, c’est-à-dire le premier article de notre Constitution fédérale: «L’Autriche est une république démocratique. Son droit émane du peuple» (et non du Président fédéral)!
«Au nom de 261?056 signataires officiellement attestés de l’initiative interpartis demandant la sortie hors de l’UE de juillet 2015, nous protestons fermement par la présente contre cette conception dictatoriale avec laquelle M. van der Bellen semble devoir remercier le front unique politico- médiatique, dont les donneurs d’ordres mentaux – USA/OTAN/UE – sont aussi clairement reconnaissables que lors de la très manipulée campagne d’adhésion à l’UE ayant précédé le référendum du 12 juin 1994», a déclaré Inge Rauscher, porte-parole du comité interpartis de l’initiative demandant la sortie hors de l’UE.

Oui à l’Europe – non à l’UE!

Le comité s’insurge contre les insinuations de qualifier les adversaires de l’UE d’«ennemis de l’Europe». C’est totalement absurde, et c’est un cas exemplaire de diffamation politique. Pas étonnant, qu’entre temps de nombreux citoyens ne parlent plus que de «van der Bruxelles», en se référant au nouveau Président fédéral. Un grand nombre d’Autrichiens veulent une Europe avec des Etats indépendants et libres dans lesquels les citoyens ont le droit de s’exprimer librement et qui ne soit pas une colonie de «Bruxelles», de «Washington» ou de quelconque autre centrale de tutelle dans le monde.

La limitation des droits constitutionnels du Président fédéral n’est pas une solution!

«A peine intronisé, van der Bellen veut abolir le droit constitutionnel du Président fédéral de dissoudre le gouvernement lors d’infractions graves, existant depuis 1929», dixit Inge Rauscher. «Ainsi il légitime indirectement a posteriori les graves et persistantes infractions, ayant de massives retombées sociales et économiques, du gouvernement rose-noir en rapport avec l’immigration et la traversée du pays par des migrants non enregistrés au cours de l’année écoulée. Ce n’est que plusieurs mois après l’apparition des dommages pour notre pays que le gouvernement a désigné ce procédé d’illégal. Un Président fédéral, qui ne tolèrerait pas lâchement de telles et d’autres infractions persistantes et graves, serait à l’avenir empêché d’agir par un front unique politico-médiatique selon le modèle soviétique suite à l’intervention de M. van der Bellen.»
Il est évident, que la «convention constitutionnelle» qu’il envisage est conçue pour le cas d’une éventuelle victoire de Norbert Hofer lors de la prochaine élection du Président fédéral. Les droits constitutionnels ne sont acceptables pour le Président fédéral élu que s’ils sont dans de «bonnes» mains. Pensons à George Orwell: «Tous sont égaux – mais certains le sont davantage!» Voilà une définition inégalée pour décrire la dictature!

Abolir le vote douteux par correspondance!

La victoire avec une majorité infime de van der Bellen n’est pas un résultat atteint dans les urnes, mais exclusivement par des voix douteuses de votes par correspondances, avec lesquelles le résultat du scrutin a été retourné. Ce système a donc été démasqué. Les possibilités d’abus avec le vote par correspondance vont de l’influence directe lors du remplissage en famille, dans les entreprises, les foyers pour personnes âgées, les mosquées et ainsi de suite (de facto une atteinte au secret de vote) jusqu’aux votes doubles, l’augmentation de voix nulles lors d’erreurs (non intentionnelles) lors du renvoi des enveloppes et d’activités «truquées» lors du dépouillement des voix.
Et Inge Rauscher de terminer: «Et, néanmoins, on prévoit d’étendre le vote par correspondance, selon le chef du département pour les élections et les initiatives populaires du ministère de l’Intérieur, Robert Stein, a évoqué dans une interview accordée à Zeit-im-Bild après les élections: comme dans d’autres Etats de l’UE, le nombre de locaux de vote en Autriche sera réduit, ce qui augmenterait automatiquement les votes par correspondance, et cela est voulu! Tout les ‹Autrichiens qualifiés› ne peuvent que tirer la conclusion suivante: nous exigeons la suppression du vote par correspondance, avant que cela soit trop tard pour préserver une Autriche démocratique!»
Pour de plus amples informations: Überparteiliches EU-Austritts-Personenkomitee, Inge Rauscher, ihu(at)a1.net, www.eu-austritts-volksbegehren.at.    •
(Traduction Horizons et débats)

*    www.ots.at/presseaussendung/OTS_20160530_OTS0018